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Le CICR en Géorgie

03-04-2014 Introduction

Les activités de la délégation du CICR en Géorgie consistent principalement à rétablir les liens familiaux, faire la lumière sur le sort des personnes disparues et apporter un soutien à leur famille, aider les personnes qui connaissent des difficultés dues aux frontières administratives, améliorer les conditions d’existence des victimes des conflits passés, apporter une assistance aux victimes de mines, visiter les détenus et promouvoir le droit international humanitaire (DIH).

Contexte

En Géorgie, le CICR apporte depuis plus de 20 ans une aide aux victimes des conflits survenus dans les années 1990 et de la guerre qui a éclaté en août 2008.

Les personnes vivant le long des deux frontières administratives subissent toujours les effets du conflit d'août 2008. La fermeture de ces frontières ou le resserrement de leur réglementation et les arrestations qui y sont liées entraînent des difficultés pour les personnes vivant à proximité et accentuent les problèmes économiques existants, car ils privent les habitants des terres agricoles, les empêchent d’irriguer et entravent leur accès à l'eau potable. Après le conflit de 2008, de nombreuses personnes ayant regagné leur domicile ont dû affronter des conditions d’existence difficiles. Des milliers d'autres n'ont pas pu rentrer chez elles et vivent toujours dans des centres collectifs ou des logements construits par l'État.

Personnes disparues et liens familiaux

Le CICR offre aux personnes séparées à cause des conflits la possibilité de contacter leurs proches par des messages Croix-Rouge. Partout où cela est possible, nous contribuons au regroupement des membres de familles dispersées. Nous aidons également les personnes hospitalisées à traverser la frontière administrative.

L'institution aide les autorités à assumer les obligations qui leur incombent s’agissant de clarifier le sort des personnes portées disparues et collabore avec des organisations non gouvernementales (ONG) locales pour soutenir les familles de ces personnes.

En 2010, deux mécanismes de coordination distincts ont été établis sous l'égide du CICR :

  • le mécanisme bipartite de coordination pour l’élucidation du sort des personnes portées disparues pendant et après le conflit armé de 1992-1993 (composé de participants géorgiens et abkhazes) ;
  • le mécanisme tripartite de coordination pour l’élucidation du sort des personnes portées disparues pendant et après les conflits armés des années 1990 et d'août 2008 (composé de participants sud-ossètes et russes).

Atténuer les effets des conflits

Le CICR conduit des activités génératrices de revenus pour aider les victimes des conflits à retrouver leur autonomie. Nous apportons également des améliorations aux systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement et au logement des personnes déplacées et des habitants des régions ayant été touchées par les conflits passés.

L’institution apporte une assistance aux personnes qui ont été mutilées par des mines et des restes explosifs de guerre, en prenant financièrement en charge les soins et l’appareillage et en octroyant des subventions pour soutenir les activités génératrices de revenus qui les aident à redevenir autonomes.

Amélioration des conditions de détention

Le CICR visite des lieux de détention en Géorgie depuis 1992. Nous accordons une attention particulière aux personnes détenues dans le cadre des conflits et d’autres situations de violence, en suivant chaque cas individuellement. Nous transmettons aux autorités détentrices des informations confidentielles sur les observations que nous avons effectuées durant les visites et, s’il y a lieu, nous formulons des recommandations confidentielles sur le traitement réservé aux détenus, leurs conditions de détention et leur accès aux services de santé. Le CICR facilite aussi les visites des familles aux personnes détenues de part et d’autre des frontières administratives. Il aide les autorités à mettre en œuvre un programme de soins de santé primaires dans toutes les prisons géorgiennes.

Promotion du droit international humanitaire

Le CICR encourage l’intégration du DIH dans la législation géorgienne en fournissant une aide et des conseils aux autorités. Nous encourageons l’incorporation de cette branche du droit dans les programmes et les activités de formation militaires et l’enseignement universitaire. Une coopération étroite avec les autorités géorgiennes a donné naissance à une commission nationale interinstitutions de mise en œuvre du DIH.

Soutien à la Société de la Croix-Rouge de Géorgie

Enfin, le CICR aide la Société de la Croix-Rouge de Géorgie à renforcer son assise juridique et à améliorer ses compétences en matière de gestion des programmes et sa capacité d’intervention lors de situations d’urgence.


Photos

Une mère examine des objets ayant appartenu à son fils, dont les restes lui ont été remis plus de 20 ans après sa mort grâce à une coopération entre l’Abkhazie et la Géorgie et à l’aide du CICR. 

Poti, Géorgie.
Une mère examine des objets ayant appartenu à son fils, dont les restes lui ont été remis plus de 20 ans après sa mort grâce à une coopération entre l’Abkhazie et la Géorgie et à l’aide du CICR.
© CICR / I. Shonia / v-p-ge-e-00744

Des femmes célèbrent la Journée internationale des personnes disparues (30 août). 

Gori, Shida Kartli, Géorgie.
Des femmes célèbrent la Journée internationale des personnes disparues (30 août).
© CICR

Une femme entretient ses jeunes plants dans le cadre d’un projet d’initiatives microéconomiques du CICR. 

Shida Kartli, Géorgie.
Une femme entretient ses jeunes plants dans le cadre d’un projet d’initiatives microéconomiques du CICR.
© CICR

Une femme s'approvisionne en eau à un système installé par le CICR. 

Pkhvenisi. Shida Kartli, Georgie.
Une femme s'approvisionne en eau à un système installé par le CICR.
© CICR