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Bulletin quotidien no 1

29-11-2011

XXXIe Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Genève, 28 novembre au 1er décembre 2011

Bienvenue aux délégués du monde entier !

Les présidents du CICR et de la FICR, Jakob Kellenberger et Tadateru Konoé, ont chaleureusement accueilli lundi les 1714 délégués venus du monde entier pour participer à la 31e Conférence internationale. Les deux dirigeants ont évoqué les récentes évolutions du contexte humanitaire, réaffirmé la valeur des Principes fondamentaux et insisté sur l’importance des principaux thèmes de la session, notamment le renforcement du DIH et du droit relatif aux situations de catastrophes. «Les déclarations d’intention ne suffiront jamais pour sauver des vies et protéger la dignité humaine», a rappelé Jakob Kellenberger dans son discours. Quant à son collègue de la FICR, il a déclaré: «Aucun Etat, aussi puissant soit-il, ne peut espérer résoudre tous les problèmes. En renforçant leurs Sociétés nationales, les gouvernements se donnent les moyens de faire davantage, en particulier au bénéfice de groupes marginalisés qui restent à l’écart des services officiels».

Des allocutions de volontaires témoignent du pouvoir de transformation de l’action humanitaire

«Mon nom est Najmuddin Helal. Comme des milliers d’autres Afghans, j’ai perdu une jambe dans l’explosion d’une mine.» Ainsi a débuté l’intervention du premier orateur invité à s’exprimer devant la 31e Conférence internationale. Alors que tout espoir d’une vie normale semblait perdu pour ce jeune homme âgé de 18 ans à l’époque de l’accident, il est aujourd’hui directeur du centre orthopédique du CICR à Kaboul. Olivier Haringanji, coordinateur des programmes de jeunesse de la Croix-Rouge du Burundi, lui a succédé à la tribune pour parler, lui aussi, du pouvoir de transformation de l’action humanitaire. «Je me suis enrôlé comme volontaire quand mon pays était plongé dans sa plus profonde crise sociale et politique», a-t-il raconté, faisant valoir que l’engagement bénévole avait permis de reconstruire sa Société nationale et la solidarité nationale minée par des années de guerre civile.

Une cérémonie d’ouverture sous le signe de l’art

Un groupe de 25 membres de l’Académie suisse de cor des Alpes a donné le coup d’envoi de la cérémonie d’ouverture de la 31e Conférence internationale. Il a été suivi par un spectacle de la Rudra Béjart School dans le cadre duquel les sept Principes fondamentaux ont été à la fois illustrés par la chorégraphie et déclamés dans 14 langues par les membres de la troupe. Pour la première fois, la cérémonie a été diffusée en streaming, ce qui a permis aux membres du Mouvement de la suivre en direct à travers le monde entier.

Les jeunes, promoteurs de la non-violence et de la paix

Hier, dans le cadre d’une manifestation parallèle, les participants ont été invités à signer un engagement à promouvoir une culture de non-violence et de paix à travers la diffusion de valeurs et de connaissances. René Fasel, du Comité international olympique, était présent à cet atelier. «Le sport est un excellent moyen de propager des valeurs parmi les jeunes», a-t-il affirmé. La musique et l’art ont également été cités comme de puissants outils de sensibilisation. Charlotte Tocchio, formatrice de jeunes, a souligné que le processus de création et d’échange d’idées est aussi important que le produit final. Jaslin Salmon, vice-président de la FICR, a appelé à tirer parti de l’énergie des jeunes pour promouvoir une culture de non-violence et de paix.

Renforcement du DIH

Philip Spoerri, directeur du département juridique du CICR, a donné le coup d’envoi à la séance plénière consacrée au renforcement du DIH en présentant le rapport consacré à ce thème par son organisation. «Le DIH permet de répondre aux problèmes posés par les conflits armés en proposant des approches juridiques qui peuvent changer radicalement le sort des victimes», a-t-il noté. Près de 40 délégués de Sociétés nationales ont contribué au débat, la plupart exprimant leur soutien à l’étude du CICR. Quelques intervenants ont souligné que le DIH ne manque pas de règles, mais plutôt de mécanismes d’application. D’autres ont toutefois signalé des lacunes dans les textes existants.

Les volontaires en action

Marie Yolande Bidi et Nobuko Nitta figurent parmi les 265 volontaires qui auront travaillé plus de 8500 heures pour assurer des services essentiels aux délégués participant aux réunions statutaires de 2011. Marie, qui a travaillé à la Croix-Rouge ivoirienne, connaît bien le Mouvement. Son collègue Nobuko est un nouveau venu, mais il tire le meilleur parti de sa maîtrise de l’anglais et du japonais pour assister les délégués. Quant à Maryam Meer, du Croissant-Rouge de Bahrein, elle s’emploie à promouvoir le travail de sa Société nationale au Village humanitaire. «Nous sommes un petit pays relativement épargné par la misère, mais elle n’est pas complètement absente», déclare-t-elle.

 

Communautés

Tout au long des réunions statutaires, notre équipe de communication continue de consulter nos communautés via les réseaux sociaux. Nous avons demandé aux jeunes quel était à leur avis le principal facteur contribuant à la violence parmi leur génération. Une majorité (40%) a mentionné le chômage, le manque d’estime de soi et l’absence de but dans la vie. Suivent la toxicomanie et l’alcoolisme, une éducation exempte de valeurs, le racisme et la discrimination.