Le CICR au Népal
01-06-2011 Introduction
Depuis la fin du conflit armé en 2006, le CICR s'emploie essentiellement à faire face aux conséquences du conflit qui persistent sur le plan humanitaire et à répondre aux besoins des personnes touchées par les troubles actuels. Il aide la Croix-Rouge du Népal, les institutions compétentes et les pouvoirs publics à améliorer leur préparation aux situations d'urgence et leurs capacités d'intervention, et contribue à promouvoir le droit international humanitaire (DIH). L'institution mène la plupart de ses activités conjointement avec la Croix-Rouge du Népal, tout en renforçant les capacités de la Société nationale à travers un soutien financier, technique et matériel, et une aide à la formation.
Bien qu'un accord de paix ait été conclu en 2006, mettant fin au conflit au Népal, des désaccords profonds subsistent au sein des forces politiques népalaises quant à la conclusion du processus de paix et aux termes d'une future constitution. Parallèlement, divers groupes politiques, ethniques et sociaux, parfois armés, continuent d'exprimer leur mécontentement et leurs revendications par des grèves nationales ou des actions violentes. Enfin, étant exposé au risque de catastrophe naturelle et, plus particulièrement, au risque permanent d'être frappé par un séisme dévastateur, le Népal s'emploie à améliorer sa préparation à ce type de phénomènes.
Durant les premières années de la guerre civile, le CICR a travaillé au Népal par l'intermédiaire de sa délégation régionale à New Delhi, avant d'ouvrir une délégation à Katmandou en 2001. Depuis la fin du conflit armé, ses activités visent essentiellement à faire face aux conséquences du conflit qui persistent sur le plan humanitaire ; à répondre aux besoins des personnes touchées par les troubles actuels ; à soutenir la Croix-Rouge du Népal, les institutions compétentes et les pouvoirs publics dans les efforts qu'ils déploient pour améliorer leur préparation aux situations d'urgence et leurs capacités d'intervention ; et à promouvoir le DIH. Le CICR mène la plupart de ses activités conjointement avec la Croix-Rouge du Népal, tout en renforçant les capacités de la Société nationale à travers un soutien financier, technique et matériel, et une aide à la formation.
Agir en faveur des familles des personnes portées disparues à la suite du conflit armé reste une priorité pour le CICR. L'institution entreprend des démarches pour le compte des familles auprès des acteurs concernés, en vue d'obtenir des informations sur le sort de leurs proches disparus. Elle encourage les autorités à adopter des mesures pour répondre aux besoins de ces familles et renforce les compétences et capacités médicolégales au niveau national pour procéder à des exhumations et identifier les restes humains. En coopération avec la Société nationale et d'autres organisations, elle s'efforce de venir en aide aux familles des personnes portées disparues et de leur fournir un soutien psychosocial, économique et juridique en fonction de leurs besoins.
Le CICR et la Croix-Rouge du Népal aident les personnes qui ont été blessées ou mutilées durant le conflit armé à bénéficier des programmes de réparation du gouvernement et aiguillent certaines d'entre elles vers deux centres de réadaptation physique, auxquels le CICR fournit des équipements, des consommables et une aide à la formation, afin qu'ils puissent fournir des membres artificiels sur mesure et des appareils de soutien.
Étant donné que des munitions non explosées telles que des engins explosifs artisanaux continuent de tuer et de mutiler des civils, le CICR soutient le programme de sensibilisation au danger des mines mené par la Croix-Rouge du Népal pour prévenir les accidents en sensibilisant davantage les communautés aux risques liés à ce type d'engins.
Le CICR veille à ce que la Croix-Rouge du Népal soit reconnue comme un acteur humanitaire indépendant et impartial, et contribue à renforcer sa capacité de prêter assistance aux personnes touchées à la fois par les situations de violence et les catastrophes naturelles, notamment dans les domaines suivants : services de premiers secours et d'ambulance ; recherche des personnes séparées de leurs proches et rétablissement des liens familiaux ; et gestion des restes humains en vue d'identifier les victimes de façon appropriée.
Le CICR fournit un soutien similaire aux services de santé et de secours népalais pour améliorer leur préparation aux situations d'urgence et leurs capacités d'intervention, notamment en formant le personnel hospitalier à prendre en charge les patients souffrant de traumatismes et à faire face à un afflux massif de blessés.
Le CICR continue de visiter un petit nombre de personnes détenues pour des raisons de sécurité, comme il l'a fait durant la période de conflit. En outre, en collaboration avec la Croix-Rouge du Népal, il permet aux réfugiés bhoutanais vivant dans le pays de rester en contact avec leurs proches détenus au Bhoutan et de leur rendre visite.
Le CICR s'efforce de promouvoir le DIH, en particulier auprès des autorités, des forces armées et des membres influents de la société civile.
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