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Le CICR au Myanmar

18-02-2013 Introduction

Le CICR coopère avec la Croix-Rouge du Myanmar en vue d’apporter une assistance de base mais vitale aux personnes touchées par les violences intercommunautaires dans l’État de Rakhine. Après le succès de la visite pilote de lieux de détention effectuée en janvier 2013, le CICR prévoit de renforcer son activité dans ce domaine.

Détention

À la suite de l’annonce par le gouvernement de Myanmar de la reprise des visites du CICR dans les lieux de détention, le CICR a effectué une visite pilote, en respectant pleinement ses méthodes et procédures de travail habituelles. L’institution s’apprête maintenant à étendre ses visites à d’autres lieux de détention du pays, dans le but d’aider les autorités à améliorer le traitement réservé aux détenus ainsi que les conditions de détention.

Depuis 2012, le CICR a aidé à remettre en état les infrastructures d’approvisionnement en eau et d’assainissement de trois prisons. L’institution, qui prévoit d’achever en 2013 les travaux en cours dans quatre autres prisons, est prête à étendre ce type d’intervention.

Assistance

Depuis l’ouverture de sa délégation en 1986, le CICR axe ses activités au Myanmar sur la réadaptation physique des amputés des membres inférieurs ; la fabrication de prothèses figure ainsi parmi ses premières priorités. Après être parvenu à un accord avec le ministère de la Santé, le CICR a recommencé à soutenir trois des ateliers de fabrication de prothèses dépendant de ce ministère ; des négociations sont en cours en vue d’apporter une assistance similaire aux établissements placés sous la responsabilité du ministère de la Défense. Une aide technique, matérielle et financière est fournie à la Croix-Rouge du Myanmar dans le cadre de sa gestion du Centre de réadaptation physique de Hpa-an.

Promotion du DIH

Le CICR soutient la participation de représentants du gouvernement et d’universitaires à des événements portant sur le DIH (tels que conférences régionales et sessions d’enseignement), ainsi qu’à la formation de troisième cycle en DIH proposée à distance par l’Institut NALSAR de l’Université d’Hyderabad (Inde). En 2012, en coopération avec le ministère des Affaires étrangères, le CICR a organisé à Nay Pyi Taw un atelier de DIH à l’intention de hauts responsables du Parlement et de six ministères.

Coopération avec la Croix-Rouge du Myanmar

Le CICR aide la Croix-Rouge du Myanmar à mieux se préparer et répondre aux situations d’urgence, notamment aux conflits et autres situations de violence ; il soutient en outre les activités de la Société nationale visant à promouvoir le DIH et les principes fondamentaux de l’action humanitaire. L’institution contribue au renforcement des sections de la Croix-Rouge du Myanmar dans les régions frontalières sensibles et elle dispense aux volontaires de la Société nationale une formation destinée à leur permettre d’accomplir leurs tâches humanitaires dans de meilleures conditions de sécurité.

Le CICR aide la Croix-Rouge du Myanmar à gérer le Centre de réadaptation physique de Hpa-an, où quelque 800 prothèses sont fabriquées chaque année. Il gère en outre conjointement avec la Société nationale un programme qui permet à des patients vivant dans des régions reculées d’être accueillis dans les ateliers d’appareillage orthopédique soutenus par le CICR. Le programme couvre huit régions et États, dont les États de Kachin et de Kayin.

Opérations dans l’État de Rakhine

Le CICR a établi une présence permanente dans l’État de Rakhine immédiatement après l’éclatement des violences intercommunautaires. Conjointement avec la Croix-Rouge du Myanmar, il fournit une assistance de base mais vitale aux malades, aux blessés et aux déplacés des deux communautés. Les deux institutions apportent leur soutien à des cliniques mobiles, évacuent les patients qui ne peuvent pas se rendre dans une structure de santé et, enfin, approvisionnent en eau les camps de déplacés. Le CICR a également rénové un hôpital de référence à Sittwe.

Suite à la nouvelle flambée de violences en octobre 2012, le CICR a effectué des visites d’évaluation dans les municipalités nouvellement touchées afin de déterminer si la population y avait suffisamment accès à des soins de santé. L’institution envisage d’étendre son assistance dans ce domaine.