Éthiopie : activités du CICR en 2006
27-04-2007 Point sur les activités
En 2006, le CICR a mené a bien des activités très diverses en Éthiopie. Elles ont été axées en priorité sur la protection et l'assistance aux personnes détenues, déplacées et autres victimes du conflit armé, de la violence et des troubles intérieurs, combinés parfois à des catastrophes naturelles.
- acheminé de l’eau par camion pour 70 000 personnes
- distribué des vivres à 20 000 personnes
- fourni des semences et des outils à 35 000 personnes
- approvisionné 16 établissements de soins en fournitures médicales
- réparé 307 pompes d’irrigation
- traité 336 000 têtes de bétail contre les maladies
- fourni à la Croix-Rouge éthiopienne une assistance financière ainsi que 10 réservoirs à eau, en guise de soutien à son opération de lutte contre la sécheresse ; dans un deuxième temps, soutenu les activités déployées par la Société nationale pour faire face aux inondations.
En-dehors des lieux de détention sous contrôle des autorités fédérales, où il n’a pas eu accès depuis 2005, le CICR a visité des personnes privées de liberté dans des prisons, des postes de police ainsi que dans un certain nombre de camps militaires. Il a également travaillé au maintien et au rétablissement des liens familiaux, grâce à son réseau de messages Croix-Rouge et par le biais d'opérations de rapatriement.
Visites aux détenus
En 2006, le CICR a assuré le suivi individuel de quelque 2 100 détenus, dont 220 mineurs, dans 223 lieux de détention.
Le CICR a remis en état et développé les infrastructures (latrines et cuisines) de 30 prisons, en faveur de 20 000 détenus.
Rétablissement des liens familiaux
En coopération avec la Croix-Rouge éthiopienne, le CICR a distribué et collecté respectivement 14 400 et 16 000 messages Croix-Rouge en Éthiopie.
Cinq opérations de rapatriement ont été organisée en 2006, permettant à 1 071 personnes (988 Éthiopiens, dont 30 mineurs, et 83 Érythréens, dont 24 mineurs) de regagner leur foyer.
Pendant l’année, le CICR est venu en aide et a apporté son soutien aux communautés qui subissent les effets des affrontements récurrents et des conflits passés.
Eau et assainissement
Au total, 300 000 personnes ont bénéficié de 240 projets ruraux dans les domaines de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement – construction et installation de pompes manuelles et solaires, ainsi que creusement de puits et de forages. Ces projets ont été menés à bien dans les régions de Gambella, Tigré, Somali, Oromia, et Afar.
Sécurité économique
En 2006, plus de 17 000 personnes directement touchées par la violence armée dans différentes régions du pays ont reçu une aide d’urgence du CICR. La plupart avaient été contraintes à abandonner leur foyer en raison d’affrontements interethniques ou religieux. Elles ont reçu des bâches, des couvertures, des nattes, des articles de cuisine et des jerrycans.
Préserver les moyens d’existence des communautés
Dans le district de Boromodaitu (Afar), 30 agents communauta ires de santé animale ont reçu une formation de base. Le CICR leur a distribué des assortiments de médicaments essentiels pour leur permettre de prodiguer des soins vétérinaires dans leurs communautés.
Dans le Somali Regional State, le CICR a construit, en étroite coopération avec les communautés, 150 latrines et 33 installations d’approvisionnement en eau, créant en outre des comités locaux responsables de leur gestion. Quant aux communautés agricoles de la vallée du fleuve Shebelle, elles ont reçu 12 500 jeunes arbres fruitiers destinés à varier leur régime alimentaire et à diversifier leurs sources de revenus. Enfin, des cours de formation à l'intention des propriétaires de bétail ont été organisés sur des questions liées à la santé animale et à la gestion du bétail.
Réadaptation physique pour les handicapés
Le CICR a soutenu huit centres de réadaptation physique, ce qui a permis à quelque 9 000 patients de recevoir des soins, et aux centres d’augmenter considérablement la production de membres artificiels et autres appareils.
