Zimbabwe : les décès dus au choléra augmentent, échappant à tout contrôle
10-02-2009 Collection de photos
Une épidémie de choléra a frappé le Zimbabwe vers août 2008. En décembre, plus de 1 000 personnes y avaient succombé. Aujourd’hui, le nombre de victimes a triplé.
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Le nombre de victimes du choléra a crû régulièrement depuis que l’épidémie a éclaté en fin d’année passée, et dépasse dorénavant les 3 000 personnes. De plus, près de 60 000 cas ont été déclarés. Il s’agit de la pire épidémie du pays en 14 ans et elle n’aurait pas pu arriver à un plus mauvais moment, au vu des difficultés et des défis auxquels est déjà confronté le Zimbabwe.
Cette unité rudimentaire de traitement du choléra se trouve à Nyamupamira, un village du district de Makonde dans la province du Mashonaland occidental, à 180 km de Harare. C’est l’une des neuf unités établies par les autorités sanitaires gouvernementales et soutenues par le CICR. Ces unités ont été établies pour offrir une assistance médicale à proximité des communautés rurales, car elles ne peuvent pas se rendre dans les centres de santé. Le dispensaire le plus proche de Nyamupamira se trouve à 30 km.
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Le manque de moyens de transport est une contrainte majeure dans la région. La plupart des patients arrivent des villages environnants dans des brouettes.
Il est estimé que 80% des décès dus au choléra surviennent à la maison, car les personnes atteintes n’ont pas les moyens de se rendre dans les unités médicales, qui sont trop éloignées.
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Des travailleurs sanitaires de l’unité de traitement du choléra examinent le patient avant son admission. La tente en arrière-fond sert de salle de consultation. Le CICR a fait don de huit des onze tentes de cette unité.
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La déshydratation aiguë due aux vomissements et à la diarrhée est la principale cause de décès des victimes du choléra. La réhydratation directe par intraveineuse et l’ingestion de solutions salines de réhydratation sont cruciales pour lutter contre la déshydratation.
Le CICR a fourni quelque 3 250 litres de liquide pour intraveineuses, 1 500 poches de sels contre la déshydratation, 10 000 tablettes d’antibiotiques, d’autres fournitures médicales et des vêtements de protection aux autorités sanitaires du district de Makonde pour les aider à soigner les victimes du choléra et lutter contre la propagation de la maladie.
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Le spray à base de chlore est utilisé comme désinfectant afin de lutter contre la propagation de la maladie.
La bactérie qui provoque la maladie se transmet souvent par contact avec les personnes atteintes, notamment par les poignées de mains.
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Des équipes du CICR assurent la prévention dans le district de Makonde en vaporisant les foyers des patients et en sensibilisant les communautés aux règles d’hygiènes fondamentales.L’institution travaille également dans les villes de Kadoma et de Chegutu dans le district de Makonde, afin d’améliorer l’approvisionnement en eau et l’assainissement et ainsi assurer la prévention des maladies transmises par l’eau.
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Le CICR fournit de la nourriture pour les patients et le personnel des unités de traitement du district de Makonde.

