![]() Document imprimé depuis le site web du CICR URL : http://www.icrc.org/web/fre/sitefre0.nsf/html/5FZHZT Comité international de la Croix-Rouge 19-09-2001 Faits et chiffres sur les activités du CICR à Goma
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Photos Eau et habitat Le CICR travaille sans relâche pour alimenter en eau potable la région contrôlée par l'opposition en République démocratique du Congo Basés à Goma, les deux ingénieurs de l'Unité eau et habitat du CICR qui travaillent dans la région contrôlée par l'opposition en République démocratique du Congo(RDC) ont pour mission principale d'approvisionner en eau potable la population vivant dans la région. Compte tenu de la vaste étendue du territoire à parcourir, celui-ci a été partagé entre les deux ingénieurs: l'Italien Nicola Capuzzo est responsable de la partie située au nord de Goma, où se trouve la mission du CICR (Kisangani, avec plus de 500000 habitants, est la troisième ville du pays et prioritaire dans cette partie); le Suisse René Saameli couvre la partie au sud de Goma. Tous deux passent beaucoup de temps dans le DC3 affrété par le CICR pour se rendre d'une grande ville à une autre, le réseau routier étant impraticable. Qu'il s'agisse de construire un réservoir d'eau pour un hôpital ou d'acheminer des produits chimiques servant au traitement de l'eau, les projets réalisés dans la région contrôlée par l'opposition se font souvent en collaboration avec la Regideso, la compagnie nationale des eaux. Ainsi, le 15 août dernier, le CICR a inauguré la station de traitement de l'eau de Darma, près de Kisangani. Ce projet– qui permet de desservir en eau potable la population de la rive gauche de la ville, qui est située le long du fleuve Congo–a été mené à bien avec la Regideso, maître d'œuvre des travaux financés par le CICR. Cette réalisation s'inscrit dans le cadre d'une longue série de projets d'assistance destinés à fournir de l'eau potable à la ville de Kisangani. L'impact de ces projets est considérable, car Kisangani est le moteur de cette vaste région située au cœur du pays. Dans son discours d'inauguration, Nicola Capuzzo, qui est chargé du projet, a souligné l'étroite collaboration entre l'institution et la Regideso. «Le CICR travaille depuis 1999 au captage des sources qui approvisionnent cette station en eau. Ál'époque, seules 14 sources étaient encore captées, la station était fermée, et les habitants de la rive gauche n'avaient plus accès à l'eau potable », a-t-il expliqué aux invités, dont le gouverneur de la province et le maire de Kisangani. Le soutien du CICR a donc permis la rénovation du bâtiment et l'achat des équipements électromécaniques nécessaires au bon fonctionnement de la station de Darma. Depuis le début de l'année 2001, le CICR a aussi remis en état les filtres à sable des deux principales stations de traitement de l'eau (Tshopo I et II) de Kisangani. L'institution a également assuré le transport par avion des produits chimiques servant au traitement de l'eau pour la ville enclavée. En effet, Kisangani est coupée du reste du monde en raison de la guerre et de l'absence de réseau routier. L'avion affrété par le CICR représente donc une voie vers l'extérieur, et le travail des ingénieurs de l'institution permet à la population de Kisangani d'être approvisionnée en eau potable malgré le conflit. Au total, deux millions de personnes vivant dans la région contrôlée par l'opposition disposent maintenant d'eau potable grâce aux projets d'assistance du CICR. Le CICR a livré 160 tonnes de produits chimiques (sulfate d'alumine, chlore, chaux hydratée) pour le traitement de l'eau dans 14 stations de traitement d'eau. Ces stations se trouvent dans les grands centres urbains du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, ainsi que dans la Province orientale, le Katanga et le Maniema. Le CICR a également distribué des pièces de rechange et des kits de réparation du réseau primaire. Enfin, les équipes de l'Unité eau et habitat, qui sont composées d'ingénieurs et de techniciens, ont fait le nécessaire pour que des hôpitaux et des centres de santé aient eux aussi accès à l'eau potable. En outre, elles ont effectué des travaux d'assainissement dans plusieurs prisons de la région contrôlée par l'opposition Elles procèdent actuellement à l'évaluation des besoins en eau des populations qui vivent plus près de la ligne de front.
