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Le CICR au Bangladesh

20-09-2012 Introduction

Au Bangladesh, le CICR apporte protection et assistance aux personnes touchées par la violence armée organisée, et s’emploie à faire plus largement connaître et respecter les règles du droit international humanitaire (DIH), grâce à des séances de diffusion qu’il organise à l’intention des autorités, des milieux universitaires, des forces de l’ordre et des forces armées. Il s’attache en outre à renforcer les capacités du Croissant-Rouge du Bangladesh, son partenaire local. À travers un réseau mondial de recherches, le CICR et le Croissant-Rouge du Bangladesh travaillent à retrouver des personnes portées disparues pour les réunir avec leurs familles, facilitant par ailleurs le rapatriement de migrants bangladais vulnérables à partir de l’étranger. Enfin, le CICR s’efforce d’améliorer les services de réadaptation physique, veillant notamment à ce que les personnes handicapées vulnérables puissent y accéder plus facilement.

De 1971 à 1975, en vue d’atténuer les souffrances des victimes du conflit qui avait fait des millions de déplacés, le CICR a mené au Bangladesh une opération humanitaire de grande ampleur. Puis, de retour dans le pays dès 2006, il a signé un accord de siège avec le gouvernement du Bangladesh en 2010, transformant ainsi sa mission à Dacca en une délégation à part entière. Depuis, le CICR poursuit son dialogue avec les autorités bangladaises sur la possibilité de visiter les personnes privées de liberté.

Promotion des principes humanitaires

Le CICR mène des démarches auprès du gouvernement pour promouvoir la ratification et la mise en œuvre des traités de DIH et encourager les autorités à créer une commission nationale de DIH. Il contribue également à faciliter le processus d’intégration de cette branche du droit dans la doctrine, la formation et les opérations des forces armées, de police et de sécurité.
Le CICR entretient un dialogue constant avec les membres de la société civile – chefs religieux, journalistes, étudiants et professeurs d’université – afin de les sensibiliser davantage aux principes humanitaires et de les inciter, le cas échéant, à soutenir l’action du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Assistance aux victimes de la violence

En cas de flambée de violence organisée, le CICR distribue des secours aux victimes, en collaboration avec le Croissant-Rouge du Bangladesh, afin d’aider les familles touchées à se relever plus rapidement. Il rappelle en outre aux autorités qu’il est de leur responsabilité de protéger les civils.

Le CICR offre des formations et un soutien continu à la Société nationale, notamment en vue de renforcer ses capacités dans les domaines de l’intervention d’urgence et du rétablissement des liens familiaux. En outre, il mène dans le pays tout entier des campagnes de sensibilisation à l’usage abusif des emblèmes de la croix rouge et du croissant rouge – indispensables pour identifier le Mouvement lors des opérations qu’il conduit dans les situations de crise. Il recommande également un certain nombre d’amendements constitutionnels susceptibles de renforcer l’indépendance du Croissant-Rouge du Bangladesh.

Rétablissement des liens familiaux

Les services de recherches mis en place par le CICR et le Croissant-Rouge du Bangladesh permettent aux familles de rétablir et de maintenir le contact avec leurs proches détenus à l’étranger, grâce à l’échange de messages Croix-Rouge (qui contiennent de brèves nouvelles familiales) ou par le biais d’appels téléphoniques. En coordination avec les autorités, la Société nationale et le CICR facilitent le rapatriement de migrants vulnérables au Bangladesh. 

Le CICR organise en outre des cours de formation à la gestion des restes humains afin que puisse être faite la lumière sur le destin des personnes portées disparues par suite de situations de violence ou de catastrophes naturelles.

Renforcement des services de réadaptation physique

En vue d’améliorer l’accès aux services de réadaptation physique des personnes souffrant de handicaps physiques, en particulier celles qui sont dans le besoin, le CICR a signé, en septembre 2011, un accord avec le Centre for the Rehabilitation of the Paralysed. Grâce au savoir-faire d’expert du CICR en matière de fabrication d’appareils orthopédiques de bonne qualité à faible coût, le centre a amélioré sa production de membres artificiels sur mesure à l’intention des patients démunis.


Photos

Village de Bishnurampur, Mymensingh, Bangladesh. Moslem Uddin Sarker retrouve sa mère avec après 23 ans d'emprisonnement. 

Village de Bishnurampur, Mymensingh, Bangladesh. Moslem Uddin Sarker retrouve sa mère avec après 23 ans d'emprisonnement.
© ICRC