Le CICR en Géorgie
29-10-2010 Introduction
Présent en Géorgie depuis 1992, le CICR contribue aux efforts visant à fournir des réponses aux familles des personnes disparues, et apporte protection et assistance aux personnes déplacées et à d’autres groupes vulnérables dans les régions touchées par le conflit. Il s’emploie à promouvoir l’application du droit international humanitaire (DIH) et visite les lieux de détention, mettant à disposition son savoir-faire en matière de santé carcérale, dans le domaine de la tuberculose, en particulier.
La population civile vivant le long de la frontière administrative qui sépare de facto l’Abkhazie de l’Ossétie du Sud continue de subir les effets du conflit armé qui a opposé troupes géorgiennes et forces russes en Ossétie du Sud, en août 2008.
La fermeture de cette frontière et les arrestations qui y sont liées entravent la liberté de circulation des civils, aggravant les problèmes économiques existants. De nombreuses personnes déplacées à l’intérieur du pays ont regagné leurs foyers, où elles doivent faire face à des conditions de vie difficiles, tandis que des milliers d’autres n’ont pas pu rentrer chez elles et sont hébergées dans des centres collectifs ou dans des camps de déplacés, récemment construits par le gouvernement.
Le CICR suit étroitement la situation des civils en Géorgie centrale et occidentale, en Abkhazie et en Ossétie du Sud, adaptant son action aux besoins qu’il recense. Il aide les autorités à rénover des centres collectifs et travaille à améliorer les conditions de vie qui y prévalent, de même que dans les camps construits par l’État, en matière d’assainissement, notamment.
L’institution veille à ce que les personnes vulnérables reçoivent des secours d’urgence sous forme de vivres et d’articles ménagers essentiels, ainsi que des vêtements et du bois de feu pour l’hiver, et qu’elles aient accès à l’eau et à l’électricité.
Une aide est apportée aux habitants de la région les plus démunis afin qu'ils puissent subvenir à leurs besoins et améliorer leurs revenus, grâce à des initiatives micro-économiques financées par le CICR.
La délégation mène en outre un programme de soutien agricole en faveur des personnes qui ne peuvent plus accéder à une partie de leurs terres, aide les habitants à réparer leurs maisons, et construit ou remet en état des systèmes d’approvisionnement en eau.
Dans certaines régions, les civils sont toujours exposés aux dangers des munitions non explosées, ce qui les empêche de reprendre des activités agricoles. Le CICR mène des campagnes d’information pour sensibiliser le public aux risques liés à ces engins et soutient des services de réadaptation physique en Abkhazie et dans certaines régions de Géorgie.
Pour élargir l’accès aux soins de santé, le CICR rénove des dispensaires et des hôpitaux et leur fournit matériel et équipements. Avec l’autorisation des autorités compétentes, il réunit aussi des proches séparés par le conflit et assure le transport des malades vers les hôpitaux, de part et d’autre de la frontière administrative.
Le CICR aide également les pouvoirs publics de Géorgie, d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud à faire la lumière sur le sort des personnes disparues à la suite des conflits armés. Il visite aussi régulièrement des prisons dans tout le pays pour se rendre compte des conditions de détention des personnes privées de liberté et du traitement qui leur est réservé, et soutient les efforts des autorités visant à enrayer la propagation de la tuberculose dans les prisons.
Le CICR s’emploie à promouvoir l’intégration du DIH dans la législation nationale et dans les programmes de formation des militaires, ainsi que dans les programmes scolaires et universitaires.
Il aide enfin la Croix-Rouge géorgienne à renforcer ses fondements juridiques, à gérer les programmes soutenus par le CICR et à améliorer ses capacités d’intervention dans les situations d’urgence.
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