21-03-2006 Eau et habitat : les activités du CICR dans le monde En 2005, quelque 11 millions de personnes ont bénéficié des programmes « eau et habitat » du CICR à travers le monde. Eau et habitat en temps de guerre
Article 54, Protocole I additionnel aux Conventions de Genève :
©CICR/Marc Bleich/V-P-cd-d-00033
Lors de conflits armés, des millions de personnes se voient privées d’eau potable. Si la source de cette eau est contaminée, endommagée ou détruite, les conséquences peuvent être désastreuses, la soif et les maladies s’ajoutant aux souffrances provoquées par la guerre. Lorsqu’un conflit éclate, les logements et les infrastructures médicales sont souvent pillés et détruits et de nombreuses personnes sont forcées de quitter leur foyer, se retrouvant ainsi sans abri ou soins médicaux adéquats. Pendant et après les conflits, les conditions de vie des personnes privées de liberté constituent également une préoccupation majeure. Pour le CICR, il est absolument essentiel d’aider les victimes de la guerre à avoir accès à l’eau potable et à des abris adéquats. Le CICR a fourni à 19 millions de personnes l’eau vitale pour leur survie
Depuis que le CICR a créé son Unité eau et habitat il y a 23 ans, l’approvisionnement en eau et l’assainissement dans les zones de conflit du monde entier constituent pour lui une priorité. En 2005, il a effectué des travaux d’approvisionnement en eau, d’assainissement et de construction dans 37 pays. Ces projets, mis en œuvre par 93 expatriés et 724 ingénieurs et techniciens locaux, ont subvenu aux besoins de quelque 19 millions de personnes à travers le monde.
©CICR/Boris Heger/V-P-tp-n-00079-16
Les cinq principaux domaines d’activité de l’Unité eau et habitat du CICR
Lorsque des besoins essentiels ne sont pas satisfaits, une évaluation faisant intervenir les parties concernées – des groupes touchés aux autorités responsables – est effectuée afin de définir la meilleure réponse à apporter. Les programmes sont ensuite mis en œuvre selon les principes et stratégies du CICR. Les activités vont de la purification de l’eau (par l’installation de pompes et de systèmes de traitement) à la mise en place de systèmes adéquats d’évacuation des eaux usées pour les villes et les villages touchés par des conflits, sans oublier l’organisation de séances d’éducation en matière d’hygiène. Par ailleurs, le CICR répare et, parfois, construit des établissements de soins et des centres d’accueil pour les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (déplacés internes) et installe certaines infrastructures dans les lieux de détention.
Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
Le CICR et ses partenaires
Dans la mesure du possible, le CICR collabore avec les Sociétés nationales de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge et leurs volontaires, ce qui lui permet de pouvoir compter sur un réseau et un réservoir de connaissances d’une valeur inestimable lorsqu’il s’agit de traiter avec la communauté locale et ses autorités. Les Sociétés nationales jouent un rôle essentiel dans la durabilité des projets « eau et habitat » du CICR en veillant à ce que la maintenance se poursuive et en impliquant les communautés.
©CICR/Roland Sidler/V-P-lk-n-00052-04a
Depuis 1995, plus de 50 projets « eau et habitat » ont été mis en œuvre par 13 Sociétés nationales dans 16 pays différents. Ils comprennent :
On voit, en permanence, une douzaine d’ingénieurs et d’architectes mis à disposition par des Sociétés nationales gérer des programmes « eau et habitat » du CICR sur le terrain. Le savoir-faire des ingénieurs à l’œuvre dans les locaux du CICR
Le CICR compte 66 délégations et plus de 130 sous-délégations, ce qui requiert la planification, la construction et l’entretien de bureaux, de logements, d’entrepôts et d’ateliers. De plus, la compétence technique dans le domaine de la sécurité passive est primordiale. Tout aspect technique qui y est associé dépend de l’Unité eau et habitat. La mise en œuvre de projets est menée conjointement avec l’administration et la cellule sécurité.
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