![]() Document imprimé depuis le site web du CICR URL : http://www.icrc.org/web/fre/sitefre0.nsf/html/afghanistan-feature-130508 Comité international de la Croix-Rouge 13-05-2008 Éclairage Afghanistan: l’espoir renaît de ses cendres On estime qu’au cours des 25 dernières années, 100 000 Afghans ou plus sont devenus handicapés suite aux blessures causées par des mines terrestres. Dispersées dans tout le pays, les mines terrestres provoquent des tragédies soudaines et inattendues dans de nombreuses familles. Voici l’histoire de Saddiq Ali, que le CICR aide à reconstruire sa vie brisée.
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Saddiq Ali chez lui dans la région de Bamyan.
Saddiq Ali est né il y a bientôt 15 ans dans la vallée de Follady (province de Bamyan). La région est traversée par la rivière Follady, qui s’écoule le long des montagnes Baba, lesquelles font partie de l’Hindu Kush. L’eau de la rivière irrigue les terres cultivées de la vallée et, au printemps et en été, les champs verts luxuriants et les arbres qui les entourent ajoutent à la richesse du paysage naturel.
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Grâce à ses deux jambes artificielles, Saddiq Ali peut remarcher.
Quelques mois plus tard, Saddiq et sa famille avaient entendu parler de l’aide dispensée par le CICR aux amputés, et Saddiq rencontra Habib Hussaini, le chef du bureau du CICR à Bamyan. Il fut emmené dans un véhicule du CICR au centre Ali Abad à Kaboul, un des six centres d’appareillage du CICR en Afghanistan, consacré en grande partie à l’aide aux victimes des mines terrestres. Là, il reçut deux jambes artificielles, ainsi qu’un traitement et une réadaptation physique pendant les trois mois qui suivirent pour pouvoir marcher avec ses nouveaux membres. De retour à la vallée de Follady, il se sentit comme neuf. Il était tellement heureux de pouvoir retourner à l’école. Comme d’autres patients des centres de réadaptation physique du CICR en Afghanistan, Saddiq effectue régulièrement des contrôles et retourne de temps en temps au centre Ali Abad pour remplacer ses jambes artificielles. Chaque fois, il en revient avec le sourire et la force de continuer à lutter pour son éducation et son avenir. « Maintenant je peux retourner à l’école à pied. Mon école se trouve à 30 minutes de chez moi, et je marche plus lentement qu’avant, mais ça ne fait rien, dit-il. Ça me donne même plus de force pour continuer mes études. Je veux devenir médecin pour offrir mes services à d’autres comme moi. » ll expose aussi ses nouvelles idées : « Je pense que les gens comme moi ont besoin d’ânes pour les transporter et leur permettre d’arriver à l’heure à l’école. » Saddiq regrette de ne plus pouvoir jouer au football : « Ça m’ennuie de ne pas pouvoir jouer, déclare-t-il. Mais d’autre part, après la réadaptation physique, j’ai appris à faire certaines choses et je suis fier de pouvoir continuer à aider ma famille. » Lorsque qu’on lui demande comment le problème du handicap est perçu dans son entourage, Saddiq réfléchit : « Parfois, les gens me regardent bizarrement, et il y a des moments désagréables. À l’école, il y a des garçons qui m’insultent et qui se moquent se moi à cause de mon handicap. Mais je vais aider à faire changer les choses. » |