1-05-2009 Le point sur les activités Yémen : les activités du CICR de janvier à mars 2009 Malgré un calme relatif, des milliers de déplacés internes se trouvent encore dans l’impossibilité de regagner leurs foyers non seulement en raison du danger, mais aussi à cause de la pénurie chronique d’eau. La remise en état des infrastructures d’approvisionnement en eau et la livraison d’eau par camions-citernes figurent parmi les principales activités menées au Yémen par le CICR, outre l’acheminement de biens de première nécessité, le soutien aux services de santé, le rétablissement des liens familiaux et la promotion du droit international humanitaire. Les trois premiers mois de 2009 ont été relativement calmes, bien que des poussées sporadiques d’affrontements intertribaux et d’autres confrontations aient été signalées dans plusieurs régions du pays. En mars, la situation est devenue à nouveau assez tendue, après que deux attentats suicides aient fait plusieurs morts et blessés.
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District de Harf Sufyan. Distribution d'assistance par le CICR et le Croissant-Rouge du Yémen.
Bien que plus de six mois se soient écoulés depuis la dernière flambée de violence dans le nord du pays, l’accès à des biens et services aussi essentiels qu’une eau de boisson saine, des abris et des soins médicaux reste inadéquat. Des milliers de personnes ont bénéficié de l’assistance du CICR à Saada ces derniers mois, mais un grand nombre d’autres n’ont toujours pas d’abri convenable ou d’accès adéquat à l’eau, à la nourriture et aux soins de santé.
Les ingénieurs hydrauliciens du CICR s’emploient à aider au rétablissement de l’approvisionnement en eau dans les régions de Saada et de Dahyan ainsi que dans les montagnes de Marran, régions particulièrement touchées par le conflit l’an dernier. Le CICR utilise des camions-citernes pour ravitailler quotidiennement en eau quelque 6 500 personnes vivant dans quatre camps pour personnes déplacées à Saada, contribuant ainsi à prévenir les maladies transmises par l’eau. « Nous prenons toutes les précautions possibles pour faire en sorte que notre personnel puisse poursuivre ses activités humanitaires sur le terrain en toute sécurité », a expliqué Jean-Nicolas Marti, chef de délégation du CICR au Yémen. « Néanmoins, il est difficile de prévoir comment la situation va évoluer. Si les conditions de sécurité devaient se dégrader, nous serions contraints de limiter nos mouvements à certaines régions du pays, ce qui aurait pour effet de ralentir, au moins provisoirement, l’apport de l’aide humanitaire dont certaines populations très vulnérables auraient besoin. »
Plusieurs structures de soins de santé primaires ont été abandonnées à Saada et dans les régions voisines à cause du manque de médicaments. D’autres centres de santé ont été détruits, et ceux qui subsistent encore manquent souvent du matériel médical et des médicaments nécessaires. Actuellement, en coopération avec le Croissant-Rouge du Yémen et le ministère de la Santé et de la Population, le CICR apporte son soutien à neuf établissements de soins, dont quatre situés dans les camps pour personnes déplacées. En janvier et février 2009, le CICR a : District de Harf Sufyan. En mars 2009, le CICR et le Croissant-Rouge du Yémen ont distribué de la nourriture (riz, farine, haricots, sucre, sel et huile) ainsi que des articles de première nécessité (couvertures, matelats, réchauds, ustensiles de cuisine et bâches) à environ 15 000 victimes du conflit dans le nord du pays. C'est la première fois que de l'aide humanitaire parvient dans ce district touché par le conflit en 2008.
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Vivres et autres biens de première nécessité pour les personnes touchées par le conflit dans le gouvernorat de Saada De janvier à début mars 2009, près de 36 000 personnes ont reçu des rations alimentaires sèches et plus de 7 600 personnes ont bénéficié de distributions d’articles ménagers de première nécessité. Aide à la population dans le gouvernorat de Amran Entre janvier et mars 2009, le CICR a :
Programme de réadaptation physique
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Cet homme a perdu ses deux jambes lors de l'explosion d'une bombe. Il est l'un des bénéficiaire du programme orthopédique du CICR à Saada.
Un grand nombre de personnes ont besoin de services de réadaptation physique. Or, à cause des longues distances et des dangers qui les menacent sur les routes, les patients ont de la difficulté à se déplacer jusqu’à Sanaa pour y suivre un traitement. Afin de rendre ces services accessibles au plus grand nombre possible de personnes, le CICR a ouvert à l’hôpital Al-Jumhouri, dans la ville de Saada, un centre de réadaptation physique qui est pleinement opérationnel depuis janvier. Le CICR continue également de mettre son expertise à la disposition des trois autres établissements du pays (situés à Sanaa, à Mukalla et à Aden).
En janvier et février, plus de 1 000 patients ont bénéficié des prestations des quatre centres de réadaptation physique, où plus de 160 prothèses et 600 orthèses ont été posées.
Il est important pour le CICR de faire mieux connaître à la fois le droit international humanitaire et l’institution elle-même. Ces activités de sensibilisation sont essentielles si le CICR veut pouvoir travailler en toute sécurité et atteindre des groupes qui sont souvent très vulnérables. Au cours des trois premiers mois de 2009, le CICR a animé trois présentations générales, devant plus de 1 100 membres des forces de police, à Sanaa, ainsi que deux sessions d’information destinées à une cinquantaine de membres du personnel du bureau du gouverneur, à Saada. Le CICR a également continué de collaborer avec des institutions qui ont besoin d’une connaissance plus approfondie du DIH. En janvier, le CICR a tenu sa sixième réunion annuelle avec huit facultés de droit du Yémen où le DIH est enseigné. Le CICR a également animé un atelier de trois jours qui a réuni une trentaine de nouveaux juges du Higher Judicial Institute, à Sanaa. Le but de l‘atelier était de faire mieux connaître aux participants les traités et conventions qui constituent le DIH ainsi que le développement que cette branche du droit a connu au cours des dernières décennies. Le CICR mène des activités au Yémen depuis 1962. Le nombre de collaborateurs travaillant dans le pays a augmenté depuis décembre dernier. L’effectif du CICR est actuellement composé de 95 membres du personnel, soit 52 (dont 13 expatriés) basés à Sanaa, la capitale, et 43 (dont 6 expatriés) basés à Saada. |