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Afghanistan : les besoins perdurent dans une situation qui reste désastreuse

24-10-2013 Point sur les activités

Le conflit armé en Afghanistan ne donne aucun signe d’apaisement et le besoin en assistance humanitaire demeure toujours aussi important. Point sur les activités menées par le CICR dans le pays de janvier à septembre.

 « Les combats dans les zones densément peuplées continuent de faire des victimes parmi les civils - des personnes sont tuées ou blessées, prises dans des feux croisés », déclare Gherardo Pontrandolfi, chef de la délégation du CICR en Afghanistan. « Contrainte de fuir, la population afghane cherche refuge ailleurs. Dans le même temps, les organisations humanitaires ont de plus en plus de mal à atteindre les personnes qui ont besoin de toute urgence de leur aide. Cette situation est intenable. »

Le CICR demeure résolu à aider la population afghane. En collaboration avec le Croissant-Rouge afghan, il distribue aux victimes du conflit des secours qui font cruellement défaut. La communauté internationale ne doit pas permettre que la souffrance du peuple afghan soit reléguée au second plan par d'autres conflits. Il est impératif que l'aide internationale à l'Afghanistan soit maintenue même si d’autres questions politiques et de sécurité gagnent en importance.

« Mon fils a été blessé lors de l’explosion d'un engin explosif artisanal, je l'ai emmené à l'hôpital Mirwais à Kandahar pour qu’il y soit traité. Sur la route, différents groupes armés et groupes de sécurité ont arrêté notre taxi à plusieurs endroits. Lorsque nous sommes arrivés à l'hôpital, l’état de santé de mon fils était très critique et les médecins m'ont dit qu'ils feraient de leur mieux pour le sauver. J'étais désespérée, mais alhamdullah (grâce à Dieu) l'intervention chirurgicale a réussi et il est en vie », di Juma Khan, du district Gezab de la province d'Uruzgan.

« En vertu du droit international humanitaire, les blessés et les malades doivent pouvoir accéder aux services médicaux. Les professionnels de la santé et les installations sanitaires sont protégés et doivent être épargnés pour que ceux qui en ont besoin puissent bénéficier des soins médicaux », explique M. Pontrantolfi.

Le CICR approvisionne en secours médicaux les deux principaux hôpitaux du nord et du sud du pays et met à leur disposition une expertise professionnelle. Il soutient aussi 44 dispensaires du Croissant-Rouge afghan en prodiguant des soins et un traitement aux patients blessés et malades de toutes les régions du pays.

Des milliers de victimes amputées à la suite du conflit et des victimes handicapées lors d’accidents bénéficient des services de réadaptation physique des sept centres d'appareillage orthopédique gérés par le CICR dans le pays. Avec le soutien du CICR, de nombreux patients suivent une formation professionnelle et reçoivent des prêts modestes qui leur permettent de rejoindre leurs communautés et de gagner leur vie.

Le CICR entretient un dialogue avec les parties au conflit. Il fait connaître le droit de la guerre et en promeut le respect. Il coopère également avec les parties afin de protéger les civils. En outre, le CICR visite des personnes détenues en relation avec le conflit et s'efforce de garder le contact avec leurs familles.

En bref, de janvier à septembre 2013, le CICR a :

●   visité 2 752 détenus, dont 1 164 d'entre eux pour la première fois, et a contribué au retour chez eux de 22 anciens détenus ;

●   enregistré quelque 6 750 nouveaux patients, dont 910 amputés, dans les sept centres de réadaptation physique du CICR ;

●   créé des possibilités d'emploi pour plus de 5 000 personnes participant à des projets « argent contre travail » ;

●   distribué des rations alimentaires pour un mois et des articles ménagers à plus de 7 500 familles déplacées par le conflit ou une catastrophe naturelle ;

●   fourni des informations à plus de 10 000 porteurs d'armes, membres de la société civile et personnes bénéficiant d’une aide, sur son mandat et ses activités ;

●   maintenu son soutien aux hôpitaux de Mirwais et Sheberghan, qui ont admis 36 550 patients et donné plus de 173 000 consultations ambulatoires. Plus de 10 850  interventions chirurgicales ont été effectuées dans les deux hôpitaux.

 

Informations complémentaires :

Robin Waudo, CICR Kaboul, tél. : +93 707 740 526

Rafiullah Stanikzai, CICR Kaboul, tél. : +93 700 603 325 ou +93 788 308 908

Anastasia Isyuk, CICR Genève, tél. : +41 22 730 30 23 ou +41 79 251 93 02


Photos

Hôpital de Mirwais, Kandahar, Afghanistan. Un bébé prématuré sous surveillance médicale dans le service de pédiatrie. 

Hôpital de Mirwais, Kandahar, Afghanistan. Un bébé prématuré sous surveillance médicale dans le service de pédiatrie.
© CICR / Jacob Simkin

Hôpital de Mirwais, Kandahar, Afghanistan. Un garçon se remet de ses blessures. Un obus de mortier l'a touché lors de récents affrontements entre les forces armées. 

Hôpital de Mirwais, Kandahar, Afghanistan. Un garçon se remet de ses blessures. Un obus de mortier l'a touché lors de récents affrontements entre les forces armées.
© CICR / Jacob Simkin

Hôpital de Mirwais, Kandahar, Afghanistan. Un enfant blessé par un obus de mortier sort de l'unité de soins intensifs. 

Hôpital de Mirwais, Kandahar, Afghanistan. Un enfant blessé par un obus de mortier sort de l'unité de soins intensifs.
© CICR / Jacob Simkin

Hôpital de Mirwais, Kandahar, Afghanistan. Une mère et sa fille en bas âge souffrent de malnutrition. Les enfants, surtout les nouveau-nés accueillis dans le service de pédiatrie, en souffrent. 

Hôpital de Mirwais, Kandahar, Afghanistan. Une mère et sa fille en bas âge souffrent de malnutrition. Les enfants, surtout les nouveau-nés accueillis dans le service de pédiatrie, en souffrent.
© CICR / Jacob Simkin

Hôpital de Mirwais, Kandahar, Afghanistan. Des techniciens participent à une séance de formation en génie biomédical dispensée par un formateur du CICR. 

Hôpital de Mirwais, Kandahar, Afghanistan. Des techniciens participent à une séance de formation en génie biomédical dispensée par un formateur du CICR.
© CICR / Jacob Simkin