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Afghanistan : en période électorale, la protection des civils reste essentielle

25-04-2014 Point sur les activités N° 02/14

Pendant les premiers mois de l'année 2014, la sécurité est restée précaire dans de nombreuses régions du pays, avec la poursuite du conflit, des arrestations, des meurtres et des attaques. À l'approche des élections présidentielles et provinciales du 5 avril, les tensions se sont exacerbées, menaçant la sécurité des Afghans dans leur vie quotidienne.

Hôpital Mirwais. Des femmes et des enfants attendent une consultation médicale. CC BY-NC-ND / CICR / W. Carter

« L'Afghanistan est aujourd'hui à un carrefour. Il voit d'un côté le conflit qui dure depuis plusieurs dizaines d'années et de l'autre, l'espoir d'une nouvelle voie attendue tant par les jeunes que les vieux », déclare le chef des opérations du CICR en Asie du Sud, Anthony Dalziel, actuellement en visite en Afghanistan.

L'une des sections pour les femmes de l'hôpital Mirwais. 

L'une des sections pour les femmes de l'hôpital Mirwais.
/ CC BY-NC-ND / ICRC /W. Carter

Les civils exposés au conflit et aux autres situations de violence doivent dans toute la mesure du possible être protégés et épargnés, qu'il s'agisse d'étrangers non-armés ou d'Afghans non-armés, et que le danger provienne d'une frappe aérienne, d'un commando suicide,  d'une mine cachée ou d'une attaque contre une cible militaire légitime. Les élections du 5 avril dernier ont été plus pacifiques que beaucoup ne le prévoyaient.

« La protection de la population civile restera essentielle, quel que soit le vainqueur des élections, ou qu'il y ait un second tour, affirme Monica Zanarelli, cheffe par intérim de la délégation du CICR à Kaboul. Cela signifie qu'il faut veiller à ce que les gens puissent accéder sans difficulté et sans danger aux services essentiels tels que les soins de santé. Le respect des infrastructures médicales, du personnel de santé et des transports sanitaires est fondamental, tout comme le respect du travail humanitaire sous toutes ses formes. »

Pendant les trois premiers mois de l'année, le CICR a continué, en collaboration avec le Croissant-Rouge afghan, à répondre aux besoins des personnes déplacées, à soutenir les communautés privées d'eau potable et de soins de santé, à aider les familles dispersées par le conflit à rétablir le contact et à porter secours aux communautés touchées par une catastrophe naturelle.  

En résumé, de janvier à mars 2014, le CICR a :

  • effectué 25 visites dans 19 lieux de détention où se trouvaient, au total, 18 000 détenus ;
  • permis aux proches des personnes détenues dans les centres de détention afghan et américain à Parwan de passer 1 040 appels téléphoniques pour parler à leurs proches détenus, et organisé plus de 850 visites familiales de détenus à Bagram ;  
  • District de Surkhrud. Le CICR a aidé à mettre en place le système d'approvisionnement en eau de cette communauté dans laquelle de nombreuses personnes sont amputées.  

    District de Surkhrud. Le CICR a aidé à mettre en place le système d'approvisionnement en eau de cette communauté dans laquelle de nombreuses personnes sont amputées.
    / CC BY-NC-ND / ICRC / J. Barry

  • enregistré au total près de 2 100 nouveaux patients dans les sept centres de réadaptation physique du CICR ;
  • créé des possibilités d'emploi pour plus de 1 500 personnes participant à des projets « argent contre travail » ;
  • distribué des rations alimentaires pour un mois ainsi que des articles ménagers à près de 14 000 familles déplacées par le conflit ou une catastrophe naturelle ;
  • informé des milliers de porteurs d'armes, autorités politiques, anciens des communautés, chefs religieux, membres de la société civile et personnes bénéficiant d’une aide, sur le mandat et les activités du CICR ;
  • continué d'apporter son soutien aux hôpitaux de Mirwais et Sheberghan ; près de 15 000 nouveaux patients y ont été hospitalisés, plus de 84 700 personnes ont reçu des soins ambulatoires dans les dispensaires, et  plus de 4 000 interventions chirurgicales ont été effectuées dans les deux hôpitaux.
  • installé ou remis en état des installations d'approvisionnement en eau pour desservir en eau potable plus de 17 000 personnes dans les zones urbaines, et installé des pompes manuelles et formé des personnes à leur entretien de façon à approvisionner en eau potable plus de 115 000 personnes dans les zones rurales.


Informations complémentaires :
Jessica Barry, CICR Kaboul, tél. : +93 707 740 526
Rafiullah Stanikzai, CICR Kaboul, tél. : +93 788 308 908
Anastasia Isyuk, CICR Genève, tél. : +41 22 730 30 23 ou +41 79 217 93 02