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La mission du CICR à Londres

29-10-2010 Introduction

La mission de Londres mène essentiellement des activités de diplomatie humanitaire et facilite les opérations du CICR sur le terrain. Ses principaux interlocuteurs sont les autorités et les forces armées britanniques, les membres du Parlement et les médias, ainsi que des groupes de réflexion et des ONG internationales. L’objectif est de mieux faire comprendre le DIH et les opérations menées par le CICR et le Mouvement, et d’obtenir un appui dans ces deux domaines.

En tant que l’un des plus importants centres de médias au monde, Londres revêt une importance prioritaire dans les efforts que déploie le CICR pour faire mieux connaître son action et lui obtenir le soutien nécessaire. Un grand nombre d’organes de presse de la capitale britannique ont une portée internationale et sont des forums de discussion sur les questions mondiales qui préoccupent le CICR.

Londres est aussi une base importante pour les correspondants étrangers. Le CICR, en collaboration avec le service médias de la Croix-Rouge britannique, a noué avec ces correspondants de solides relations visant à renforcer la sensibilisation au droit international humanitaire et à susciter un débat sur les problématiques humanitaires.

Le CICR et la Croix-Rouge britannique informent les médias sur les conflits armés qui se déroulent dans le monde, en mettant l’accent sur les responsabilités qui incombent aux parties en vertu du droit international, et en soulignant l’importance pour des organisations comme la Croix-Rouge de mener une action humanitaire indépendante et neutre.

Le CICR est considéré par les médias comme une institution de référence pour des questions comme la maîtrise des armements, notamment au titre de la Convention d’Ottawa sur l'interdiction des mines antipersonnel et de la Convention sur certaines armes conventionnelles. Il donne des informations sur des problématiques humanitaires constantes telles que celles des personnes disparues dans les conflits armés, des armes biologiques et chimiques, des armes à dispersion, des détenus et des prisonniers de guerre, ainsi que sur des questions émergentes comme la disponibilité des armes légères.

Le milieu londonien des médias offre un terrain propice à la promotion de questions de DIH plus complexes, telles que la proportionnalité dans les offensives militaires et le principe de la distinction entre personnes et biens civils et objectifs militaires.

Toutes ces questions sont au cœur des relations qu’entretient le CICR avec les forces armées britanniques et les ministères compétents, en particulier le ministère de la Défense, le Bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth (Foreign Office) et le Département du développement international.

Parce que les forces armées britanniques sont déployées en divers points du monde, le CICR les fait bénéficier de ses compétences techniques sur les implications pratiques du DIH dans la conduite d’hostilités. Il traite aussi de la question de la redevabilité des compagnies de sécurité basées au Royaume-Uni dans les conflits armés et autres situations de violence.

Les institutions universitaires de Londres jouent un rôle important dans les débats sur les questions humanitaires. Le CICR a établi des relations avec plusieurs de ces institutions, notamment avec le Royal Institute of International Affairs (Chatham House) et la London School of Economics and Political Science.

Dans toutes ces activités, le CICR coopère étroitement avec la Croix-Rouge britannique, qui joue un rôle primordial dans la communauté humanitaire londonienne. Les ONG britanniques sont des partenaires importantes pour le CICR et la Société nationale dans de nombreux contextes opérationnels.

En collaboration avec la Croix-Rouge britannique, le CICR maintient des contacts réguliers avec les décideurs en Grande-Bretagne, notamment parmi les membres du Parlement et les fonctionnaires. Les deux organisations coopèrent dans l’organisation d’événements spécifiques, tels que la publication, en 2007, de l’étude People on War au Royaume-Uni et des séminaires sur le DIH.