Le CICR au Liban
14-08-2012 Introduction
Présent au Liban depuis 1967, le CICR continue de répondre aux problèmes humanitaires résultant des conflits internes et internationaux de ces 45 dernières années. Il visite des personnes privées de liberté, contribue à rétablir le contact entre les membres de familles dispersées, travaille à répondre aux besoins des familles de personnes disparues et aide les partenaires locaux à se préparer aux situations d’urgence. Avec d’autres organisations humanitaires, le CICR prête son concours pour faire face à l’afflux de réfugiés dans le pays en provenance de Syrie.
Lorsque les premiers réfugiés syriens ont commencé à affluer vers le Liban, il y a plus d’une année, le CICR a entrepris d’apporter son soutien aux services médicaux d’urgence de la Croix-Rouge libanaise, en facilitant le transfert de blessés syriens vers des hôpitaux du nord du pays. Il a aussi supporté les frais de prise en charge médicale des cas les plus graves par des hôpitaux situés dans la plaine de la Bekaa (est du Liban), organisé deux séminaires sur le traitement des blessures de guerre à l’intention de médecins libanais, distribué des vivres et des secours non alimentaires à des Syriens réfugiés dans la Bekaa, et entrepris des démarches auprès des autorités pour les rendre attentives à leur devoir de respecter le principe de non-refoulement.
Des centaines de familles sont toujours sans nouvelles de leurs proches disparus par suite des conflits armés qui ont déchiré le Liban à partir de 1975. Dans le cadre du mandat humanitaire qui est le sien, le CICR travaille avec ces familles depuis des années, et il demeure résolu à veiller à ce que leurs besoins soient satisfaits et leurs droits reconnus. En 2012, le CICR a mené une étude visant à recenser les besoins des familles dont des proches ont disparu dans le cadre des conflits armés que le Liban a connus de 1975 à nos jours.
En avril 2012, à la demande des familles, le CICR a commencé à recueillir des informations détaillées concernant les personnes portées disparues. Les données ainsi récoltées devraient permettre, à l’avenir, de fournir les réponses que recherchent ces familles sur ce qu’il est advenu de leurs proches.
Comme dans plus de 80 autres pays du monde, les collaborateurs du CICR visitent des personnes privées de liberté, afin d’observer leurs conditions de détention et le traitement qui leur est réservé. À l’issue de ces visites, le CICR fait part de ses conclusions et de ses recommandations aux autorités concernées exclusivement, le but étant de garantir les améliorations qui peuvent s’imposer. L’attention de l’institution va plus particulièrement aux personnes détenues pour des motifs en lien avec un conflit armé ou pour des questions de sécurité nationale. Les délégués du CICR permettent notamment aux personnes privées de liberté de rester en contact avec leur famille grâce à l’échange de messages Croix-Rouge ou par le biais d’appels téléphoniques.
Le CICR aide aussi les autorités à améliorer la fourniture de soins de santé aux détenus. Il vient en outre d’achever un projet de rénovation du système d’adduction d’eau dans la prison de Roumieh, le plus grand établissement carcéral du pays.
En sa qualité d’intermédiaire neutre, le CICR s’emploie à faciliter le rapatriement des ressortissants libanais vivant en Israël qui souhaitent retourner au Liban, et qui ne pourraient le faire autrement, ainsi que le rapatriement des dépouilles de citoyens libanais, pour qu’ils puissent être inhumés chez eux.
Le CICR continue d’apporter un soutien financier et technique à la Croix-Rouge libanaise, dans le but de renforcer les capacités de ses services d’urgence. Plus récemment, il a lancé une opération conjointe avec la Société nationale pour évacuer vers des hôpitaux les blessés syriens réfugiés au Liban, pour qu’ils puissent y être soignés.
Dans le cadre de ses activités visant à promouvoir le respect du droit international humanitaire, le CICR entretient un dialogue permanent avec les autorités civiles et militaires libanaises, les factions palestiniennes, des personnalités imminentes de la société civile et les forces des Nations Unies.
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