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Le CICR en Haïti

15-11-2012 Introduction

La délégation de Port-au-Prince couvre Haïti et la République dominicaine. En Haïti, ses activités humanitaires consistent principalement à visiter des détenus et à aider la Société nationale de la Croix-Rouge haïtienne et ses autres partenaires du Mouvement à offrir leurs services en toute sécurité aux habitants des zones sujettes à la violence. En Haïti comme en République dominicaine, la délégation s’emploie à promouvoir le droit international humanitaire et à soutenir les activités de leurs Sociétés nationales respectives dans des domaines tels que la préparation et l’intervention en cas de catastrophe, le rétablissement des liens familiaux et les premiers secours.

Le CICR est présent de manière permanente en Haïti depuis 1994. Ses activités consistent principalement à visiter des personnes privées de liberté et à aider les autorités à améliorer les conditions de détention. La première visite d’une prison haïtienne par des délégués du CICR remonte à 1967. En 2004, les conséquences de la violence interne sur les habitants de certains secteurs défavorisés de Port-au-Prince étaient telles que le CICR a renforcé sa présence dans le pays en y ouvrant une délégation. Cela lui a permis d’apporter un soutien plus efficace aux volontaires de la Croix-Rouge haïtienne qui portent les premiers secours et effectuent des évacuations médicales dans les bidonvilles de Cité Soleil et de Martissant. Depuis, plus de 10 000 malades et blessés ont été pris en charge par des structures de soins d’urgence soutenues par le CICR dans ces deux quartiers parmi les plus pauvres de la capitale haïtienne.

Détention

En Haïti, les conditions de détention sont largement en dessous des normes internationalement reconnues. Année après année, le CICR soutient les services sanitaires, techniques et juridiques des prisons et remet en état les systèmes d’eau et d’assainissement. Lors de situations d’urgence, il lui arrive aussi de fournir des vivres et des articles d’hygiène aux établissements pénitentiaires. L’aide qu’apporte ainsi le CICR améliore considérablement les conditions de vie des détenus, qui sont souvent entassés dans des cellules surpeuplées et n’ont qu’un accès limité à l’eau, à l’air libre et aux services médicaux.

Le CICR fournit en outre une assistance médicale régulière aux prisons haïtiennes. Lors de l’épidémie de choléra qui a frappé le pays fin 2010, le CICR était la principale organisation à prêter son assistance à l’administration pénitentiaire, qu’il a notamment aidée à mettre en place des traitements curatifs et préventifs dans des lieux de détention du pays tout entier et à prodiguer des soins de santé primaires et de prophylaxie.

Le CICR coopère étroitement avec les autorités pénitentiaires et jouit d’un accès sans restriction aux lieux de détention. Il soutient en outre activement une section spéciale récemment créée au sein du ministère de la Justice, et chargée de répondre aux besoins humanitaires urgents des détenus, de veiller au respect de leurs garanties judiciaires et d’engager une réforme du système pénitentiaire à moyen et long terme.

Violence à Cité-Soleil et à Martissant

La violence qui prévalait à Cité Soleil et à Martissant, de même que dans d’autres zones urbaines défavorisées de Port-au-Prince, est en recul depuis 2008. La criminalité et les activités liées aux gangs continuent cependant à compromettre la bonne marche des programmes humanitaires et sociaux réalisés dans ces cités. Le CICR travaille en étroite collaboration avec la Croix-Rouge haïtienne et ses partenaires au sein du Mouvement afin d’assurer la sécurité des volontaires et des employés de la Société nationale et de veiller au respect de l’emblème de la croix rouge.

Le tremblement de terre de 2010

En 2010, le CICR a activé son mécanisme de déploiement rapide pour aider la Croix-Rouge haïtienne à porter secours aux très nombreux Haïtiens touchés par le séisme dévastateur qui a frappé le pays le 12 janvier. Conformément aux accords conclus au sein du Mouvement, il a rapidement remis la coordination des opérations de secours du Mouvement à la Fédération internationale. Un projet visant à approvisionner Cité Soleil en eau potable avait alors dû être revu de manière à prendre en compte les dégâts occasionnés par le tremblement de terre. En 2012, l’installation de quatre stations de pompage a été achevée, ce qui permet aujourd’hui à quelque 200 000 personnes d’avoir un accès à l’eau.

Réadaptation physique

Le Fonds spécial du CICR en faveur des handicapés a quant à lui entrepris de reconstruire un centre de réadaptation physique détruit par le séisme. L’établissement était géré par Healing Hands for Haiti, la seule organisation active dans ce domaine avant la catastrophe.

En Haïti comme en République dominicaine, le CCIR travaille à promouvoir l’adhésion au droit international humanitaire et son incorporation dans la législation nationale. Il organise également des séances d’information à l’intention des pouvoirs publics, des chefs communautaires et des porteurs d’armes – policiers, soldats, membres des forces de maintien de la paix, etc. –, dans les rangs desquels il s’emploie à promouvoir les principes humanitaires essentiels et, le cas échéant, les règles régissant l’emploi de la force. Le CICR soutient en outre les Sociétés nationales des deux pays dans les efforts qu’elles déploient afin de renforcer leurs capacités dans des domaines comme les premiers secours, la préparation et l’intervention en cas de catastrophe, le rétablissement des liens familiaux et la communication publique.


Photos

Port-au-Prince. Cité Soleil. Fontaines publiques réhabilitées par le CICR. 

Port-au-Prince. Cité Soleil. Fontaines publiques réhabilitées par le CICR.
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