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Comité international de la Croix-Rouge
6-12-2003    
La participation de la société civile à des partenariats internationaux en faveur de la santé associant les secteurs privé et public - Quels enseignements avons-nous tirés de l'expérience et quels sont les enjeux pour l'avenir ?
Atelier 9, XXVIIIe Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Genève, 2 au 6 décembre 2003

Note : le présent rapport n'engage pas le CICR.

Point clé 1 : Les organisations de la société civile et leur contribution à la santé publique mondiale et à l’agenda humanitaire. Enjeux de la représentation à l’échelon mondial.

Enjeux de la participation avec la société civile :

  • La représentation : implication de tous les groupes de la société civile.
  • La responsabilité.
  • Les programmes efficaces sont ceux auxquels participent des partenaires multiples, issus de la communauté, notamment les personnes les plus vulnérables – il est nécessaire de comprendre l’environnement local.
  • La détermination à engager un dialogue, que le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge est particulièrement à même de faciliter.
  • Le rôle du Mouvement en matière de mobilisation de l’opinion : les « voix » de la communauté devraient être prises en compte dès la phase de planification des programmes.
    Point clé 2 : Le rôle des organisations non gouvernementales (ONG) et des organisations de la société civile comme porte-drapeaux de la lutte contre le VIH/SIDA. Deux priorités : combattre l’opprobre et la discrimination et promouvoir l’accès aux traitements antirétroviraux. Les ONG, porte-parole de ceux qui ne peuvent pas s’exprimer en leur propre nom : la perspective du Mouvement.
    • La différence entre les ONG et le Mouvement réside dans les relations particulières que les Sociétés nationales entretiennent avec leurs gouvernements respectifs et les diverses autorités publiques, dont elles sont les auxiliaires.
    • Les Principes fondamentaux sont à l’origine de la force incomparable qu’est celle du Mouvement. En s’y conformant, les composantes du Mouvement ont accès aux personnes les plus vulnérables et peuvent jouer un rôle d’intermédiaire. Le caractère unique du Mouvement et l’immense expérience qu’il possède peuvent présenter un intérêt pour les gouvernements et les ONG.
    • La lutte contre l’opprobre et la discrimination à l’égard des personnes vivant avec le VIH/SIDA. Le Mouvement a démontré que la meilleure façon de mener un tel combat est de donner les moyens d’agir aux personnes directement concernées. La structure du Mouvement, fondée sur un vaste réseau de volontaires à l’échelon local, constitue un atout considérable.
    • La coopération avec le monde des affaires : le Mouvement est confronté au défi de concilier le besoin de coopérer avec des entreprises privées et d’autres acteurs économiques, et le respect des Principes fondamentaux. Le Mouvement est capable de relever ce défi en mobilisant l’opinion publique.
      Point clé 3 : Les gouvernements – ministères de la Santé – et leur partenariat avec le Mouvement et les organisations de la société civile. Faciliter l’engagement des ONG aux échelons national et international. L’expérience de l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI – Global Alliance for Vaccines and Immunization).
      • Les gouvernements et les Sociétés nationales en transition, des pays de l’ancien bloc communiste, notamment, requièrent une attention spéciale.
      • La Fédération internationale pourrait jouer le rôle d’intermédiaire dans les situations où les mécanismes nationaux de coordination du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme (GFATM – Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria) ne sont pas applicables.
      • Le Mouvement, en tant que modèle d’organisation dans les pays de l’ancien bloc communiste, où il peut conseiller les gouvernements dans leurs relations avec les ONG.
      • L’immense renommée et la grande crédibilité dont jouit le Mouvement auprès du public en font le partenaire le plus largement accepté.
      • Dans le domaine des services de santé d’urgence et de transfusion sanguine, la coopération et le partenariat entre le ministère mongol de la Santé et la Croix-Rouge de Mongolie, en sa qualité de représentante de la société civile, ont abouti à des résultats positifs.
      • Le ministère mongol de la Santé est extrêmement satisfait de la tendance des gouvernements à travailler de concert avec la société civile.
        Point clé 4 : Le Mouvement est confronté à des dilemmes alors qu’il cherche à atteindre les indigents, par un meilleur accès et la prestation équitable de services.
        • Seul le Mouvement est en mesure d’atteindre de manière efficace de grands nombres de personnes vulnérables. Par le biais de son vaste réseau de volontaires, son action a des retombées considérables sur la santé publique, mesurable à l’aune des vies sauvées.
        • Le Mouvement doit tirer parti de ces résultats et renforcer les capacités des communautés locales.
        • Dans le cadre des campagnes de vaccination contre la rougeole, le Mouvement atteint des taux supérieurs à 90 %, en mobilisant les communautés et les volontaires sur le terrain. Partenaires : ministères de la Santé, centres de contrôle des maladies, OMS, et Fondation pour les Nations Unies.
        • Grâce à son réseau mondial de volontaires, à la diversité qui existe en son sein et aux synergies avec d’autres organisations dans la conception des programmes (en combinant et intégrant efficacement les programmes), le Mouvement peut être le principal partenaire mondial de l’action menée pour réaliser les objectifs du millénaire en matière de développement dans le domaine de la santé publique.
        • Les partenariats doivent reposer sur des conceptions communes et des objectifs clairement définis.
        • Déterminer des synergies : tous les partenaires doivent être impliqués de façon à jouer un rôle actif.
        • Le Mouvement doit envisager de nouveaux modèles de partenariat, afin de pouvoir agir encore plus efficacement.
        • Le système du partenariat est coûteux, mais il se révèle payant en termes d’impact.
        • Les partenariats doivent être conclus avec des hommes de vision et des entrepreneurs spécialisés. La direction générale doit tenir les avocats et les comptables à l’écart de ces partenariats.
          Discussion :
          • Il est capital que toutes les parties concernées s’attachent à élaborer une stratégie commune et à définir les différents rôles incombant aux Sociétés nationales et aux divers partenaires.
          • La Fédération internationale a un rôle déterminant à jouer en matière de mobilisation des ressources, qui pourront être utilisées à tous les niveaux.
          • En sa qualité de membre de conseils d’administration d’organismes internationaux tels que le GFATM et GAVI, le Mouvement doit être en mesure de promouvoir, dans le domaine de la santé publique une action plus efficace, capable de toucher un public encore plus large.
          • Le Mouvement doit s’efforcer de combiner les partenariats avec les petites ONG locales au renforcement des capacités.
          • Le Mouvement peut jouer un rôle moteur en matière de santé publique ; une attention accrue et des fonds supplémentaires doivent être consacrés à la viabilité à long terme des programmes.
          • Des mécanismes doivent être créés pour veiller à ce que le Mouvement et les ONG aient accès aux conseils d’administration des organismes internationaux, et y soient représentés, en tant que partenaires égaux.


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