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La délégation régionale du CICR à Brasilia

29-10-2010 Introduction

La délégation de Brasilia couvre l’Argentine, le Brésil, le Chili, le Paraguay et l’Uruguay, elle visite des détenus de sécurité et intervient en cas de troubles intérieurs ou de tensions sociales. Elle favorise l’intégration du droit international humanitaire (DIH) dans les législations nationales, encourage les forces armées à incorporer cette branche du droit dans leur doctrine, leurs programmes de formation et leurs opérations. La délégation coopère aussi avec les forces de police à l’incorporation du droit international des droits de l’homme applicable à l’emploi de la force dans les documents relatifs à l’éducation, aux programmes de formation et aux sanctions concernant les forces de police.

Au Brésil, dans certaines des favelas de Rio de Janeiro les plus exposées à la violence, le CICR mène des activités humanitaires pour réduire les conséquences de la violence armée dans l’environnement urbain. À cette fin, l’institution coopère avec les autorités, la Croix-Rouge brésilienne et des associations de quartier pour améliorer l’accès aux premiers secours et aux soins de santé primaires, fournir une aide dans le domaine de la santé mentale à la population touchée, promouvoir le dialogue dans les collèges publics sur les principes humanitaires de base et les questions de violence et offrir un soutien psychosocial aux mères adolescentes et à leurs enfants. Le CICR dialogue de manière confidentielle avec les forces armées, la police civile et militaire, ainsi qu’avec les porteurs d’armes (factions et milices du trafic de drogues) sur les questions humanitaires dans les favelas.

Dans le sud du Chili et dans le centre et le nord du Paraguay, le CICR a renforcé sa coopération opérationnelle avec les sections locales de la Croix-Rouge pour répondre aux conséquences humanitaires de la violence. Dans les régions du nord du Paraguay, il contribue à s’assurer que les communautés rurales sont formées aux premiers secours. Dans les deux pays, le CICR effectue des visites régulières aux personnes détenues en relation avec les manifestations sur les droits fonciers et la situation des peuples autochtones afin de suivre le traitement qui leur est réservé et leurs conditions de détention, et de faciliter les contacts avec leur famille.  La Croix-Rouge paraguayenne organise des visites familiales pour les détenus enregistrés par le CICR et dirige, avec le soutien du CICR, un projet d'artisanat générateur de revenus pour les femmes détenues. Dans le domaine de la santé carcérale, la Croix-Rouge paraguayenne continue de soutenir les autorités afin d'améliorer la santé des détenus.

Le CICR coopère avec les commissions de DIH de la région afin d’intégrer ce droit dans les législations nationales et de mobiliser l’appui régional en faveur de diverses initiatives humanitaires, parmi lesquelles une résolution sur les disparitions forcées dont une commission de l’Organisation des États américains a été saisie.

La mise en œuvre du Statut de Rome de la Cour pénale internationale figure parmi les autres exemples. En Argentine, au Chili et en Uruguay, des lois ont été approuvées pour réprimer les violations graves du DIH. Des lois similaires sont au stade de l’examen parlementaire au Brésil et au Paraguay.

La délégation régionale poursuit sa coopération avec les forces armées de la région en matière d’intégration du DIH dans leur doctrine, leurs programmes de formation et leurs opérations, et des manuels sur le DIH ont été publiés ou sont en cours d'élaboration en Argentine, au Brésil et au Chili. De plus, les agents de maintien de la paix des Nations Unies détachés par les forces armées de la région reçoivent des informations sur les activités menées par le CICR dans d’autres pays, particulièrement en Haïti.

Au Paraguay, le CICR a renouvelé sa coopération avec le ministère de l’Intérieur et la police nationale afin d’intégrer les normes des droits de l’homme dans les documents relatifs à l’éducation, la formation et aux sanctions concernant les forces de police.

Les établissements universitaires et les étudiants restent des partenaires importants en matière de diffusion du DIH. Avec le soutien du CICR, certaines universités du Brésil et du Paraguay intègrent le DIH à leurs programmes. L’institution maintient aussi des contacts avec un vaste réseau de médias dans toute la région, permettant ainsi d’expliquer son mandat et ses activités.


Photos

 

© ICRC / P. Santos / br-e-00048

 

© ICRC / D. Rojas / cl-e-00020

 

© ICRC / A. Dos Santos / py-e-00034