20-04-2009 L’action du CICR pour la réduction des risques et des effets de la contamination par les armes Ce que fait le CICR pour réduire les risques et les effets de la contamination par les armes sur les civils : collecte et analyse d'informations, réduction des risques, sensibilisation au danger, enquête et déminage Même après la fin d'un conflit armé, les restes explosifs de guerre tels que les bombes, les obus et les bombes à sous-munitions non explosées ainsi que les mines continuent de tuer et de mutiler. Ce problème meurtrier a un nom : la contamination par les armes – une contamination qui prive des populations entières de l'accès à l'eau, au bois pour le feu, aux terres à cultiver, aux soins de santé et à l'éducation. Elle empêche la conduite de l'action humanitaire, privant ainsi les personnes d'assistance et aggravant les problèmes d'ordre humanitaire.
Collecte et analyse d'informations La collecte d’informations sur les zones contaminées par les armes ainsi que sur les victimes d’accident et l’analyse de ces données sont à la base de toute planification. Le CICR est ainsi à même de déterminer où sont les zones dangereuses et quelles sont les personnes les plus en danger et de planifier, en fixant des priorités, ses activités d'enquête, de déminage, de réduction des risques et de sensibilisation au danger. Dans presque tous les pays du monde, on trouve une Société nationale de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge. Les Sociétés nationales sont souvent les mieux placées pour recueillir des informations sur la contamination par les armes. À court terme, elles recueillent fréquemment des données en tant que partenaires opérationnelles du CICR. À long terme, la collecte d'informations fait normalement partie d'une stratégie nationale générale d'action contre les mines et autres engins non explosés, habituellement menée par le gouvernement du territoire touché. Le CICR conduit l'action du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge concernant la contamination par les armes. Il aide les Sociétés nationales à renforcer leurs capacités dans ce domaine et veille à ce que leurs activités soient conformes aux meilleures pratiques et aux normes internationales. Réduction des risques Dans les pays où la guerre a bouleversé le système social et l'économie, les habitants sont souvent contraints d'entrer sur des terrains contaminés par les armes pour cultiver, aller chercher de l'eau et du bois pour le feu, faire paître le bétail ou se rendre d'un lieu à un autre. Le temps qu'une zone soit déminée, il est possible de réduire les accidents en offrant des solutions plus sûres. On peut par exemple mettre en œuvre des programmes de sécurité économique ainsi que d'approvisionnement en eau et d'habitat qui prennent en compte la contamination par les armes. Exemples :
Le but est de faire en sorte que les habitants n'aient pas à prendre de risques pour survivre ou mener une vie normale. Sensibilisation au danger La sensibilisation au danger signifie notamment :
Normalement, la sensibilisation devrait être assurée par des membres de la communauté et liée à la réduction des risques. Cependant, le CICR est parfois amené à réaliser des activités de sensibilisation dans les situations d'urgence où peu d'informations ont été réunies et où la population connaît mal le problème et ne sait comment réagir. Ce peut être le cas immédiatement après un conflit, lorsque les personnes déplacées retournent chez elles assez vite. L'expérience a montré que c'était dans ces cas-là que le plus grand nombre de personnes étaient tuées ou blessées par des mines ou des engins non explosés. La meilleure façon de sensibiliser les populations dépend de facteurs culturels et sociaux et de la nature du danger. Mais l'objectif est toujours le même : atteindre les civils les plus exposés. Pour sensibiliser le public, le CICR utilise rarement la communication à sens unique, à part les supports tels que les affiches, qui visent à renforcer son message. En effet, la méthode interactive et à base communautaire s'est révélée être la plus efficace. Les volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, étant membres de telle ou telle communauté locale, sont les mieux placés pour expliquer aux organisations qui luttent contre les dangers des mines les problèmes rencontrés par leur communauté. Les relations avec les communautés sont un autre aspect du rôle qu'une Société nationale devrait jouer à long terme dans le cadre d'une stratégie nationale durable d'action contre les mines. Enquête et déminage Lorsque des enquêtes techniques ou des activités de déminage de faible envergure sont nécessaires pour que le CICR puisse travailler en toute sécurité, le déminage ou la dépollution sont généralement effectués par des organismes de déminage agréés. Lorsqu'aucun organisme agréé n'est disponible, le CICR peut réaliser des enquêtes techniques à court terme, procéder à l'enlèvement des engins explosifs, procéder au déminage de petites surfaces et marquer les zones contaminées. Il se charge notamment de ce travail lorsqu'il est la seule institution à avoir accès à une zone contaminée ou qu'il intervient dans des situations d'urgence. Les objectifs sont de protéger le personnel du Mouvement, de garantir un accès sûr pour les activités d'assistance et de protection, et de protéger la population. |