La délégation du CICR à Bruxelles
29-10-2010 Introduction
La délégation du CICR à Bruxelles couvre les institutions de l’Union européenne, le Conseil de l’Europe, l’OSCE, l’OTAN, l’Assemblée parlementaire de l’OTAN et les principales forces armées européennes. Pour les décideurs siégeant dans ces organes, le CICR est la principale institution de référence en matière d’action humanitaire neutre et indépendante.
La capitale belge est le siège des principales institutions de l’Union européenne – le Conseil, le Parlement et la Commission européenne – ainsi que de l’OTAN. Le bureau du CICR à Bruxelles maintient aussi des relations avec des organisations installées dans d’autres pays européens, notamment le Conseil de l’Europe et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).
Le CICR entretient des relations avec l’Union européenne au plus haut niveau, en particulier avec la présidence, les commissaires et des responsables des relations extérieures, du développement et de l’aide humanitaire. Le président et d’autres cadres supérieurs du CICR se rendent régulièrement dans les institutions européennes pour promouvoir le droit international humanitaire et s’assurer que l’UE comprend et soutient les activités et le mandat du CICR.
L’objectif est de s’assurer que l’Union européenne tient compte des priorités et des préoccupations du CICR dans des contextes tels que l’Afghanistan et la Somalie, et que ses politiques et activités reflètent l’importance d’une action humanitaire neutre et indépendante. À cette fin, le CICR a aidé la Commission européenne à établir un consensus sur l’aide humanitaire – consensus qui souligne l’importance de l’indépendance, de l’impartialité et de la neutralité dans l’action humanitaire.
Le dialogue avec la Direction générale de l’aide humanitaire (ECHO) de la Commission porte essentiellement sur des contextes spécifiques dans lesquels les deux organisations mènent des activités. Toutes deux communiquent avec les décideurs, les faiseurs d’opinion et les jeunes.
Les sous-commissions du Parlement européen invitent le CICR à donner son avis en matière de droits de l’homme, de défense et de sécurité.
Le Quartier général suprême des Forces alliées (SHAPE) de l’OTAN et le CICR mènent des discussions sur des questions juridiques, opérationnelles et relatives à la formation. En outre, le CICR apporte des compétences techniques pour l’organisation de sessions de formation et d’information sur l’application du droit international humanitaire dans des situations de conflit armé telles que celle de l'Afghanistan, tandis que le dialogue se poursuit à propos du rôle et de la pertinence de ce droit dans d’autres opérations de l’OTAN.
L’action du Conseil de l’Europe dans les domaines des droits de l’homme, de l'état de droit et de la démocratie intéresse directement le CICR, notamment lorsqu’il s’agit de décisions du Conseil sur les personnes disparues et leurs familles en Arménie, en Azerbaïdjan et en Géorgie.
Si la promotion du DIH dans la société civile est une tâche qui incombe principalement aux Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, le CICR soutient leur action en participant à des groupes de réflexion et à des séminaires et en collaborant avec des institutions universitaires, comme le Collège de l’Europe.
Le CICR travaille en étroite coopération avec les Sociétés nationales, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et le bureau Croix-Rouge/UE à Bruxelles sur des questions telles que les réfugiés, la migration, les demandeurs d’asile et la gestion des catastrophes.
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