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Comité international de la Croix-Rouge
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2-07-2009  Interview  
Philippines : le CICR ne relâchera pas ses efforts tant qu’Eugenio Vagni, son collaborateur enlevé, ne sera pas libéré
Le CICR appelle à nouveau les ravisseurs à libérer Eugenio Vagni, son collaborateur enlevé. Alain Aeschlimann, chef des opérations du CICR pour l’Asie de l’Est et du Sud-Est et le Pacifique, évoque les efforts déployés actuellement pour trouver une issue à la crise.


Ces derniers temps, quelle a été la fréquence des contacts entre Eugenio et sa famille ?

Le mois dernier, Eugenio a eu moins de contacts avec sa famille qu’en mai. Il n’a pu téléphoner à sa femme que deux fois en juin, pour quelques minutes seulement. Le premier appel téléphonique a eu lieu le 2 juin, et le second le vendredi 26. Cela fait maintenant plus de cinq mois qu’il a été enlevé. Nous savons que les contacts téléphoniques qu’il peut avoir avec ses proches lui sont extrêmement importants. Avec plus de détermination que jamais, nous appelons ses ravisseurs à le libérer sain et sauf, sans délai et sans condition. Ses souffrances doivent cesser immédiatement.

Eugenio a-t-il précisé si son état de santé s’était amélioré ou détérioré ?

Bien qu’Eugenio se sente fatigué, il continue de faire preuve d’un courage admirable face à l’adversité. Sa famille montre aussi un grand stoïcisme. Nous ne ferons pas d’autres commentaires car nous estimons que les informations sur sa santé sont d’ordre privé et personnel.

Que fait le CICR pour accélérer sa libération ?

Nous faisons tout notre possible pour qu’il puisse rentrer chez lui sain et sauf. Nous sommes en contact étroit avec tous ceux qui contribuent aux efforts visant à mettre un terme à cette crise, en particulier les autorités locales et nationales. Nous sommes inquiets pour la vie d’Eugenio, en particulier lorsque des affrontements éclatent sur l’île de Sulu, où il a été enlevé le 15 janvier. Nous déplorons en outre que les combats qui s’y sont récemment déroulés aient provoqué la mort de tant de personnes.

Quelle a été la place accordée à l’enlèvement d’Eugenio lors des récentes célébrations de la Croix-Rouge ?

La semaine dernière, des centaines de volontaires de la Croix-Rouge se sont rassemblés dans le nord de l’Italie à l’occasion du 150e anniversaire de la bataille de Solferino, où Henry Dunant, homme d’affaires suisse, avait assisté à des scènes de souffrances qui l’avaient poussé à fonder la Croix-Rouge. Voir tant de jeunes volontaires inquiets pour Eugenio et sa famille a été très émouvant pour nous tous au CICR, ainsi que pour sa famille en Italie. Dans le même esprit de préoccupation humanitaire, nous appelons encore une fois ses ravisseurs à relâcher Eugenio immédiatement. Laissez-le rentrer chez lui.


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Rubrique :  Dans le monde > Asie et Pacifique > Philippines
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