• Envoyer
  • Imprimer

Republique centrafricaine : faits et chiffres, décembre 2013 – mars 2014

24-03-2014 Faits et chiffres

Le conflit et les violences qui secouent la République centrafricaine depuis décembre 2013 ont été particulièrement meurtriers, aggravant une situation humanitaire déjà précaire. Le CICR et la Croix-Rouge centrafricaine redoublent d’efforts pour porter secours aux personnes les plus durement touchées.

De décembre 2013 à mars 2014, le CICR a :

Secours médicaux

  • effectué plus de 560 opérations chirurgicales à l’hôpital communautaire de Bangui pour des blessures liées aux violences intercommunautaires (blessures par balles, à l’arme blanche, causées par des grenades, etc.) ;
  • évacué près de 900 personnes blessées ou malades à Bangui et à l’intérieur du pays ;
  • rénové certaines parties de l’hôpital communautaire de Bangui ;
  • livré régulièrement des vivres et des « kits d’admission » aux patients et accompagnants (nattes, couvertures, assiettes, couverts et savon) ;
  • prodigué des soins à 200 personnes dans la partie ouest de la RCA ;
  • examiné et soigné 7 200 patients au centre de santé ouvert par le CICR sur le site de Saint-Sauveur, à Bangui ;
  • contribué à la prise en charge de 5 800 patients dans des unités de soins mobiles dans la région de Kaga Bandoro ; près de 750 femmes enceintes ont ainsi pu être examinées et conseillées, et 32 enfants sont nés avec l’assistance du personnel médical de ces unités ;
  • diagnostiqué et soigné plus de 1 400 patients souffrant du paludisme dans le sud-est du pays ;

Accès à l'eau potable et hygiène

  • livré quotidiennement 430 000 litres d’eau pour répondre aux besoins de plus de 70 000 personnes déplacées sur le site de l’aéroport de Bangui et de plus de 5 800 autres se trouvant sur le site de Boy-Rabe (total livré depuis décembre : 15 559 962 litres) ;
  • construit plus de 200 latrines pour les personnes déplacées sur le site de l’aéroport de Bangui et à Boyrabe ;
  • soutenu la Croix-Rouge centrafricaine pour la remise en état de neuf pompes à main et de 65 puits à Yaloké et Gaga ;

Distribution de vivres et de biens essentiels aux déplacés

  • distribué des articles ménagers essentiels à près de 17 000 personnes ;
  • participé à la distribution d’articles ménagers essentiels à près de 7 000 autres personnes, notamment sur des sites de déplacés, dans des hôpitaux et des ambassades ;
  • distribué plus de 760 000 rations individuelles de nourriture de 2 400 calories (comprenant du riz ou du maïs et des haricots, de l’huile et du sel) ;

Rétablissement des liens familiaux

  • permis à plus de 26 personnes de reprendre contact avec des proches dont elles avaient été séparées par le conflit ou les violences armées ;
  • réuni avec leur famille 13 enfants séparés de leurs proches à cause du conflit et de la violence, et dont certains avaient été recrutés par des groupes armés ;

Visite aux détenus

  • visité plus de 240 détenus à Bangui afin de s’assurer que leurs conditions de détention et le traitement qui leur est réservé respectent la dignité humaine ;
  • distribué de la nourriture aux personnes détenues à la maison d’arrêt de Ngaragba ainsi qu’à la brigade territoriale de Bangui et à l’Office centrafricain de répression du banditisme ;
  • distribué des articles de première nécessité (seaux, savons…) et du matériel nécessaire à l’ouverture d’un dispensaire au sein de la maison d’arrêt de Ngaragba (médicaments, pansements, fiches patients, thermomètres et autres outils) ;

Respect du droit international

  • poursuivi le dialogue bilatéral et confidentiel établi avec les parties aux conflits, les autorités, les groupes armés, les forces multinationales et d’autres acteurs concernés, afin de mieux faire respecter le droit international humanitaire et le droit international des droits de l'homme ;
  • sensibilisé plus de 200 porteurs d’armes au respect des principes fondamentaux du droit humanitaire et des droits de l’homme ;

Coopération avec la Croix-Rouge centrafricaine (CRCA)

  • soutenu la CRCA dans ses activités d‘urgence, et notamment pour la collecte de corps ;
  • soutenu psychologiquement les volontaires de la CRCA participant au ramassage et à l’inhumation des corps.

Le CICR emploie plus de 400 personnes en République centrafricaine.