Colombie : les victimes du conflit armé ont besoin de protection et d’aide d’urgence
31-12-2005 Point sur les activités
Des milliers de familles déplacées à cause des affrontements armés, une augmentation dramatique du nombre de victimes des mines antipersonnel, des dizaines d’otages et leurs familles qui espèrent toujours qu’une solution viendra mettre fin à leur tragédie, des populations touchées par les restrictions de déplacement et un accroissement du nombre des personnes portées disparues : en 2005, ce furent les conséquences du conflit armé qui préoccupent particulièrement le Comité international de la Croix-Rouge.
- parmi les personnes recevant une aide du CICR, 29% font partie d’une minorité ethnique
- dans 17% des familles secourues, c’est une femme qui est à la tête du foyer
- 55% sont des enfants et des mineurs de moins de 18 ans
- 13 systèmes d’approvisionnement en eau potable
- 14 systèmes d’assainissement
- 17 écoles
- 5 centres de santé réhabilités
- 3 centres communautaires
- la population résidant dans des zones frappées par le conflit et ayant un accès limité ou pas d’accès du tout aux services locaux de santé (population soumise à des restrictions)
- les personnes déplacées en raison de la violence armée
- la population civile et les porteurs d’armes blessés, victimes de mines antipersonnel ou de munitions non explosées
Même si on a constaté une amélioration de la situation dans certaines régions du pays, dans d’autres, les actions armées continuent à faire des milliers de victimes. Le sort des personnes frappées par le conflit armé reste une préoccupation constante pour le CICR et le motive à leur apporter aide et protection.
Au cours de l’année 2005, par le biais de ses différentes activités, le CICR a fourni une aide alimentaire et non alimentaire à plus de 55 000 personnes. Pour améliorer la qualité de vie des communautés dans les zones de conflit, il a réalisé 55 projets de construction ou de réhabilitation des infrastructures et commencé 24 nouveaux projets. Dans le cadre de ses divers programmes de santé, il a permis à près de 30 000 personnes de recevoir des soins dans des cabinets médicaux et dentaires. En outre, plus de 8 000 personnes, dont une majorité d’enfants, ont été vaccinées. Une aide économique a été fournie à 71 victimes de mines antipersonnel ou de munitions non explosées pour qu’elles puissent recevoir un traitement médical. De plus, de nombreuses personnes ont été dirigées vers les structures sanitaires de l’État.
Le CICR a recensé plus de 1 000 violations présumées du DIH et a enregistré 317 nouveaux cas de disparitions, qui s’ajoutent aux 279 de 2004. Il a recensé 198 exécutions sommaires et a porté secours à 1 000 personnes menacées en les aidant à rejoindre un lieu plus sûr.
Le CICR a exprimé publiquement sa préoccupation pour le sort des otages , il a insisté sur la nécessité de chercher des solutions qui permettent leur libération immédiate et a offert ses services en matière de santé et de logistique pour faciliter leur retour dans leur foyer. Il a aussi répété qu’il était prêt à visiter les policiers et les militaires se trouvant entre les mains de groupes armés afin de s’informer de leur état de santé, de leur transmettre des messages Croix-Rouge ainsi qu’à leurs proches, et d’aider les personnes libérées à regagner leur foyer.
Afin de s’informer des conditions de détention , le CICR a suivi de près, au cours de 640 visites, le sort de environ 7 600 personnes incarcérées dans 338 lieux différents. Il a aussi prêté son aide à près de 2 000 personnes pour leur permettre de visiter leurs proches détenus dans différentes prisons du pays.
Dans le cadre de son programme de rétablissement des liens familiaux , le CICR a distribué 150 messages Croix-Rouge de personnes civiles et a remis aux familles 40 messages envoyés par des personnes incarcérées dans différents centres de détention du pays.
Pour faire connaître ses activités humanitaires à la Fuerza Pública et aux groupes armés organisés, le CICR a mis sur pied environ 200 séances d’information. Par le biais de différents ateliers destinés à des professeurs et des étudiants de quelques universités du pays, il a offert une formation devant permettre d’élaborer des stratégies pour prendre en charge les victimes de la violence armée.- Afin d’encourager les journalistes à réfléchir aux principaux problèmes d’ordre humanitaire qui touchent des milliers de Colombiens, le CICR a organisé un cours pour des journalistes sur les conflits armés et le DIH (Periodista, Conflicto Armado y DIH) .
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