Madame,
Je me réfère au communiqué de presse publié par le USHMM le 7 mars 2006, qui demandait un accès immédiat aux archives du Service international de recherches.
Deutsche Fassung des offenen Briefs an Frau Sara Jane Bloomfield, Executive Director, United States Holocaust Memorial Museum (USHMM.)
Tout d’abord, j’aimerais confirmer que le CICR est totalement favorable à l’ouverture des archives détenues par le SIR à Bad Arolsen (Allemagne) à des fins de recherche historique. Le CICR reconnaît la valeur scientifique des documents déposés au SIR et leur grande importance pour les victimes de l’Holocauste et des persécutions nazies ainsi que pour leurs proches et leurs communautés. Nous sommes parfaitement conscients de la valeur humanitaire de la recherche historique portant sur les événements douloureux attestés par les archives, car elle est un hommage rendu à la mémoire des victimes. Le CICR a donné la preuve de cette attitude il y a longtemps déjà, non seulement par des mots, mais aussi pas ses actes. En effet, nous avons ouvert nos propres archives et nous avons remis au USHMM des copies de tous les dossiers liés à l’Holocauste et aux persécutions nazies.
Par conséquent, le CICR appuie le projet de mise à disposition des données détenues par le SIR, dans le but de mieux servir les intérêts des victimes, de leurs familles et de leurs communautés et de faciliter l’accès à ces documents pour la recherche scientifique.
Cette position du CICR était bien connue du conseil d’administration du SIR, connu sous le nom de Commission internationale, et d’autres parties intéressées telles que votre honorable institution, le USHMM. Au cours de ces dernières années, nous avons fait part de notre position sur cette question lors de toutes les réunions pertinentes et, à maintes reprises, directement à vos collègues du USHMM, notamment lors de ma dernière visite du 24 février 2006. Toutefois, le CICR n’est pas habilité à prendre des décisions dans ce domaine, puisque le CICR n’est pas le propriétaire des archives du SIR. Ces décisions doivent être prises par les États membres de la Commission internationale du SIR.
Le CICR a toujours coopéré pleinement avec la Commission internationale du SIR, et il va continuer à le faire en n’épargnant aucun effort pour faire avancer les travaux de la Commission internationale et des groupes de travail pertinents, afin d’accélérer la mise en place du cadre permettant de rendre les archives accessibles à la recherche historique le plus rapidement possible.
Nous avons le ferme espoir que la Commission internationale du SIR trouvera très prochainement une solution viable et nous vous invitons à appuyer les efforts déployés par le groupe de travail chargé de créer le cadre qui va définir l’utilisation et le rôle futurs des archives du SIR.
Veuillez agréer, Madame, l’assurance de notre haute considération.
François Bugnion
Directeur du droit international et de
la coopération au sein du Mouvement
Annexe : Position officielle du CICR telle que publiée sur son site web : www.cicr.org