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Le CICR au Burundi

07-05-2012 Introduction

La délégation du CICR au Burundi apporte protection et assistance aux personnes privées de liberté, elle contribue au rétablissement des liens familiaux des personnes séparées par les conflits et permet aux personnes handicapées de bénéficier de services d'orthopédie et de réadaptation. Le CICR soutient également les programmes de formation en droit international humanitaire (DIH) à l’intention des forces armées et contribue au développement de la Croix-Rouge du Burundi.

Le CICR est arrivé au Burundi en 1968 afin de visiter les personnes détenues en relation avec les conflits. Il y a ouvert une délégation permanente en 1992.

À la sortie d'une longue période de conflits armés, le pays est en phase de redevenir plus sûr et politiquement plus stable. Néanmoins, il doit toujours faire face à des tensions et des violences sporadiques ainsi qu'à des problèmes de dysfonctionnement structurel. Les conflits régionaux dans les pays voisins (en République démocratique du Congo notamment) ont d'importantes répercussions sur la situation humanitaire du pays.

Le CICR concentre la plupart de ses activités de protection et d’assistance dans les 11 prisons et cachots provinciaux du pays. Plusieurs de ces lieux de détention connaissent des  problèmes d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène, accentués par la surpopulation carcérale.

Les personnes placées dans des lieux de détention provisoires ou permanents reçoivent régulièrement la visite des délégués du CICR qui évaluent leurs conditions de détention, le traitement qui leur est réservé, et –entreprennent, si besoin en est, des démarches confidentielles auprès des autorités. Le CICR fournit un soutien matériel et technique aux autorités carcérales pour assurer des soins de santé de base, améliorer les conditions d’hygiène et rénover les infrastructures.

En collaboration avec la Croix-Rouge du Burundi, le CICR propose des services de recherche de personnes et d’échange de messages Croix-Rouge afin d’aider les membres des familles séparées, notamment les enfants non accompagnés, à rétablir et à garder le contact avec leur famille.

La délégation collabore également avec la FDN (Force de Défense nationale) ; il soutient notamment le programme de formation en droit international humanitaire des forces armées burundaises et les efforts de celles-ci pour intégrer le DIH dans les programmes d'instruction. Des séances spéciales sont offertes aux contingents burundais déployés dans le cadre de l'AMISOM.

En vue d’améliorer les services en faveur des personnes handicapées, le CICR apporte son soutien au centre de réadaptation physique de Saint-Kizito à Bujumbura, qui accueille entre autres des personnes vivant près de la frontière avec la République démocratique du Congo. Afin que les personnes handicapées puissent obtenir des prothèses et un suivi physiothérapeutique de qualité, le CICR  fournit du personnel, des fonds, du matériel et des composants pour produire des membres artificiels, des cannes et d'autres types d’aides techniques. Il  facilite aussi l’incorporation des nouvelles techniques orthopédiques et de réadaptation.

La Croix-Rouge du Burundi, partenaire principal du CICR, reçoit un soutien de l’institution pour renforcer ses capacités dans le domaine de la gestion des secours d'urgence, la diffusion et la consolidation des services de recherches. Le CICR fournit du matériel et une assistance technique afin de consolider ses activités et son infrastructure, en particulier dans les zones en proie à la violence, notamment à Bubanza, Cibitoke et Bujumbura.