Le CICR assiste 15000 Congolais du Katanga En juin 2001, un avion Hercules affrété par le CICR a été accueilli dans la joie par les quelque 15000 habitants de Nyunzu, ville située dans le nord de la province du Katanga. La population y vit dans l'insécurité, et la ville est quasiment coupée du monde en raison d'attaques menées à plusieurs reprises par des miliciens non identifiés. Les opérations d'assistance menées par le CICR dans cette région ont pour but de relancer les activités agricoles et de redresser l'économie locale. De la nourriture (320tonnes de farine de maïs, de haricots, d'huile végétale et de sel) ainsi que des seaux en plastique, des vêtements et du savon ont été distribués aux habitants de Nyunzu. La population s'est réjouie de recevoir cette assistance directement du CICR, sans passer par des intermédiaires comme cela se fait d'habitude. Un programme similaire a été réalisé au printemps 2001 à Masisi (Nord-Kivu) ainsi qu'à Walungu et Burhinyi (Sud-Kivu) : 15 500 familles ont reçu chacune 5 kilos de semences de maïs, 10 kilos de semences de haricots, des semences maraîchères (choux, carottes et amarantes), ainsi que des houes. À Burhinyi, où la situation était plus préoccupante, l'assortiment de semences a été complété par de la nourriture (farine de maïs, haricots, huile végétale et sel de cuisine) pour éviter que les semences distribuées ne soient consommées. Le CICR organise régulièrement des séances de formation et de suivi pour les paysans membres des ONG locales qui s'occupent de la multiplication des semences. Ces séances visent à améliorer la qualité et à assurer le renouvellement des semences fournies à la population.
Le CICR permet à des enfants de retrouver leurs familles Goma, le 23 mars 2001. Adimpe, une fillette de 12 ans, et ses jeunes frères et sœur Emmanuel, Didy et Kilita retrouvent leur mère grâce au CICR. Ces quatre enfants font partie des 38 enfants ramenés dans le Boeing 737 de la compagnie kényenne Regional Air affrété par le CICR pour le transfert direct de 89 enfants non accompagnés de Goma vers Kinshasa. Ce regroupement familial a été rendu possible par l'agence de recherches du CICR, qui répond aux besoins humanitaires créés par la guerre en RDC. Centvingtetun volontaires de la Croix-Rouge de la République démocratique du Congo qui travaillent dans 61 antennes de la Société nationale sont chargés de l'identification et de l'enregistrement des enfants séparés de leurs familles dans le but de les aider à retrouver leurs parents. Au total, 274 mineurs congolais, dont 59 localisés en Zambie et 124 autres en Tanzanie, attendent de pouvoir rejoindre leurs proches. Les antennes Croix-Rouge se chargent aussi de récolter et de distribuer les messages Croix-Rouge. C'est un moyen mis à la disposition de la population pour pallier le manque de moyens de communication dans le pays. Ce système permet aux membres de familles vivant dans des localités isolées d'échanger des nouvelles sur des événements familiaux importants (naissances, mariages, maladies, décès, notamment). Au total, 77000 messages Croix-Rouge ont été échangés grâce à ce réseau dans différentes zones de cette vaste région: à l'intérieur du territoire rebelle ; entre l'est et l'ouest du pays, de part et d'autre de la ligne de front ; entre l'est de la RDC et les pays limitrophes où certains citoyens congolais se sont réfugiés. Le rétablissement des contacts avec les proches et le regroupement des familles concernent aussi les enfants-soldats (appelés les «kadogo») identifiés dans l'armée du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD, coalition de groupes d’opposition) ou Armée nationale congolaise (ANC). Après avoir obtenu de l'état-major général du RCD des ordres de démobilisation pour 34 mineurs, le CICR a réuni ces enfants avec leurs parents à Lusambo (Kasaï oriental), Kisangani (Province orientale), Kindu (Maniema) et Rutshuru (Nord-Kivu). Une troisième opération de transfert direct d'enfants non accompagnés de la zone rebelle vers le territoire gouvernemental est prévue en septembre 2001 et concerne environs 70 cas (la première avait eu lieu en novembre 2000). Le 4 septembre, 27 enfants seront en principe transférés de Goma vers Kinshasa et 13 seront ramenés de Kinshasa vers Goma. Le 11 du même mois, 27 enfants seront en principe transférés de Goma vers Lubumbashi et un autre viendra de Lubumbashi vers Goma.
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