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La délégation régionale du CICR à New Delhi

01-03-2012 Introduction

Le CICR est intervenu en Inde au moment de la partition (1947-1948) et durant les conflits qui ont ensuite opposé l'Inde au Pakistan (1965 et 1971). C'est en 1982 qu'il a ouvert à New Delhi une délégation régionale, qui couvre aujourd'hui l'Inde, le Bhoutan et les Maldives. Ses activités consistent essentiellement à visiter les personnes détenues au Jammu-et-Cachemire et au Bhoutan, à prêter assistance aux civils touchés par la violence dans diverses régions de l'Inde et à promouvoir le droit international humanitaire (DIH). L’institution soutient également les activités de la Croix-Rouge de l’Inde et du Croissant-Rouge des Maldives.

En Inde, les délégués du CICR visitent les personnes qui ont été arrêtées pour des motifs liés à la situation au Jammu-et-Cachemire et qui sont détenues dans cet État ou dans d'autres régions de l'Inde, afin de suivre leurs conditions de détention et le traitement qui leur est réservé. L'institution fournit une assistance de base aux détenus et à leurs proches en fonction de leurs besoins. En Inde et au Bhoutan, elle aide les détenus à rétablir et à maintenir le contact avec leurs familles.

Le CICR soutient les activités humanitaires de la Croix-Rouge de l'Inde, notamment ses programmes de gestion des situations d'urgence, de premiers secours, de soutien aux moyens de subsistance et de santé communautaire. Le CICR renforce la capacité opérationnelle des sections locales de la Croix-Rouge dans les États en proie à des situations d'urgence, afin de les aider à fournir une aide humanitaire appropriée. Il contribue à promouvoir les Principes fondamentaux du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et le respect des emblèmes, et plaide en faveur d'une action humanitaire neutre et indépendante. Il soutient également le Service d'échange de nouvelles familiales de la Croix-Rouge de l'Inde, qui s'efforce de rechercher et de réunir les membres de familles dispersées à la suite de migrations, de déplacements et de catastrophes. Le CICR offre un soutien et des conseils techniques aux autorités nationales de gestion des catastrophes en ce qui concerne la gestion des dépouilles mortelles lors de catastrophes naturelles ou d'origine humaine.

Le CICR soutient des programmes médicaux et sanitaires, ainsi que des projets d'approvisionnement en eau et d'assainissement dans les États d'Assam, Nagaland et Chhattisgarh. Une équipe de médecins et d'infirmiers du CICR apporte un appui au centre de soins de santé primaires de Kutru, dans le district de Bijapur (État du Chhattisgarh). Dans le même district, des agents de santé communautaire s'emploient à sensibiliser les communautés locales aux règles d'hygiène. Le CICR soutient également les activités menées par la Croix-Rouge de l'Inde et le ministère de la Santé dans le centre de réadaptation physique du district de Dimapur (État du Nagaland). Il contribue en outre à la gestion d'un programme de réadaptation physique au Jammu-et-Cachemire et soutient un centre de réadaptation physique à Raipur (État du Chhattisgarh).

Aux Maldives, le CICR visite les détenus et fournit également un soutien et des conseils techniques aux autorités pénitentiaires maldiviennes. Dans le cadre de l’après-tsunami, il coopère et entretient depuis 2004 un dialogue constructif avec la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et le Croissant-Rouge des Maldives. Il continue à collaborer étroitement dans des domaines tels que la préparation aux catastrophes, les premiers secours et le soutien aux structures de soins de santé avec le Croissant-Rouge des Maldives, reconnu comme membre à part entière du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à la XXXIe Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge de 2011.

Dans le cadre de ses activités de promotion du DIH, le CICR organise des ateliers, des séminaires, des conférences et des cours de formation à l'intention de partenaires importants tels que les représentants gouvernementaux, les membres des forces armées et de sécurité, le personnel judiciaire, les journalistes, les universitaires, le personnel médical et les organisations non gouvernementales, ainsi que d’autres membres de la société civile. Il travaille en collaboration avec les autorités gouvernementales compétentes au plus haut niveau en vue de promouvoir l'adoption des traités de DIH et leur incorporation dans la législation nationale, d'instaurer des mécanismes nationaux de mise en œuvre du DIH et de garantir l'application de ces normes.


Photos

Srinagar, India. The ICRC hands over medicines to the Jammu and Kashmir State Branch of the Indian Red Cross Society for distribution to the city's hospitals. 

© ICRC / H. Naqash / v-p-in-e-00056