Le CICR au Pakistan
25-09-2012 Introduction
Le CICR est présent au Pakistan depuis 1947, date à laquelle il a aidé à installer des camps de réfugiés pour les millions de personnes déplacées par la Partition. Les opérations se sont poursuivies au cours des conflits qui ont opposé le pays à l'Inde, pendant la guerre de séparation d'avec le Bangladesh actuel, et lors d'autres situations de violence armée et de catastrophes naturelles, tremblements de terre et inondations. Suite au meurtre en avril 2012 d'un de ses collaborateurs, le CICR a dû réduire ses activités afin de protéger son personnel.
Au cours des dix dernières années, le CICR a mené une vaste gamme d'activités au profit des victimes de la violence ou de catastrophes naturelles, notamment des personnes blessées, malades et handicapées physiques. Il a sensibilisé la population au danger que représentent les mines et les munitions non explosées, transmis des nouvelles de Pakistanais détenus en dehors de leur pays à leur famille, visité des détenus dans certains endroits du Pakistan et fait connaître le droit international humanitaire.
Le CICR a aidé le Croissant-Rouge du Pakistan à se préparer aux catastrophes et collaboré avec la Société nationale afin de dispenser des soins de santé de base, rétablir le contact entre les membres de familles dispersées et promouvoir les principes humanitaires.
Le meurtre d’un collaborateur du CICR entraîne la réduction des activités
En janvier 2012, le responsable du programme santé du CICR Khalil Rasjed Dale a été enlevé à Quetta, au Baloutchistan. Il a été brutalement assassiné en avril 2012. L'incident a contraint le CICR à suspendre ses activités au Pakistan et à reconsidérer sa présence dans le pays, en mettant en balance l’impact humanitaire de ses activités et les risques encourus par son personnel.
Le 23 août 2012, à la suite du processus d'examen, le CICR a informé le gouvernement pakistanais de sa détermination à poursuivre son action, mais à réduire le volume de ses activités dans le pays.
Opérations en cours
Les opérations du CICR au Pakistan consisteront pour l’instant à prendre en charge les personnes blessées par la violence armée. Le CICR continuera à soutenir les services de réadaptation physique et espère rouvrir son hôpital chirurgical de Peshawar.
De plus, le CICR continuera à soutenir le Croissant-Rouge du Pakistan et contribuera au maintien des liens entre les Pakistanais détenus à l'étranger et leur famille dans le pays.
Le CICR a dû malheureusement suspendre toutes les autres opérations en faveur des personnes du Baloutchistan, du Khyber Pakhtunkhwa et des zones tribales sous administration fédérale. L'institution a aussi suspendu ses visites aux détenus.
Le CICR est régulièrement en contact avec le gouvernement en vue de relancer certaines ou toutes les activités actuellement suspendues.
-
Partager
|