Le CICR a continué de faire connaître le DIH ainsi que les activités et le mandat de l’institution aux différentes catégories de porteurs d’armes, aux étudiants et aux membres de la société civile.
Forces armées
plus de 18 000 membres des forces armées, principalement des officiers et des re crues des forces spéciales, ainsi que 3 130 membres des forces de maintien de la paix s’apprêtant à partir en mission au Libéria ont reçu une formation en matière de DIH et d’opération de sécurité intérieure ;
plus de 70 officiers supérieurs des forces armées et de police ont participé à deux ateliers de formation aux normes du DIH et des droits de l’homme applicables aux opérations de sécurité intérieure ;
12 instructeurs ont pris part à la révision du programme d’étude du DIH de l’Université de la défense, tandis que 30 instructeurs du collège de commandement et d'état-major, de l’académie militaire, des forces spéciales et de divers centres de formation ont participé à des ateliers de formation ;
25 attachés militaires ont suivi une séance de formation sur un projet de dispositif d'identification des membres des forces armées.
Forces de police
25 instructeurs de l’école de police ont participé à un cours de remise à niveau sur les bonnes pratiques en matière de maintien de l'ordre, les droits de l'homme et les principes humanitaires, tandis que plus de 3 180 membres des forces de l'ordre, 9 100 recrues et quelque 400 miliciens ont suivi des séances de sensibilisation au droit international des droits de l'homme et aux bonnes pratiques en matière de maintien de l'ordre.
Milieux universitaires
Les facultés de droit de l’Université d’Adddis-Abéba et d’un nombre toujours plus grand d’universités de la région ont continué à recevoir l’aide du C ICR en vue d’intégrer l'étude du DIH dans leur programme. Trois étudiants ont pris part au concours de plaidoiries à Arusha (Tanzanie).
Société civile
Des délégués du CICR actifs dans des régions exposées à la violence ont régulièrement donné des exposés sur les principes de base du DIH à des personnalités susceptibles d’influencer l’opinion publique – anciens, chefs communautaires traditionnels, etc. La délégation a également organisé un certain nombre de manifestations publiques afin d’attirer l’attention sur des questions humanitaires, notamment à l’occasion de la Journée internationale de la femme, de la Journée mondiale de l'eau et de la Journée de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.
De manière à ce que les médias nationaux et internationaux puissent attirer l’attention du public sur des questions de caractère humanitaire, des communiqués de presse et des interviews ont été mis à leur disposition ; ils ont en outre eu l’occasion de se rendre sur les terrains d’opération de l’institution.
La Croix-Rouge éthiopienne et le CICR ont travaillé de concert pour fournir des secours d'urgence, gérer les services de recherches et le réseau de messages Croix-Rouge, soutenir les opérations de rapatriement, promouvoir le DIH et attirer l’attention du public sur des questions de caractère humanitaire. Pour permettre à la Société nationale de mener à bien ses activités, en particulier dans des régions exposées à la violence, le CICR lui a octroyé une aide financière et lui a offert son soutien dans différents domaines – matériel, équipement, savoir-faire technique.
Avec le soutien du CICR, la Croix-Rouge éthiopienne a :
clos et remis un projet arboricole dont la pépinière a permis de produire, ces trois dernières années, 1,8 million de jeunes plants qui ont été distribués dans 52 sous-districts touchés par la sécheresse ;
approvisionné en eau les victimes de la sécheresse dans la région d'Oromia (sud du pays), distribué des secours non alimentaires aux victimes des inondations dans les régions de Dire Dawa et d’Ahmara, et des vivres aux victimes des affrontements intercommunaux dans les régions d’Oromia, de Borena et de Kemise. La Croix-Rouge éthiopienne est en outre venue en aide à 1 400 anciens réfugiés de retour du Yémen ;
clos et remis trois projets d’aide aux victimes de mines, aux personnes atteintes du VIH/SIDA et aux enfants des rues du Tigré, dans le cadre desquels 70 personnes vivant avec le VIH/SIDA et environ 300 enfants des rues ont reçu une aide pour lancer des petits commerces.
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