Accueil
  English
  Arabic
  Russian
  Chinese
Aidez les victimes de la guerre : faites un don au CICR aujourd'hui
cambodia-feature-280208

28-02-2008  Éclairage  
Cambodge : Promouvoir la sécurité économique des victimes de mines
Malgré les immenses efforts qui ont été déployés au cours de ces 12 dernières années pour débarrasser le Cambodge du fléau des mines et autres restes explosifs de guerre, ces armes mutilent ou tuent chaque année plusieurs centaines de personnes dans le pays.


« Je ne vais plus dans la forêt »

Koa Nara, 49 ans, est un fermier qui vit avec ses quatre enfants dans le village d’Anlong Pourk, dans le district de Samlot, province de Battambang. Il était soldat entre 1979 et 1999. Après avoir quitté l’armée, il a décidé de s’installer avec sa famille à Anlong Pourk. Comme cette zone a été la scène de combats, elle est jonchée de mines et d’autres munitions non explosées. Koa allait régulièrement dans la forêt pour cueillir des champignons, ou ramasser du bois et de la résine qu’il vendait ensuite.
©ICRC / kh-e-00184
Koa Nara en train de nourrir ses cochons
« Bien sûr, je savais qu’il était dangereux d’aller dans la forêt, mais je n’avais pas le choix. Je devais nourrir ma famille. J’avais très peur chaque fois que j’y allais. Je priais avant de partir pour que rien ne m’arrive et que je rentre chez moi sain et sauf. J’ai été formé au maniement des mines quand j’étais soldat, donc je sais à quel point elles sont dangereuses. »


La femme de Koa était volontaire de la Croix-Rouge. Elle est morte il y a un an, après qu’une blessure due à l’explosion d’une mine s’est infectée. « Elle a été blessée derrière notre maison. Elle a marché sur une mine alors qu’elle travaillait dans le jardin. »

En juin dernier, Koa a reçu un prêt sans intérêts de 200 dollars pour acheter quatre porcs (une femelle adulte et trois petits mâles) et de la nourriture et des médicaments pour les animaux. « J’avais une certaine expérience dans l’élevage des porcs et je savais à quel point il est important d’avoir une truie. Elle a déjà mis bas deux fois. La première portée comptait huit porcelets, et la seconde 10. J’ai réussi à en vendre 13. J’ai remboursé le prêt à la Croix-Rouge cambodgienne et j’ai encore cinq porcelets et la truie chez moi. C’est beaucoup mieux que d’aller dans la forêt. Ma truie va bientôt mettre bas à nouveau et je pourrai économiser un peu d’argent pour améliorer notre ferme. Je ne vais plus dans la forêt parce que j’ai beaucoup de travail à la maison. »

Autres documents dans cette section :
Dans le monde > Asie et Pacifique > Cambodge 

Vers le haut
Accueil | Plan du site | Recherche | Quoi de neuf | Contacts | Copyright | Politique de confidentialité | RSS
© 2009  Comité international de la Croix-Rouge
28-02-2008