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6-07-2007  Éclairage  
Des capacités renforcées en matière d’intervention rapide contre les mines
Les mines et les restes explosifs de guerre tuent et mutilent les personnes et les empêchent de satisfaire leurs besoins essentiels. Par conséquent, le CICR renforce sa capacité de réagir rapidement à la menace que représente la pollution par les armes dans les situations d’urgence.

« Dans nombre des conflits actuels, les mines, les armes à dispersion et d’autres problèmes liés à la pollution par les armes entraînent des problèmes importants, tant pour les communautés touchées que pour des organisations humanitaires comme le CICR », dit Ben Lark, chef du secteur de l’action antimines du CICR à Genève.

Durant ou immédiatement après un conflit, il peut être difficile, voire impossible, de procéder régulièrement à un déminage. Par ailleurs, la pollution par les armes peut menacer directement la population locale et les organisations qui essaient de répondre aux besoins humanitaires. Les sources d’eau peuvent être minées, les environs des hôpitaux peuvent être jonchés de différents types de restes explosifs de guerre, les écoles ou les maisons peuvent être piégées et les arbres fruitiers peuvent être pleins d’armes à dispersion. Rien qu’au Liban, les Nations Unies estiment que plus d’un million d’armes à dispersion non explosées sont restées sur le terrain après le conflit de l’été dernier.

« Une intervention rapide dans les zones touchées peut réduire les pertes en vies humaines et d’autres problèmes causés par cette pollution, jusqu’à ce qu’un déminage plus systématique puisse être effectué », souligne Ben Lark.

Exercice d’intervention rapide

Le CICR est par conséquent en train de créer un groupe de spécialistes formés à l’action antimines qui peut être déployé pour de brèves missions d’intervention rapide. Récemment, des accords sur l’intervention rapide en matière d’action antimines ont été conclus avec la Swedish Rescue Services Agency (SRSA) et la Croix-Rouge de Norvège. Par ces accords, les deux organisations s’engagent à déployer du personnel qualifié dans un délai de 72 heures lors de situations d’urgence.

Les délégués contribueront à recueillir des informations sur les incidents et les zones jugées dangereuses, veilleront à ce que les activités de prévention d’urgence nécessaires soient conduites et faciliteront le déminage. De plus, le personnel de la SRSA aura les capacités pour procéder à la destruction des engins explosifs et surveiller ou dépolluer des zones particulièrement prioritaires pour des raisons humanitaires.

Dans une première phase de la mise en œuvre de ces accords, dix personnes de la Croix-Rouge de Norvège et de la SRSA ont été formées au cours d’un important exercice d’intervention rapide dans le cadre de l’action antimines, en Suède en juin 2007. Durant cet exercice, les délégués ont passé cinq jours à étudier la façon dont le CICR procède en cas d’intervention rapide, puis ils ont participé à un exercice de plus grande ampleur avec les Nations Unies et d’autres acteurs.

« Une part non négligeable de la formation consiste à étudier les défis que posent la coordination et la communication de l’information entre les diverses organisations participantes, afin de garantir des interventions efficaces lors de situations d’urgence réelles », ajoute Ben Lark.

Problèmes à long terme

Bien que l’intervention rapide soit importante pour prévenir les pertes en vies humaines durant ou après un conflit, le danger dû aux mines et aux restes explosifs de guerre persiste longtemps après la fin des hostilités. Le renforcement des capacités des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est donc un élément majeur des activités du CICR qui permet de faire en sorte que le travail se poursuive aussi longtemps que nécessaire.

Ces dernières années, l’attention s’est moins portée sur les activités de sensibilisation aux mines et davantage sur une approche plus flexible, axée sur les solutions et fondée sur les besoins locaux.

Quand l’accès aux services essentiels est entravé par la présence de mines et de restes explosifs de guerre, le CICR cherche à fournir des solutions provisoires sûres qui protègeront les personnes jusqu’à ce que la zone soit déminée, par exemple en donnant accès à d’autres sources d’eau dans des zones sûres, en assurant un approvisionnement à court terme en carburant là où les personnes doivent pénétrer dans des zones infestées, en construisant des aires de jeu sûres pour les enfants vivant dans ces mêmes zones et en conduisant des activités génératrices de revenus afin de réduire la prise de risque.

« L’exercice m’a permis d’acquérir de solides connaissances sur les différents types d’armes qui causent des problèmes liés à la pollution par les armes, et également sur la grande capacité du CICR à réagir », raconte Peter Meyer, un des participants norvégiens.

« La Croix-Rouge peut jouer un rôle capital dans la réduction de l’impact de ces armes tant dans les situations d’urgence qu’à long terme. »

©CICR/B. Lark
Les exercices pratiques et les jeux de rôle constituent un aspect important de la formation. Ici, les participants sont engagés dans une discussion avec un commandant de milice dans le pays fictif de Sandland.




©CICR/B. Lark
Discussion avec un enseignant afin d’évaluer les conséquences, sur le plan humanitaire, de la pollution par les armes dans une communauté locale du pays fictif de Sandland.

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6-07-2007