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Argentine, Brésil, Chili, Paraguay et Uruguay : les activités du CICR en 2008

07-05-2009 Point sur les activités

Le CICR axe de plus en plus ses activités sur les besoins des personnes touchées par la violence interne ou les tensions liées à la violence armée urbaine et sur des problématiques sociales, indigènes et agraires dans certaines régions du Brésil, du Paraguay et du Chili. Il continue en outre de promouvoir le droit international humanitaire et les principes humanitaires dans toute la région.

     
     
   
    La première rencontre des représentants des commissions de mise en œuvre du droit international humanitaire d’Argentine, du Brésil, du Chili, du Paraguay et d’Uruguay s’est déroulée au Chili.      
           
       
     
   
    Le CICR, avec la coopération de la Croix-Rouge brésilienne, a organisé six cours de premiers secours dans quatre communautés de Rio de Janeiro considérées comme « socialement vulnérables ».      
           
   

Au Brésil, les actions menées en 2008 dans des communautés de Rio de Janeiro considérées comme « socialement vulnérables », où des taux élevés de violence s’allient au manque de services, ont été intensifiées. En conséquence, la présence du CICR dans cette ville, où son bureau compte déjà deux délégués expatriés et huit employés locaux, a été accrue.
 

Le CICR poursuit par ailleurs ses visites aux personnes détenues pour des raisons de sécurité au Chili et au Paraguay. De plus, au Paraguay, il s'emploie depuis 2006 à promouvoir des améliorations dans le système de santé pénitentiaire.

En outre, il favorise l’intégration des droits de l’homme applicables à l’usage de la force dans tous les documents institutionnels des forces de sécurité au Brésil et au Paraguay, et assure la promotion des principes humanitaires auprès des étudiants de l’enseignement secondaire au Brésil, au Chili et en Uruguay.
 

Souhaitant répondre avec efficacité aux besoins des personnes touchées par ces situations de violence, l’institution coopère aussi avec les Sociétés nationales de la Croix-Rouge de la région, en particulier celles du Brésil, du Chili et du Paraguay.

D’autre part, le CICR poursuit sa promotion du droit international humanitaire (DIH), un ensemble de règles qui, en période de conflit armé, protège les personnes qui ne participent pas, ou plus, aux hostilités et restreint les moyens et les méthodes de guerre.
 

Dans ce but, il offre un soutien et des conseils techniques aux autorités nationales des pays de la région pour les aider à ratifier les traités de droit international humanitaire et à les intégrer dans la législation nationale. Par aill eurs, il s’emploie à encourager les forces armées à incorporer ces normes dans leurs directives institutionnelles et à inscrire cette matière au programme d'étude des institutions universitaires.

     

 
Protection 
 

Le CICR visite des détenus au Chili et au Paraguay afin de veiller à ce que les conditions matérielles et psychologiques de leur détention soient conformes aux normes fondamentales de protection de l’être humain. Il aide à rétablir et à maintenir les liens familiaux par le biais du réseau de messages Croix-Rouge et de ses activités de recherche de personnes.
 

  Visites de détenus  
 

En 2008, le CICR a continué d’apporter son soutien aux autorités pénitentiaires et sanitaires du Paraguay dans le but de renforcer le système de santé en milieu carcéral; il a donné son appui à un accord à cet effet, signé par le ministère de la Santé et le ministère de la Justice et du Travail. En outre, il a mené deux opérations d’urgence visant à améliorer les conditions d’hygiène dans les prisons de Ciudad del Este et de Tacumbú. L'institution a aussi visité 26 personnes privées de liberté et offert son aide à leurs proches, afin que ceux-ci puissent se rendre dans les lieux de détention pour une visite.
 

Au Chili, les délégués du CICR ont visité 46 personnes détenues en relation avec la problématique du peuple mapuche.
 

Les délégués de l’institution se sont également entretenus avec six ressortissants paraguayens et avec deux citoyens chiliens détenus pour des raisons de sécurité en Argentine.
 

  Rétablissement des liens familiaux
 

Le CICR a facilité des appels téléphoniques et a échangé des messages Croix-Rouge afin que des proches séparés par un conflit armé ou d’autres situations de violence puissent renouer des liens. Pour que les messages parviennent à destinataire, ils ont parfois été transmis par l’intermédiaire des Sociétés de la Croix-Rouge ou du Service international de recherches de Bad Arolsen (Allemagne), qui est le dépositaire des documents relatifs à la persécution, à l'exploitation et à l'extermination de millions de civils par les nazis.
 

D’autre part, le CICR a délivré des certificats de prisonniers de guerre à d’anciens combattants de la guerre des Malouines, ainsi que d’autres certificats de détention.

 
Promotion des normes de protection de l’être humain 

 

Le CICR continue de promouvoir les normes visant à protéger l’être humain en période de conflit armé et d’autres situations de violence, ainsi que sa mission et ses activités, auprès des autorités, des forces armées et de sécurité et dans différents secteurs de la société civile.
 

