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Golan occupé : nourrir des liens avec le reste de la Syrie

17-02-2011 Point sur les activités

Il est extrêmement difficile, voire impossible pour la grande majorité des Syriens du Golan occupé d'avoir des échanges avec le reste de leur pays. Le point sur les nombreuses activités mises en œuvre par le CICR pour les aider à maintenir des liens.

     
    ©ICRC      
   
    Stockage des pommes en provenance du Golan occupé avant le transport vers la Syrie proprement dite.      
       

   
    ©ICRC      
   
    Passage de Kuneitra. Durant plusieurs semaines, les camions du CICR transportant des pommes traversent quotidiennement le passage sous l'œil vigilant des soldats de l'ONU, de la Syrie et d'Israël.      
           

   
    ©ICRC / A. Romenzi / il-e-02287      
   
    Passage de Kuneitra. Les employés du CICR enregistrent les pèlerins druzes qui se rendent du Golan occupé en Syrie proprement dite.      
           
 
Transport de pommes sur les marchés syriens  

 

Dès mi-février, le CICR aidera à acheminer vers la Syrie proprement dite une quantité record de 12 000 tonnes de pommes produites par des agriculteurs syriens vivant dans le Golan occupé. « C’est trois fois plus qu’en 2005, lors de la première opération du genre organisée par le CICR », déclare Marianne Gasser, chef de la délégation du CICR à Damas. L’institution a transporté 4 000 tonnes de pommes en 2005, 5 000 en 2006 et 8 000 en 2007 et en 2009. En raison des mauvaises récoltes, aucun transport de ce type n’a par contre été effectué en 2008. En 2010, le CICR a convoyé plus de 8 000 tonnes de ces fruits à travers la ligne de démarcation qui sépare le Golan occupé par Israël du reste de la Syrie.

Le CICR conduit cette opération en sa qualité d’intermédiaire neutre, à la demande des agriculteurs syriens vivant dans le Golan occupé, et avec l’accord des autorités israéliennes et syriennes. Pendant une dizaine de semaines, trois camions du CICR chargés de pommes feront la navette de part et d’autre de la ligne de démarcation, par le point de passage de Kuneitra.

« Les pommes sont la principale source de revenus des familles d’agriculteurs syriens installées dans le Golan occupé, explique Marianne Gasser. L’acheminement des fruits par le CICR leur permet de vendre leur récolte sur le marché syrien, ce qui leur serait autrement impossible. »

 

Étudiants et pèlerins 

 

Parmi les habi tants syriens du Golan, seuls les étudiants de l’Université de Damas et les pèlerins druzes peuvent généralement se rendre en Syrie proprement dite. Le CICR coopère avec les autorités syriennes et israéliennes des deux côtés de la zone démilitarisée contrôlée par l’ONU pour permettre aux résidents de franchir la ligne de démarcation dans les deux sens, à des fins éducatives et religieuses. « Quand Israël a occupé le Golan en 1967, des milliers de Syriens qui vivaient dans cette région se sont retrouvés coupés de leur pays, de leurs amis et de leur famille », rappelle Raoul Bittel, chef adjoint de la délégation du CICR pour Israël et les territoires occupés.

Depuis 17 ans, le CICR aide les étudiants et les pèlerins à se rendre en Syrie proprement dite. En 2010, il a organisé le passage de 262 étudiants et de 666 pèlerins.

 

Visites familiales 

 

Pour la grande majorité des Syriens vivant dans le Golan occupé, il est extrêmement difficile, voire impossible, de se rendre en Syrie proprement dite à cause du bouclage de la zone de séparation. Par le passé, un programme de visites familiales administré par le CICR permettait aux membres des familles séparées de se retrouver en Syrie une fois par an, pendant deux semaines. Ce programme a été brusquement interrompu en 1992. Le CICR a lancé à maintes reprises des appels à la reprise des visites, mais jusqu’ici sans résultat. La rupture des liens sociaux, culturels et familiaux a des répercussions profondes pour les Syriens du Golan, pour qui l’interruption des visites familiales est la conséquence la plus lourde de l’occupation. La reprise de ce programme reste donc une priorité pour le CICR.

 

Mariages 

 

Depuis plus de 20 ans, le CICR effectue une partie des démarches et des formal ités administratives pour permettre à des membres de la communauté syrienne du Golan et des personnes vivant ailleurs en Syrie de se marier.

Ces mariages sont non seulement un grand événement pour les futurs époux, mais ils offrent aussi aux membres de leurs familles une occasion rare d'échanger des nouvelles et de retrouver des proches qu’ils n’avaient plus vus depuis de nombreuses années. Les familles venues de part et d’autre de la ligne de démarcation se rejoignent au bureau du CICR, à l’intérieur de la zone démilitarisée. Les jeunes mariés traversent ensuite la ligne pour se rendre soit au Golan, soit en Syrie proprement dite.

