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La délégation régionale du CICR au Koweït

01-07-2012 Introduction

La délégation régionale du CICR au Koweït couvre l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar. Elle a pour priorités l’intégration du droit international humanitaire dans la législation nationale et les formations militaires des pays du Conseil de coopération du Golfe, la protection des détenus et les problèmes humanitaires résultant de la guerre du Golfe de 1990-1991.

Le CICR est présent au Koweït depuis le début de la guerre du Golfe de 1990-1991. L’une de ses priorités est d'élucider le sort des centaines de Koweïtiens et d’Irakiens dont on est sans nouvelles depuis le conflit. En tant qu’intermédiaire neutre, l'institution organise et préside les réunions d’une structure de coordination, la Commission tripartite et son sous-comité technique, qui regroupent des représentants de l’Irak, du Koweït et de la Coalition (États-Unis, Royaume-Uni, France et Arabie saoudite).

L’objectif est, conformément aux dispositions des Conventions de Genève, de faire la lumière sur le sort des personnes portées disparues, de façon à permettre aux familles de faire leur deuil et, dans la mesure du possible, de récupérer les dépouilles de leurs proches. Grâce au savoir-faire de spécialistes de plusieurs pays, il a été possible d'exhumer et d'identifier les restes d'un certain nombre de disparus. Lorsqu’il s’agit de ressortissants irakiens, le CICR peut faciliter les opérations de rapatriement.

En coopération avec les Sociétés nationales du Croissant-Rouge de la région, le CICR permet aux familles qui ont été dispersées par la guerre ou qui ont des proches détenus à l’étranger de rétablir ou de maintenir le contact avec ces proches, y compris avec ceux qui sont détenus à Guantanamo. Les contacts se font par messages Croix-Rouge ou, lorsque c'est possible, par téléphone ; dans certains cas, il est même possible d’organiser des liaisons vidéo. Depuis 2009, les familles irakiennes concernées peuvent visiter leurs proches détenus au Koweït depuis le conflit de 1990-1991.

Les délégués du CICR visitent les personnes incarcérées au Koweït et au Qatar, conformément aux modalités habituelles de l’institution, et rédigent des rapports confidentiels à l'intention des autorités, dans lesquels ils font part de leurs observations et, s'il y a lieu, formulent des recommandations visant à améliorer les conditions de détention et le traitement réservé aux détenus. Suite à la signature d'un protocole d'accord avec le ministère de l'Intérieur à Bahreïn, le CICR a commencé à visiter différents lieux de détention dans le Royaume en février 2012. Le but de ces visites est de voir si les personnes arrêtées en relation avec les troubles qui ont lieu à Bahreïn depuis le début de l'année 2011 sont détenues dans des conditions décentes et traitées avec humanité.

Dans cette région clé du Moyen-Orient, le CICR consacre des efforts importants à faire mieux connaître et comprendre le rôle de protection qu’il assume en faveur des victimes des conflits et à promouvoir le respect du droit international humanitaire. À cet égard, ses groupes cibles prioritaires sont les représentants du gouvernement, les personnes exerçant une profession juridique, les parlementaires et les principales organisations régionales.

Trois pays de la région ont créé des commissions nationales de DIH. Le CICR encourage les autres pays à faire de même et à incorporer les dispositions des traités internationaux dans leur droit interne. L'institution encourage également les forces armées de la région à intégrer le DIH dans leurs programmes de formation.

Le CICR travaille en réseau avec les médias, des ONG et les chefs religieux et communautaires, afin d’être bien compris, de voir ses activités soutenues et de sensibiliser le public aux problématiques et aux principes humanitaires.

Enfin, il s’emploie à renforcer sa coopération avec les Sociétés nationales du Croissant-Rouge de la région.


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© ICRC / kw-e-00029