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Aidez les victimes de la guerre : faites un don au CICR aujourd'hui
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19-06-2009  Images pour les TV  
TV news footage - Une nouvelle recherche révèle l’impact dévastateur de la guerre sur les civils
Les résultats d’une nouvelle enquête exhaustive sur l’impact de la guerre et des conflits armés sur la vie quotidienne des civils sont publiés cette semaine (le 23 juin).

Séquences transmises :

Eurovision ENS
19 juin, 11 h 45 GMT

Associated Press Global Newswire
19 juin, 12 h 15 – 12 h 30 GMT – Rediffusion 19 h 15 – 19 h 30 GMT
22 juin, 12 h 15 – 12 h 30 GMT – Rediffusion 19 h 15 – 19 h 30 GMT


Pour plus d'information sur ces séquences filmées :
Jan powell, CICR, Genève,
tél: +41 22 730 25 11 ou +41 79 251 93 14

Le rapport, intitulé Notre monde. Perspectives du terrain, offre une vision claire des expériences, des besoins et des espoirs des personnes qui souffrent sous l’impact de la violence.


Dans les huit pays couverts, près de la moitié des personnes interrogées (44%) avaient une expérience directe du conflit, tandis qu’environ les deux tiers (66%) avaient été touchées d’une façon ou d’une autre. En Haïti (98%), au Liban (96%) et en Afghanistan (96%), presque tout le monde avait subi les effets étendus de la violence armée et de la guerre.

L’enquête a été menée entre février et avril 2009, par une importante société de sondage d’opinion, IPSOS, qui a interrogé* plus de 4 000 personnes en Afghanistan, en Colombie, en République démocratique du Congo, en Géorgie, en Haïti, au Liban, au Libéria et aux Philippines.

Dans ces pays, qui sont touchés ou ont récemment été touchés par un conflit armé ou une autre situation de violence, le fait d’être arraché à son foyer ou séparé de ses proches, et le fait d’être en butte à des difficultés économiques constituent des réalités quotidiennes.

Parmi les personnes sondées qui ont vécu un conflit armé, on observe des résultats frappants : au Libéria, neuf personnes sur dix (90%) ont été contraintes de quitter leur foyer. En Afghanistan, ce chiffre est de 76%, et en République démocratique du Congo, il s'élève à 58%. En Afghanistan, 61% familles ont été dispersées, tandis que 47% personnes en République démocratique du Congo et plus d'une personnes sur trois (37%) en Haïti ont été séparées d’un proche.

Pour beaucoup, la mort et les blessures sont les effets les plus extrêmes des situations de violence. Près de la moitié (45%) des personnes en Afghanistan et un quart des personnes en RDC ont dit que des membres de leur famille proche avaient été tués par les combats.

L’absence d’accès aux produits de première nécessité et aux soins de santé est une autre préoccupation générale, en particulier en Afghanistan et en Haïti, où près des deux tiers des personnes directement touchées par les hostilités disent qu'elles manquent d'eau, d'électricité et de soins médicaux.

L’enquête a été réalisée à l’occasion du 150e anniversaire de la bataille de Solférino, qui a mené à la création du Comité international de la Croix-Rouge en 1863. Quelque 6 000 soldats ont été tués et plus de 30 000 blessés dans cette bataille décisive pour l’unité italienne, qui a opposé les forces franco-sardes et autrichiennes près du village de Solférino, en Italie du Nord. Un seul civil aurait péri durant la bataille – contrairement à nos jours, où les civils supportent le poids des conflits.

Les huit pays choisis pour l’enquête sont considérés comme des « Solférinos actuels », car ils illustrent les problèmes humanitaires urgents relatifs aux conflits armés, comme le déplacement, la dispersion des familles et les difficultés économiques.

« Les conclusions de cette enquête soulignent l’importance de l’approche du CICR, qui écoute les craintes, les espoirs et les attentes des victimes des conflits et de la violence armée et les place au centre de l’intervention humanitaire », déclare Pierre Krähenbühl, directeur des opérations du CICR.

Scénario des vidéos

Afghanistan
Depuis des dizaines d’années, l’Afghanistan est en conflit. Les invasions passées et les combats actuels entre groupes armés et forces nationales et internationales ont fait de nombreuses victimes parmi la population civile. Le pays est, pour plus de la moitié, touché par la guerre, les combats les plus violents se déroulant dans les provinces du sud.

