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Le CICR en Iran

29-10-2010 Introduction

En Iran, le CICR a pour priorités de promouvoir le droit international humanitaire (DIH) et de coopérer avec les autorités iraniennes et irakiennes pour apporter une solution à certaines des conséquences humanitaires de la guerre de 1980-1988 entre l’Iran et l’Irak, en particulier le problème des personnes disparues. Il coopère avec la Société du Croissant-Rouge de la République islamique d’Iran dans plusieurs domaines opérationnels et maintient des capacités logistiques d'appui aux activités qu’il mène dans la région.

Le CICR est présent en Iran depuis 1977, avec quelques interruptions. Sa principale préoccupation a été le sort des dizaines de milliers de soldats portés disparus pendant les huit ans de conflit avec l’Irak. Il soutient les efforts déployés par les deux pays pour découvrir ce qu’il est advenu de ces personnes, afin de soulager la souffrance des familles.

En 2008, l’Iran, l’Irak et le CICR ont signé un accord portant sur ces activités de recherches et établissant un cadre clair pour la collecte et l’échange d’informations. Cet accord a permis tant à l’Iran qu’à l’Irak de rapatrier les restes d'un certain nombre de personnes. Le statut d’intermédiaire neutre du CICR est pleinement reconnu, en particulier pour les opérations de rapatriement. L’institution contribue en outre à former des spécialistes de la médecine légale à l'identification et la prise en charge des restes humains, et fournit des équipements aux laboratoires médico-légaux.

Rétablissement des liens familiaux

En coordination avec les autorités iraniennes, les ressortissants iraniens libérés après avoir été détenus ou internés à l’étranger ou qui se trouvaient en Irak sont rapatriés sous les auspices du CICR. Par ailleurs, des mineurs afghans sont réunis avec leurs familles restées à l’étranger.

Les familles et les réfugiés ont la possibilité de rétablir ou de maintenir le contact avec leurs proches détenus ou internés à l’étranger par l’intermédiaire des services de recherches et de messages Croix-Rouge du CICR, gérés conjointement avec le Croissant-Rouge iranien. La Société nationale collecte également les messages Croix-Rouge écrits par des Afghans détenus en Iran.

Afin de faire mieux connaître et comprendre le DIH, le CICR coopère étroitement avec le Comité national iranien du droit international humanitaire, qui a réalisé une étude sur la compatibilité de la législation nationale avec les traités de DIH. Le CICR échange des informations et coopère en outre avec les autorités et institutions religieuses, notamment le secrétariat permanent Islam/DIH de Qom, afin de renforcer la compréhension mutuelle.

 

Soins aux victimes de mines

Le Croissant-Rouge iranien et le CICR s’efforcent de développer leur partenariat opérationnel, tout particulièrement dans les domaines du rétablissement des liens familiaux, de la sensibilisation aux dangers des mines, et de la réadaptation physique et des soins destinés aux personnes devenues handicapées à cause de mines ou d’autres engins explosifs restés sur le terrain. Dans ce dernier domaine, le CICR a aidé le Centre de recherche technique et médicale de Janbazan (Janbazan Medical and Engineering Research Centre) à améliorer la qualité de vie des victimes de mines et de leurs familles, notamment en dispensant des soins de santé.

L’Iran sert de base logistique au CICR pour ses opérations en Afghanistan, en Irak et au Pakistan. L’institution dispose ainsi d’un entrepôt dans la ville de Kermanshah et maintient une présence à Mashhad, dans le nord-est du pays.


Photos

 

© ICRC / N. Dadbin / ir-e-00074