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28-02-2008  Éclairage  
Cambodge : Promouvoir la sécurité économique des victimes de mines
Malgré les immenses efforts qui ont été déployés au cours de ces 12 dernières années pour débarrasser le Cambodge du fléau des mines et autres restes explosifs de guerre, ces armes mutilent ou tuent chaque année plusieurs centaines de personnes dans le pays.


« Mon nouveau travail améliore ma qualité de vie et protège ma famille contre les dangers des mines »

Douen You, 56 ans, vit avec sa femme et ses sept enfants dans le village de Stoeung Thmey, dans le district de Veal Veng, province de Pursat.

©ICRC
Douen You arrose ses cultures à l'aide de sa nouvelle pompe
Le district de Veal Veng se trouve dans l’ouest du Cambodge, le long de la frontière thaïlandaise. Il est fortement pollué par les mines et autres restes explosifs de guerre. Pendant près de cinq ans, Douen You a mené des activités très dangereuses. « Si je ne le faisais pas, comment aurais-je pu nourrir mes enfants quand ils me le demandaient ? Avec mes deux filles aînées, j’allais cinq jours par semaine dans la forêt pour y recueillir de la résine, ramasser de la ferraille et cueillir des champignons. Nous gagnions entre 40 000 et 50 000 riels (10-12,50 dollars) par semaine en les vendant et utilisions l’argent pour acheter de la nourriture et des médicaments pour ma femme et les jeunes enfants restés à la maison. J’ai un petit bout de terrain à cultiver, mais à cause des fréquentes sécheresses et des inondations occasionnelles, la production est souvent faible. »

Les volontaires de la Croix-Rouge ont considéré que Douen You était un bénéficiaire de prêt adéquat. Il a reçu un prêt de 12 mois sans intérêts pour acheter une pompe qu’il utilise pour prendre de l’eau dans une rivière proche de chez lui. Cela lui permet d’irriguer les cacahouètes, le maïs et les autres cultures qu’il a plantées. Il a déjà gagné 1 200 000 riels (300 dollars) ces trois derniers mois en vendant ses récoltes. Évidemment, lui et sa famille sont optimistes pour l’avenir. Sa femme dit qu’elle est très heureuse : « Je ne m’inquiète plus pour mon mari et mes filles parce qu’ils travaillent dorénavant dans une zone sûre ».

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28-02-2008