De nombreuses infrastructures de santé ont été endommagées ou détruites, et l’accès aux soins médicaux est très limité. L’hôpital Mirwais à Kandahar est l’unique hôpital régional à desservir les 3,7 millions d’habitants du sud de l’Afghanistan. Chaque mois, il soigne quelque 5 000 patients ambulatoires et 2 000 patients hospitalisés. Les chirurgiens de l’hôpital ont bénéficié d’une formation spécialisée en chirurgie de guerre du CICR pour traiter les nombreuses victimes des blessures par balles, des tirs d’obus, des attentats-suicide et des bombardements militaires.

Il a fallu cinq heures de taxi à Abdul Wali, 20 ans, pour arriver à l’hôpital Mirwais, où il a reçu un traitement vital. Il a été touché par un obus quand son village dans la province d’Helmand a subi un bombardement aérien. Il souffre de fractures multiples aux jambes et a subi une opération pour sauver son pied.

Les salles des enfants à Mirwais sont pleines de patients. Certains ont été blessés dans des bombardements ou des explosions, mais nombre d’entre eux souffrent des conséquences indirectes du conflit, notamment du manque d’accès aux soins de santé, de malnutrition et de la perturbation des programmes de vaccination.

République démocratique du Congo
La RDC se relève encore d’une guerre de cinq ans qui a fait des millions de morts dans les années 1990. En août 2008, de nouveaux combats ont provoqué le déplacement de 300 000 personnes dans le Nord-Kivu, dans l’est du pays.

Le CICR a lancé de vastes opérations de secours d’urgence afin de venir en aide aux personnes vivant près des zones de combat et là où ont fui les déplacés. Des milliers de familles ont été dispersées durant les affrontements. Nombre d’enfants ont fini dans des orphelinats, comme le centre Covedec à Goma, géré par un pasteur local avec le soutien du CICR.

En plus de fournir une assistance aux orphelinats, le CICR recherche les enfants non accompagnés et les regroupe avec leur famille. Quand les combats ont éclaté, Shukuru Ndagije, 17 ans, a perdu toute trace de ses proches, qui avaient fui à Goma. Des soldats l’ont emmené au nord et l’ont fait travailler pour eux comme porteur. Il a été découvert par le CICR, qui l’a ramené chez son oncle et sa tante dans le village de Rutshuru, près de Goma.

Haïti
Entre 2004 et 2007, Haïti était l’un des endroits les plus dangereux au monde, en raison de la violence des gangs. Aujourd’hui, le pays est plus calme, mais il reste cependant la nation la plus pauvre de l'hémisphère occidental.

Martissant, le bidonville tentaculaire à flanc de montagne, qui surplombe la capitale Port-au-Prince, est aujourd'hui l'endroit le plus violent de Haïti, les gangs s’affrontant dans une lutte de pouvoir dans ses cinq zones. En mars 2008, la Société nationale de la Croix-Rouge haïtienne a mis sur pied un service d’ambulances géré par ses volontaires. Il est d’une importance vitale pour les malades et les blessés du bidonville, qui vivent loin de l’hôpital le plus proche. Les 80 volontaires, menés par Jude Celloge, 23 ans, travaillent 24 heures sur 24, emportant les patients vers le service d’urgence le plus proche, tenu par Médecins sans frontières.

Notes des éditeurs :
L’enquête a été menée sur la base d’un échantillonnage aléatoire afin de couvrir un large éventail du grand public en termes de sexe, d'âge, d'éducation, d'activité professionnelle, de religion, de revenu et d'état civil.


FICHE DE TOURNAGE

Date, lieu : Afghanistan : Kunduz, nord de l’Afghanistan, octobre 2008 ; Kaboul et Kandahar, mars/avril 2009 ; RDC : Goma, Nord-Kivu, est de la RDC, avril 2009 ; Haïti, Martissant, mai 2009.
Production : Jan Powell, Claire Doole
Langue : anglais, français, kiswahili
Droits de reproduction : CICR/BRC Accès libre
Durée : 10' 23"
Réf. CICR : V F CR-F-01023-22

Afghanistan
00 00 Distribution de secours du CICR aux déplacés et aux victimes de la sécheresse à Kunduz dans le district de Khanabad, dans le nord de l’Afghanistan.
00.38 Camp pour déplacés internes en périphérie de Kaboul.
00 52 Des déplacés internes construisent une maison en briques de boue. Cet homme (chapeau brillant) a quitté la province d’Helmand et fui pour Kaboul avec sa famille en quête de sécurité.
01 14 Hôpital Mirwais. Quelques minutes après un violent attentat-suicide à Kandahar, des ambulances arrivent avec les blessés.
02 04 Séance d’information médicale du CICR, avec les radiographies du patient Abdul Wali.
02 13 Abdul Wali dans la salle – arrivé la veille après 5 heures de taxi de la province d’Helmand.
02 32 Un chirurgien du CICR et des médecins locaux examinent ses jambes cassées
02 42 Un enfant aveuglé par une explosion a perdu une main et une bonne partie de l’autre, et attend sur un chariot d’être opéré
02 57 Plusieurs clichés d’enfants souffrant de malnutrition, de pneumonie et de rougeole, avec leur mère


