La délégation régionale du CICR à Lima
15-06-2011 Introduction
La délégation régionale de Lima couvre la Bolivie, l’Équateur et le Pérou. Elle visite des détenus, contribue à élucider le sort des personnes portées disparues et suit les conséquences que les situations conflictuelles dans la région et autres situations de violence peuvent avoir sur le plan humanitaire. En outre, le CICR aide les forces de sécurité à adapter les procédures aux normes légales internationales et apporte son soutien au développement des Sociétés nationales.
La délégation de Lima, ouverte en 1984, est devenue une délégation régionale en 2003. Après de nombreuses années d’activités liées au conflit armé non international au Pérou, le CICR a renforcé son action pour faire face à d’autres situations de violence, notamment des troubles sociaux de grande ampleur et des manifestations de rue avec intervention des forces de sécurité. L'institution vient en aide aux victimes de ces situations en leur portant secours et en engageant le dialogue avec les autorités, les porteurs d’armes et différents acteurs non étatiques. Le partenariat avec les Sociétés nationales de la Croix-Rouge de la région est vital et le CICR aide les Sociétés à renforcer leurs capacités tout en soutenant leurs équipes sur le terrain.
Dans le département de Pando, en Bolivie, une quinzaine de communautés touchées par les violences qui ont éclaté en 2008 ont reçu l'aide de promoteurs de la santé mentale formés par le CICR et une ONG locale. Le long de la frontière entre l’Équateur et la Colombie, une région qui subit les conséquences du débordement du conflit colombien, huit communautés bénéficient d’un projet de recyclage de l’eau de pluie lancé par la Croix-Rouge équatorienne avec le soutien du CICR.
La question des personnes disparues est particulièrement sensible au Pérou, où quelque 15 000 personnes n’ont toujours pas été retrouvées après 20 ans de conflit armé. Le CICR continue d'aider les organismes publics et les organisations non gouvernementales qui travaillent dans ce domaine en offrant un soutien et une formation en médecine légale afin d'améliorer l'identification des restes humains. Le CICR a pris en charge les frais de transport des familles de disparus jusqu’aux lieux d’exhumation, ainsi que l’achat de cercueils pour qu’elles puissent enterrer les dépouilles de leurs proches. Par ailleurs, le CICR soutient des organisations qui apportent une aide psychologique aux personnes qui ont perdu un être cher. Lors de ses conférences régionales, le CICR encourage la coopération entre experts légistes aux fins de l’identification des restes humains.
En Bolivie et au Pérou, le CICR suit les conditions de détention des détenus de sécurité et apporte son soutien aux efforts visant à améliorer leurs conditions. Au Pérou, des collaborateurs de l’administration pénitentiaire nationale de cinq régions ont reçu une formation leur permettant d’informer leurs collègues sur les droits de l’homme, sur la base d’un manuel produit en 2008 avec le soutien du CICR.
Le CICR prodigue des conseils sur les soins de santé dans les prisons et organise des séminaires à l’intention des professionnels de la santé sur des sujets variés allant de la gestion des médicaments au traitement et à la prévention de la tuberculose et du VIH/sida dans des espaces confinés.
Le CICR met à la disposition des gouvernements des trois pays ses conseils et son expertise afin qu'ils puissent adopter et ratifier des instruments du droit international humanitaire tels que la Convention sur certaines armes classiques, la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées et le Statut de Rome de la Cour pénale internationale.
La Bolivie, l’Équateur et le Pérou ont tous trois coopéré avec le CICR pour intégrer les principes fondamentaux du droit international humanitaire et les normes des droits de l’homme dans les programmes de formation de leurs forces armées et de police. En Équateur et au Pérou, le CICR a sensibilisé et formé les membres des forces armées et de sécurité à lutter contre l’usage excessif de la force et à répondre au besoin de protection des civils dans les situations de violence.
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