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Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge : L’Aventure humanitaire

Le 18 mai, le Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (MICR) lève le voile sur sa nouvelle exposition permanente « L’Aventure humanitaire ».... ...Lire la suite

PHOTOS de 150 ans d'action avec les Sociétés nationales

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Histoire

Défis

Atteindre les personnes dans le besoin

Nous estimons qu’il est essentiel d'être sur le terrain et au plus près des personnes que nous aidons. Nous pouvons ainsi mieux comprendre leurs besoins et y répondre de manière appropriée et efficace. Nos partenariats avec les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont des éléments clés pour parvenir à cette proximité.

Rester proche des personnes que nous servons tout en assurant la sécurité de notre personnel constitue un défi de taille dans de nombreuses régions du monde, comme en Afghanistan, au Mali, en République Démocratique du Congo, en Syrie ou en Somalie. Les combats et l'insécurité empêchent souvent les humanitaires d'accéder aux personnes prises au piège dans un conflit armé. Dans certains cas, les autorités ou les groupes rebelles entravent l'acheminement des secours ou simplement refusent l'accès aux communautés vulnérables. Dans des cas rares, mais néanmoins éprouvants, nous avons été confrontés au choix difficile de suspendre notre aide humanitaire vitale en raison de l'insécurité ou des barrières politiques.

Il est pour nous capital que les parties au conflit comprennent que nous ne prenons pas partie et que nous cherchons uniquement à aider en toute impartialité ceux qui souffrent des conséquences du conflit ou de la violence afin d’atteindre les personnes qui ont si désespérément besoin d'aide.

 

Le président du CICR Peter Maurer parle du défi auquel le CICR est confronté sur le terrain quand il s'agit d'avoir accès aux personnes qui en ont besoin.

 

 

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Donner les moyens d’action aux personnes et aux communautés

Nous estimons que les personnes touchées par un conflit et la violence armée devraient jouer un rôle central dans la détermination de leur aide. Elles connaissent leur environnement et ce dont elles ont besoin. Après tout, ce sont elles qui sont concernées.

Aujourd'hui, les technologies nouvelles permettent à ces personnes d’exprimer leurs besoins et de demander de l’aide. Dans certaines situations, les bénéficiaires peuvent communiquer avec les organisations humanitaires à partir de n'importe quel endroit, grâce notamment aux SMS ou aux médias sociaux. La technologie peut soutenir l’action humanitaire, assurer un dialogue à double sens entre les personnes touchées par le conflit et celles qui tentent de les aider. Mais la technologie ne doit pas se substituer aux contacts directs.

L’obtention d’informations fiables de première main nous permet d’adapter nos activités en fonction des besoins et des vulnérabilités des personnes, et nous nous efforçons de renforcer leur capacité à reconstruire leur vie et à faire face aux crises futures. Nous sollicitons  également leurs commentaires pour savoir si leurs besoins ont été satisfaits.

Et pourtant, renforcer l’autonomie des personnes et des communautés est chose plus facile à dire qu'à faire. Cela requiert une capacité d'écoute de toutes les parties prenantes, une compréhension de la culture et des mœurs, et un examen attentif des dynamiques locales. Si nous réussissons à atteindre cet objectif, nous pouvons alors vraiment travailler en partenariat avec les bénéficiaires et savoir que notre aide apportera une contribution durable et pertinente.

 

Le président du CICR Peter Maurer parle de l'importance du dialogue avec les communautés pour l'évaluation de leurs besoins et pour leur donner les moyens d'affronter par elles-mêmes des situations extrêmes de violence.

 

 

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S'assurer que le DIH fait ce qu'il doit - protéger 

Si le droit international humanitaire (DIH) était mieux respecté, il y aurait moins de souffrance. Les règles sont là, mais il est fréquent que les porteurs d'armes ne les respectent pas, ce qui entraîne des conséquences désastreuses pour les civils. S'attaquer aux causes profondes du problème constitue une priorité pour le CICR.

Nous avons mené une étude majeure sur le DIH. Les résultats ont confirmé la pertinence du droit, mais ils ont aussi identifié des lacunes importantes dans la protection juridique conférée par le DIH. Nous remédions à ces lacunes par notre initiative de renforcement du DIH qui vise à améliorer la protection des détenus dans les conflits armés non internationaux et l'efficacité des mécanismes visant à assurer le respect du DIH.

Certains conflits armés contemporains se caractérisent par l'émergence de nouveaux moyens et de nouvelles méthodes de guerre. Des armes perfectionnées, notamment les drones, les robots ou la cyber-guerre, mettent à l’épreuve le cadre juridique actuel spécialement conçu pour protéger les civils. De plus, l'utilisation de certaines armes explosives dans des zones densément peuplées et l'accès non réglementé des armes classiques (telles que les armes portatives) dans des conflits toujours plus nombreux sont également des sources de préoccupation.

Pour y faire face, nous veillons à garantir que le DIH est toujours pertinent dans les conflits contemporains et qu’il protège les plus vulnérables. Le véritable critère, cependant, est de savoir si les combattants et ceux qui les commandent respectent ces règles. Nous nous attachons donc activement à mieux faire respecter le DIH dans le monde entier, en dialoguant avec les combattants et ceux qui peuvent influer sur leur comportement.

Tirer parti de la diversité du paysage humanitaire 

Ces vingt dernières années, le monde de l’humanitaire a été caractérisé par une forte croissance. Le paysage humanitaire est de plus en plus globalisé et géographiquement diversifié avec une pléthore d'ONG, d’entreprises privées, de gouvernements et de forces armées qui jouent tous un rôle. Ces organisations ont quelquefois des perceptions divergentes des besoins et des priorités des communautés qu'elles cherchent à servir et adoptent des approches différentes.

En conséquence, dans certaines crises très médiatisées, la coordination peut être un défi majeur, tandis que dans d'autres, les organisations sont trop peu nombreuses et luttent seules pour subvenir aux besoins énormes, loin des projecteurs.

Nous travaillons en partenariat avec les Sociétés nationales de la Croix Rouge et du Croissant-Rouge et d'autres organisations locales, et nous cherchons à améliorer notre coordination avec toutes les organisations présentes sur le terrain et qui aident de manière impartiale.

La diversité de la réponse humanitaire permet, selon nous, de mieux répondre aux besoins des personnes vulnérables. Nous devons exploiter pleinement cette diversité, en convenant des valeurs et principes fondamentaux communs, tout en respectant les mandats, les approches et les compétences spécifiques des uns et des autres. Cela nous permettra d'avoir le plus grand impact humanitaire pour les personnes dans le besoin.

 

Le président du CICR Peter Maurer parle de partenariats et de collaboration dans l'action humanitaire avec des ONG locales et les sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

 

 

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08.04.2013

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