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Siège du CICR à Genève

01-07-2012 Introduction

Le siège du CICR à Genève soutient les délégations qui mènent à bien l’action humanitaire de l’institution à partir de quelque 80 délégations dans le monde entier. Genève joue aussi le rôle de promoteur et de défenseur du droit international humanitaire (DIH) qu’assume le CICR, en traitant avec les gouvernements et les partenaires des milieux humanitaires. Enfin, le siège gère les appels de fonds, les ressources humaines et les communications mondiales.

Le CICR est avant tout une organisation opérationnelle et son action est fermement ancrée dans le droit international humanitaire (DIH). La structure et les activités de son siège à Genève reflètent cette orientation.

L’organe suprême du CICR est l’Assemblée. De nationalité suisse, les 15 à 25 membres qui la composent sont nommés par cooptation. Ils supervisent toutes les activités et définissent les politiques et les objectifs généraux. L’Assemblée est secondée par un organe subsidiaire composé de cinq membres, qui prennent les décisions de manière plus immédiate. Le président du CICR, actuellement Peter Maurer, en assure la présidence.

Le directeur général et une équipe de directeurs assurent quant à eux la conduite des affaires courantes de l’institution.

Conformément au mandat que lui confère le DIH, principalement les Conventions de Genève, le siège du CICR s'emploie principalement à diriger les opérations humanitaires qu'il mène dans les pays touchés par des conflits armés ou d’autres situations de violence.

Au cours de la dernière décennie, compte tenu des conflits qui continuent de ravager le continent, l’Afrique a été le principal théâtre d’opérations de l’institution. Cependant, de nombreuses autres régions du monde connaissant elles aussi des situations de conflit – Afghanistan, Moyen-Orient, Balkans, Colombie, Sri Lanka, Caucase –, les opérations du CICR ont aujourd’hui une véritable portée mondiale.

Le Département des opérations, qui gère une grande diversité de situations opérationnelles, intervient aux niveaux international, régional ou local, selon le contexte. Il est chargé d’analyser les tendances des conflits armés contemporains et de s’assurer que le CICR a la capacité d’y répondre efficacement. Au cours des dernières décennies, ce département a été confronté à des questions telles que la prévalence de groupes armés non étatiques dans de nombreux conflits, les conséquences du terrorisme, l’évolution des technologies, ainsi que les changements économiques et environnementaux.

Avec la prolifération d’organisations humanitaires sur tous les continents, la coordination à l’échelon international et sur le terrain est de plus en plus essentielle.

En plus des activités purement opérationnelles qu’il mène dans le monde, le CICR travaille à promouvoir le respect du DIH et contribue activement au développement de cette branche du droit. Ce rôle incombe au Département du droit international et de la coopération, qui  œuvre de concert avec les gouvernements, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et les organisations internationales.

Au quotidien, le CICR soutient la formation, l’éducation et la communication en matière de DIH, avec le concours des forces armées, des établissements d’enseignement et des médias. Il s'attache en outre à élaborer des règles de DIH applicables à des conflits spécifiques, comme ceux du Moyen-Orient, et à des activités de portée plus générale, telles que les opérations de lutte contre le terrorisme.

Le CICR a de tout temps joué un rôle essentiel dans le développement du DIH. Un certain nombre de progrès concrets ont été enregistrés dans ce domaine, dont le plus remarquable est peut-être l’adoption, en 1948, de la IVe Convention de Genève sur la protection des civils.

Plus récemment, le CICR s’est penché sur des questions liées aux conflits modernes. Le succès le plus retentissant dans ce domaine a été la campagne pour l’interdiction des mines antipersonnel, qui a donné lieu au traité d’Ottawa. L’institution a abordé d’autres questions concernant les armes, telles que les armes biologiques et chimiques, les armes à laser et les bombes à sous-munitions.

La promotion du DIH et la gestion de l’aide humanitaire aux victimes de conflits s’appuient sur toute une gamme de services, notamment les communications, les relations avec les donateurs, le soutien aux Sociétés nationales, ainsi que la formation et le perfectionnement du personnel.


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© ICRC / A. Philippon / v-p-bat-d-00049h