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Le CICR en Algérie

30-05-2013 Introduction

En Algérie, le CICR s’emploie principalement à visiter les personnes privées de liberté, à évaluer leurs conditions de vie et le traitement qui leur est réservé, et à obtenir des améliorations s'il y a lieu. Il travaille aux côtés du Croissant-Rouge algérien et apporte son concours aux autorités pour la promotion du droit international humanitaire.

Le CICR est présent en Algérie, avec quelques interruptions, depuis la guerre d’indépendance, entre 1954 et 1962. Durant cette période le CICR était actif en Algérie, notamment dans le domaine des visites aux prisonniers et de l’assistance aux populations réfugiées au Maroc et en Tunisie.

Aujourd'hui, sa principale activité en Algérie consiste à visiter des personnes détenues. Il se rend à cet effet régulièrement dans les prisons, les postes de police et les gendarmeries. À la suite de ces visites, il remet aux autorités concernées un rapport confidentiel dans lequel il formule, s'il y a lieu, des recommandations visant à améliorer les conditions de détention et le traitement réservé aux détenus.

Par ailleurs, le CICR s’attache à renforcer les capacités opérationnelles du Croissant-Rouge algérien, notamment dans le sud du pays (branches d’Adrar et de Tamanrasset). Ce partenariat concerne également le domaine des premiers secours et celui du rétablissement des liens entre membres de familles séparées.

L'organisation s'occupe également de la question des ressortissants algériens détenus à l’étranger ou vivant dans des pays touchés par un conflit armé, en apportant un soutien aux activités de rétablissement des liens familiaux réalisées par le Croissant-Rouge algérien.

Avec la mise en place d'une Commission nationale de droit international humanitaire, qui est chargée de la diffusion et de la mise en œuvre de ce droit sur le plan national, les autorités algériennes ont intensifié leurs efforts d’intégration du droit international humanitaire tant dans la législation nationale que dans les formations des forces de sécurité, ainsi que de promotion de ce droit. Afin de soutenir cet effort, le CICR coopère avec les autorités et la Commission nationale en particulier, à qui il dispense des conseils techniques et offre son expertise.

Il entretient également des liens avec différentes entités gouvernementales, académiques, religieuses et de la société civile, dans le but d'appuyer cet effort de promotion des règles du droit international humanitaire.


Photos

Algérie. Une déléguée du CICR s'entretient avec un détenu. 

Une déléguée du CICR s'entretient avec un détenu.
© CICR / F. Brot / dz-e-00087