  Autorités
 

Le CICR a donné des conseils techniques aux autorités nationales des pays de la région pour les aider à intégrer les traités de droit international humanitaire dans la législation nationale. Ainsi, en 2008, il s’est attaché à encourager les États à ratifier et à mettre en œuvre le Statut de Rome et la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, et à adopter la Convention sur les armes à sous-munitions.
 

Dans le cadre de ces activités, le CICR a parrainé la première rencontre des commissions nationales pour la mise en œuvre du droit humanitaire d’Argentine, du Brésil, du Chili, du Paraguay et de l’Uruguay. Leurs représentants ont procédé à un échange d’expériences pour élaborer des mesures d’application du droit humanitaire au niveau national. Cette réunion a également permis de définir les progrès accomplis et les défis, et d’esquisser un programme de travail.

  Promotion du droit humanitaire dans les forces armées
 

Le CICR promeut l’intégration du droit international humanitaire dans la doctrine et les manuels de formation et d’entraînement des forces armées.
 

Ainsi, les forces armées argentines ont approuvé, par l’intermédiaire du ministère de la Défense et de l’État-major interarmes, un nouveau manuel intégrant des normes de droit humanitaire. Le CICR a pu émettre des commentaires sur son contenu.

Au Paraguay, le CICR a organisé deux séminaires de formation pour les officiers des forces navales et aériennes et pour les instructeurs militaires des trois forces.
 

Par ailleurs, depuis 2008, les forces armées brésiliennes disposent de la directive du ministère de la Défense sur l’intégration du droit humanitaire dans l’enseignement, les manuels militaires et la doctrine. Le CICR soutient un cours de formation des officiers des trois forces depuis quatre ans.
 

Le CICR a également participé à des séminaires pour les officiers argentins et brésiliens qui rejoignent les forces de maintien de la paix des Nations Unies en Haïti afin de leur fournir des informations sur le droit humanitaire, le droit international des droits de l’homme, et sur le mandat du CICR et ses activités dans ce pays.

  Les droits de l’homme applicables à la fonction policière
 

L’institution s’efforce de faire intégrer les droits de l’homme relatifs à l’usage de la force dans les manuels d’éducation, de formation et de doctrine, ainsi que dans les codes de conduite des forces de police du Brésil et du Paraguay.
 

En 2008 au Brésil, où ce programme est conduit depuis 1998, le CICR et les forces de sécurité des États du Maranhao et du District fédéral ont conclu des accords de coopération.
 

Par ailleurs, le CICR a analysé les documents de doctrine et d’éducation des forces de police de six États du Brésil et de la police nationale du Paraguay, en vue d’y intégrer ces règles.

  Société civile
 

En 2008, le CICR a organisé des cours pour journalistes au Chili, en Argentine et au Brésil, qui ont porté sur la couverture des conflits armés, les normes internationales relatives à l’usage de la force ainsi que sur les activités et la mission du CICR. Un atelier semblable a été organisé pour des étudiants en journalisme au Brésil, avec le concours d’associations de presse.
 

Au niveau de l’enseignement secondaire, des principes comme la tolérance, le respect, les limites et la solidarité ont été promus auprès d'étudiants qui vivent dans des situations de violence, dans vingt écoles de Rio de Janeiro, au Brésil. Ces informations, transmises dans le cadre du programme du CICR Explorons le droit humanitaire , sont également diffusées au Chili et en Uruguay.
 

De plus, 300 professeurs d’universités de la région ont pu consolider leurs connaissances en droit humanitaire en recevant du matériel mis à jour sur le sujet. Le CICR a soutenu des étudiants universitaires qui ont participé à des concours internationaux sur le droit humanitaire.

 
Coopération avec les Sociétés nationales de la Croix-Rouge 

 

Le CICR, avec la coopération de la Croix-Rouge brésilienne, a intensifié son aide pour à répondre aux conséquences d’ordre humanitaire entraînées par la violence armée dans les communautés défavorisées, appelées « favelas » au Brésil. Ainsi, il a organisé six cours de premiers secours dans quatre communautés de Rio de Janeiro. De plus, il a lancé en décembre une campagne de prévention de la dengue dans sept communautés de cette même ville.
 

Au Chili, le CICR a continué de soutenir la Société nationale dans les activités qu’elle mène dans la région de la Araucanía pour améliorer l’accès des communautés rurales, en majorité mapuches, aux services de santé de base. Ainsi, cinq opérations sanitaires, des formations en premiers secours et des discussions sur la prévention des maladies ont été organisées.
 

Avec la coopération du CICR, la Croix-Rouge paraguayenne a formé 253 personnes en premiers secours dans neuf communautés paysannes et indigènes situées dans les départements de Concepción, San Pedro et Canindeyú.