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Le CICR au Pakistan

04-09-2013 Introduction

Le CICR mène des activités au Pakistan depuis la création de cet État, en 1947. Il avait alors été sollicité par les gouvernements pakistanais et indien pour répondre aux conséquences humanitaires de la partition des Indes britanniques. Aujourd’hui, en sa qualité d’organisation active depuis 150 ans dans le monde entier, le CICR est toujours présent dans le pays, tout aussi déterminé qu’il y a 65 ans à apporter son soutien à la population, aux autorités et au Croissant-Rouge pakistanais pour les aider à faire face à la violence armée ou à d’éventuels catastrophes naturelles.

Les préoccupations concernant la sécurité des collaborateurs de l’institution dans le pays ont été ravivées en avril 2012 par le meurtre, à Quetta, de Khalil Rasjed Dale, responsable d’un programme de santé. Le CICR avait alors reconsidéré son opération, maintenant une partie de ses activités, alors que d’autres étaient totalement gelées. L’institution est toujours en pourparlers avec les autorités afin de déterminer la nature et le volume des activités qu’elle entend maintenir dans le pays.

Le CICR continue à œuvrer en faveur de la population pakistanaise

À partir de ses bureaux à Islamabad et à Peshawar :

  • Le CICR a apporté un soutien accru à 17 centres de réadaptation physique dans le nord et l’ouest du pays. Afin de garantir la durabilité des services, il a entrepris de remettre le centre de Muzaffarabad aux autorités de l'Azad Jammu-et-Cachemire, de façon à ce qu’il fonctionne de manière autonome.
  • Le CICR continue de porter assistance aux personnes qui ont été séparées par la violence, la migration ou des catastrophes naturelles, en les aidant à rétablir ou à maintenir le contact. Il aide également les personnes détenues en dehors du pays à échanger régulièrement des nouvelles avec leurs proches au Pakistan.
  • Le CICR s’emploie sans relâche à promouvoir les règles du droit international humanitaire et les principes humanitaires auprès des autorités civiles et militaires, ainsi que dans les rangs de la société civile. Il tire parti de la vaste expérience qu’il a acquise dans le monde musulman et au-delà, pour promouvoir la complémentarité entre droit international humanitaire et droit islamique, et jeter des ponts pour favoriser la communication entre les pays.
  • L e CICR apporte son concours aux services du Croissant-Rouge pakistanais chargés de la gestion des situations d’urgence et des catastrophes, et soutient les activités de la Société nationale en matière de communication publique et de rétablissement des liens familiaux.
  • Le CICR a contribué à soutenir l’économie du Pakistan en achetant sur le marché local pour 13,5 milliards de roupies pakistanaises (env. 123 millions de dollars US) de biens destinés à ses activités humanitaires au Pakistan et ailleurs, et ce depuis 2009.

Perspectives d’avenir

Le CICR a offert au gouvernement du Pakistan d’apporter des améliorations dans le secteur de la santé, notamment en portant assistance aux victimes de la violence à toutes les étapes de leur prise en charge médicale, des premiers soins à la réadaptation physique. Il entend également mener des activités de sensibilisation aux risques liés à la présence d’engins non explosés, et organiser des cours de formation à la gestion des restes humains.


Photos

Centre de réadaptation physique de Muzaffarabad. Depuis son ouverture en 2007, le Centre de réadaptation physique de Muzaffarabad a traité quelque 25 000 patients. L’établissement prend en charge toute personne ayant un handicap, quelle qu’en soit la cause.  

Centre de réadaptation physique de Muzaffarabad. Depuis son ouverture en 2007, le Centre de réadaptation physique de Muzaffarabad a traité quelque 25 000 patients. L’établissement prend en charge toute personne ayant un handicap, quelle qu’en soit la cause.
© ICRC / A. Shehzad