Le mois dernier, alors que cela ne s’était plus produit depuis trois ans, une fiancée syrienne s’est rendue sur le plateau du Golan par le point de passage de Kuneitra pour y rejoindre son futur mari, un agriculteur syrien vivant dans le Golan.

 

Visites aux détenus 

 

Le CICR visite régulièrement des Syriens du Golan incarcérés dans différents lieux de détention en Israël. En 2010, ses délégués ont visité 13 détenus du Golan occupé et quatre autres ressortissants syriens. Conformément à ses procédures de travail habituelles, le CICR évalue les conditions de détention et le traitement réservé aux détenus, fait part de ses observations aux autorités de manière confidentielle, et s’assure que ses recommandations sont mises en œuvre.

Tous les détenus syriens originaires du Golan qui sont enregistrés par le CICR peuvent recevoir des visites de leurs proches dans le cadre du programme de visites familiales conduit par l’institution.

 

Échange de documents officiels et de messages Croix-Rouge 

 

Le CICR assure la transmission de documents o fficiels tels que procurations, titres de propriété et certificats de naissance, de mariage ou de décès entre le Golan occupé et la Syrie. C’est là un service vital qui permet de préserver l’unité familiale par-delà la ligne de démarcation, et qui aide les familles syriennes installées dans le Golan occupé à faire face à une situation juridique complexe. En outre, le CICR recueille et distribue des messages Croix-Rouge grâce auxquels les Syriens vivant dans le Golan peuvent échanger des nouvelles avec leur famille.

 

Autres activités humanitaires 

 

En 2010, le CICR a organisé le passage pour des raisons humanitaires de 19 personnes du Golan occupé vers la Syrie proprement dite. Bon nombre d’entre elles ont reçu des laissez-passer humanitaires exceptionnels à la suite du décès d’un parent, ou pour se rendre au chevet d’un membre de leur famille. D’autres ont franchi la ligne de démarcation pour suivre un traitement médical.

Israël a pris le contrôle du Golan en juin 1967 et occupe ce territoire depuis lors. En décembre 1981, Israël a annexé unilatéralement le Golan, soumettant ainsi aux lois, à la juridiction et à l’administration israéliennes toute personne vivant dans cette région.

Le CICR, qui fonde sa position sur le droit international humanitaire, considère que le Golan est un territoire occupé et que, en tant que tel, il est régi par la IVe Convention de Genève de 1949 et par les règles du droit coutumier reflétées dans le Règlement de La Haye de 1907. Aucun gouvernement n’a reconnu l’annexion du Golan par Israël.

La zone occupée du Golan s’étend sur environ 1 200 km2, et l’on estime que 22 000 Syriens y vivent encore. Le Golan compte également quelque 19 000 habitants israéliens installés dans une trentaine de colonies de peuplement.

Le CICR travaille dans l e Golan occupé depuis 1967 ; il y maintient une présence permanente depuis 1988, année où il a ouvert son bureau à Majd el Shams.

 

Israël a pris le contrôle du Golan en juin 1967 et occupe ce territoire depuis lors. En décembre 1981, Israël a annexé unilatéralement le Golan, soumettant ainsi aux lois, à la juridiction et à l’administration israéliennes toute personne vivant dans cette région.      

Le CICR, qui fonde sa position sur le droit international humanitaire, considère que le Golan est un territoire occupé et que, en tant que tel, il est régi par la IVe Convention de Genève de 1949 et par les règles du droit coutumier reflétées dans le Règlement de La Haye de 1907. Aucun gouvernement n’a reconnu l’annexion du Golan par Israël.      

La zone occupée du Golan s’étend sur environ 1 200 km2, et l’on estime que 22 000 Syriens y vivent encore. Le Golan compte également quelque 19 000 habitants israéliens installés dans une trentaine de colonies de peuplement. 

Le CICR travaille dans le Golan occupé depuis 1967 ; il y maintient une présence permanente depuis 1988, année où il a ouvert son bureau à Majd el Shams 

Pour de plus amples informations sur les activités du CICR dans le Golan occupé, veuillez prendre contact avec :

CICR Damas

Abou Roummaneh – Rawda square

Masr street – C.P. 3579

Damas – Syrie

Tél. : (+ 963) 11 333 9034, 331 0476

Fax : (+ 963) 11 331 0441

       

CICR Tel Aviv

185, Hayarkon Street

Tel Aviv 63453

Tél. : (++972) 35 24 52 86

Fax : (++972) 35 27 03 70