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La délégation régionale du CICR en Côte d'Ivoire

16-07-2012 Introduction

La délégation du CICR à Abidjan couvre la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Burkina Faso, le Ghana et le Togo. En Côte d'Ivoire, elle vient en aide aux déplacés. Au Burkina Faso, elle aide les réfugiés maliens. Dans tous les pays couverts, le CICR visite les lieux de détention et aide les autorités à mettre en œuvre le droit international humanitaire.

Historique

Le CICR est présent en Côte d’Ivoire depuis 1989. La délégation régionale d’Abidjan couvre également depuis 1992 le Ghana, le Togo, le Bénin ainsi que le Burkina Faso. En Côte d'Ivoire, l’institution a aussi des bureaux à Gagnoa, Man et Guiglo.

La situation humanitaire au Burkina Faso

Plus de 60 000 réfugiés maliens se sont installés dans les provinces de l'Oudalan et du Soum, dans le Sahel burkinabè. Leur afflux ne fait qu'aggraver les conditions de vie dans un environnement climatique assujetti à la désertification.

La Croix-Rouge burkinabè fournit de l’assistance dans les camps. En février, le CICR a procédé avec cette dernière à une distribution d'articles domestiques essentiels aux familles réfugiées.

La crise postélectorale en Côte d’Ivoire

Après le second tour des élections présidentielles, le 28 novembre 2010, des violences ont rapidement éclaté à Abidjan et ailleurs dans le pays, dégénérant en véritable conflit armé. Bien que les combats aient cessé, les besoins humanitaires restent importants.

Depuis le début de cette crise, le CICR concentre ses activités dans l’ouest du pays, suivant la situation de près, notamment pour ce qui est du retour des personnes déplacées, des conséquences des affrontements intercommunautaires, des conditions de détention et des incidents liés aux élections.

Soutien aux populations touchées par le conflit

Le CICR désinfecte des puits et distribue de l'eau, des vivres et des articles ménagers aux personnes déplacées. Il distribue également des moyens de production agricole aux communautés rurales. Afin d'aider le gouvernement ivoirien à fournir les services de base dans des domaines tels que l'approvisionnement en eau et la santé, le CICR apporte son soutien au service national des eaux et à des centres médicaux situés dans des zones vulnérables. Lorsque les structures de santé sont inexistantes, le CICR et la Croix-Rouge de Côte d’Ivoire mettent en place des cliniques mobiles à l’intention des personnes les plus durement touchées par la crise.

Rétablissement des liens familiaux

Des centaines de familles sont dispersées à la suite du conflit et angoissées de ne pas savoir ce qu’il est advenu de leurs proches, bon nombre d'Ivoiriens s’étant réfugiés dans des pays voisins. Le CICR s'est dès lors employé à retrouver ces personnes et les a aidées à rétablir le contact avec leurs familles, en collaboration avec les Sociétés nationales de la Croix-Rouge en Guinée, au Ghana et au Libéria. Certaines personnes, notamment des enfants non accompagnés, ont été réunies avec leurs familles, et ces efforts se poursuivent.

Assistance aux détenus

Les délégués du CICR visitent des détenus en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Burkina Faso et au Togo, et font part de leurs observations et de leurs recommandations aux autorités de manière confidentielle. Si nécessaire, le CICR collabore avec ces dernières pour améliorer les conditions des détenus et le traitement qui leur est réservé. En fonction de l’urgence, le CICR leur distribue des vivres et des articles d’hygiène, et intervient pour que les détenus aient accès aux soins de santé. Il contribue aussi à la remise en état d'infrastructures carcérales, notamment les cuisines et les installations sanitaires.

Promotion du droit international humanitaire

Le CICR apporte son soutien aux autorités nationales et les aide à mettre en œuvre le DIH. Il encourage les forces armées et de sécurité, ainsi que les groupes armés, à respecter le DIH et les autres règles applicables. Le CICR s’adresse aux autorités pour leur faire part de ses observations sur la conduite des opérations par les forces de sécurité et leur rappelle également l’importance du respect des droits fondamentaux des civils.

Dialogue avec les porteurs d'armes

Compte tenu des tensions politiques et intercommunautaires latentes dans certains pays de la région, le CICR a intensifié son dialogue avec les autorités locales et nationales, les groupes armés, les membres influents de la société et les médias, afin de faire connaître, comprendre et respecter les règles humanitaires. Ces efforts contribuent notamment à garantir aux équipes du CICR et des Sociétés nationales de la Croix-Rouge un accès sûr aux personnes touchées par la violence.

Soutien aux Sociétés nationales

Le CICR s'emploie à renforcer les capacités opérationnelles des Sociétés nationales de la région en leur fournissant un soutien structurel, financier, matériel et logistique, ainsi que des formations et des conseils.


Photos

Côte d’Ivoire. Le CICR et la Société nationale de la Côte d’Ivoire distribuent des semences dans la région du Moyen-Cavally. 

Côte d’Ivoire. Le CICR et la Société nationale de la Côte d’Ivoire distribuent des semences dans la région du Moyen-Cavally.
© CICR