République démocratique du Congo
03 23 Distribution de secours au camp de réfugiés de Kirotshe, près de Goma
03.50 Camp de réfugiés à Buhimba, Goma
04.07 Orphelinat Covedec à Goma. Des enfants jouent
04.33 Groupe de trois garçons, attention centrée sur Shukuru Ndagije à Rutshuru, près de Goma.
04.37 Interview : français. Colline, déléguée « protection » du CICR
« Il nous a fallu six mois pour retrouver les parents. Un des enfants (Shukuru) retourne chez son oncle et sa tante car nous n’avons pas pu trouver ses parents légitimes. L’oncle et la tante ont accepté la réunification et sont très contents de le revoir. »
04 56 Shukuru Ndagije dans la voiture du CICR (kiswahili)
« Je suis très heureux. Ces prochains jours, je voudrais retourner à l’école. »
05 00 Prises de vue dans la voiture du CICR
05 11 La tante de Shukuru, Gaudencia Nzamfurundi, attend son retour
05 16 Shukuru retrouve son oncle et sa tante
05 41 Interview : Gaudencia Nzamfurundi (kiswahili)
« Je suis extrêmement heureuse. Je n’ai jamais été aussi contente. J’ai l’impression d’avoir donné la vie encore une fois. »
05 48 Plan de coupe sur les mains de la tante

Haïti
05 53 Martissant, bidonville surplombant la capitale, Port-au-Prince
06 13 Bureau de la Société nationale de la Croix-Rouge haïtienne
06 19 Jude Celloge et son équipe dans une ambulance
06 37 Une femme enceinte est emmenée au dispensaire
06 55 Dispensaire de MSF à Martissant

Images d’archives
07 08 Bataille de Solférino – image fixe
07 13 Signature de la première Convention de Genève en 1864 (amélioration du sort des militaires blessés dans les armées en campagne)
07 19 Première Guerre mondiale. Tranchées. Tirs de canons, avance des tanks.
07 30 Pologne 1921. Épidémie de typhus
07 44 Constantinople 1921. Réfugiés russes
08 06 Seconde Guerre mondiale. Prisonniers de guerre.
08 13 Cérémonie de signature des quatre Conventions de Genève révisées en 1949

08 20 Interview : Pierre Krähenbühl, directeur des opérations du CICR
« Aujourd’hui, les civils vivent la guerre complètement différemment qu’il y a 150 ans à Solférino, où est née l'idée de la Croix-Rouge. À Solférino, 40 000 soldats ont été tués ou blessés lors de la bataille, qui a fait un mort parmi les civils. Aujourd’hui c’est exactement le contraire. Parmi les Afghans interviewés, 60% ont dit qu’ils avaient été directement touchés par le conflit ces dernières années. C'est le principal changement que nous observons. »
08 52
« Il faut s’imaginer qu’en République démocratique du Congo, les personnes n’ont pas été déplacées juste une fois ces derniers 12, 15 ou 18 mois, mais parfois 4, 5, 6 ou 7 fois, en perdant chaque fois des membres de leur famille. Il semble donc évident que, du point de vue des personnes que nous avons interrogées pour le rapport, cette expérience est l’une des plus angoissantes et effrayantes d’un conflit. C’est un point sur lequel les acteurs humanitaires doivent clairement se concentrer. »
09 27
« Ce rapport aura pour principale conséquence, pour ce qui est de la manière de travailler du CICR dans les zones de conflit et de violence, de réaffirmer l’importance de placer les personnes au cœur même de notre analyse et de notre intervention, et de ne pas les voir en fonction de nos idées préconçues habituelles, mais en adoptant effectivement leur point de vue et en nous en servant pour enrichir notre analyse. »

09 55 Plans de coupe
10 23 FIN


Informations complémentaires :
Anna Nelson, CICR Genève, tél. : +41 79 217 3264 (anglais, français)
Michelle Rockwell, CICR Genève, tél. : +41 79 251 9311(anglais)
Marçal Izard, CICR Genève, tél. : +41 79 217 3224 (anglais, français, espagnol)
Hicham Hassan, CICR Le Caire, tél. : +201 87 42 43 44 (anglais, français, arabe)

Informations complémentaires sur les cassettes et l’accès aux séquences filmées :
Jan Powell, CICR Genève, tél. : + 41 792519314;
dès le 01.07.09, écrire à archives.gva@icrc.org

Pour en savoir plus sur les huit pays couverts par le rapport


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