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31-12-2005    
Visites du CICR aux détenus : des personnes libérées témoignent
Les délégués du CICR visitent les personnes privées de liberté en situation de conflit armé depuis le paroxysme de la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui, d’anciens détenus nous font part de leurs pensées et de leurs sentiments à propos du rôle du CICR par le biais de lettres, d’interviews, de discours et autres témoignages écrits.

En 2005, le CICR a visité plus de 500 000 prisonniers de guerre et détenus dans plus de 80 pays.

« En nous apportant du courrier et en obtenant que nos proches puissent nous rendre visite, le CICR a changé notre vie »
Voilà les mots d’un ancien détenu, un parmi les millions qu’a visités le CICR tout au long de ses 140 ans d’histoire, dans le cadre du mandat que lui a confié la communauté internationale, de garantir que les personnes privées de liberté dans le contexte d’un conflit armé soient protégées des abus et détenues dans des conditions conformes au droit international humanitaire.


Les archives du CICR abondent en exemples de progrès réalisés et d’améliorations apportées grâce à la stratégie de l’institution de travailler dans les coulisses.

Des lettres comme celle d’Ali Najab, un Marocain détenu par le Front Polisario pendant 25 ans avant d’être libéré en 2003.

« C’est grâce au CICR que nous avons sauvé notre dignité d’êtres humains… c’est le travail du CICR qui a toujours ranimé notre espoir. »

Ou de Souha Béchara, une femme libanaise qui a passé dix ans dans la prison de Khiam, dans le sud du Liban, et qui a décrit son expérience dans son livre « Résistante ».

« Le CICR avait gagné une première bataille à l’issue d’une longue lutte. De par leur opiniâtreté, les délégués avaient finalement obtenu que les familles puissent rendre visite à leurs proches détenus. »

Et Mike Durant, un pilote américain détenu en Somalie en octobre 1993, qui se souvient de l’impact émotionnel que lui a causé la visite d’un délégué du CICR.

« Quand je suis parti j’éprouvais un profond respect envers les personnes qui travaillent pour le CICR, du fait des risques qu’ils prennent et des activités qu’ils mènent en faveur des malheureux dont je faisais partie. »

Ou les mots de Ricardo Gadea Acosta, un journaliste péruvien détenu dans les années 90.

« Grâce à ces visites, j’ai réalisé que la police et les forces armées étaient contrôlées par la présence d’une institution internationale prestigieuse, telle que le CICR. »

Ces témoignages mettent en évidence l’efficacité que peut avoir la stratégie du CICR et le rôle essentiel qu’il joue en sa qualité de seule organisation internationale qui maintient une présence aussi continue dans les lieux de détention de par le monde.

Pour en savoir plus sur le mandat du CICR concernant les visites aux personnes privées de liberté dans le cadre d’un conflit armé.

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31-12-2005