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Iran : des experts unissent leurs efforts pour identifier les restes humains

12-11-2008 Communiqué de presse 08/237

Téhéran (CICR) – Un cours a eu lieu du 9 au 11 novembre à Téhéran sur les progrès réalisés dans l’identification des restes humains grâce à l’anthropologie médicolégale et à l’archéologie, le premier du genre organisé conjointement par la Legal Medicine Organization, le Kawsar Human Genetic Research Centre – tous deux basés dans la capitale iranienne – et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR)

Ce cours faisait suite à la signature, le 16 octobre, par l’Irak, l’Iran et le CICR d’un protocole d’accord sur les personnes portées disparues depuis la guerre Irak-Iran de 1980-1988. Quelque 35 spécialistes des institutions organisatrices, de plusieurs agences gouvernementales et de la police y participaient.

Un des sujets traités portait sur la difficulté que représente l’enlèvement des restes humains sur le champ de bataille. « Le changement climatique, les munitions non explosées ainsi que les inondations et la pluie sont autant d’obstacles qui gênent l’enlèvement des restes », a déclaré le colonel Gholami, du comité iranien de recherche et de récupération des personnels portés disparus au combat. La construction de routes et d’autres structures dans les zones où des restes humains reposent depuis la guerre est elle aussi un sujet de grande préoccupation.

Des experts venus d’Argentine, du Royaume-Uni et de Colombie ont fait des exposés sur les méthodes standard d’excavation et sur les avantages d’associer des anthropologues, des archéologues, des odontologues légistes et des paléopathologistes au processus visant à déterminer des caractéristiques telles que l’âge, le sexe, la taille et l’origine ancestrale. De nouvelles méthodes comme l’analyse ADN et l’interprétation des restes humains ont en outre été exposées.

Comme l’a indiqué Andres Patino, un conseiller médicolégal du CICR venu de Colombie, « la solution pour réaliser une identification positive est de travailler en coopération étroite pendant les diverses phases du processus d’identification, non seulement avec des Iraniens, mais aussi avec des équipes d’identification des autres pays concernés » .

D’autres ateliers sont prévus. Les nombreuses familles impatientes de savoir ce qu’il est advenu de leurs proches se réjouiront de ce rapprochement entre des spécialistes qui s’efforcent de leur apporter une réponse.

  Informations complémentaires :  

  Marcus Cott, CICR Téhéran, tél. : + 98 21 8878 67 23 ou + 98 912 313 60 04  

  Katayoon Hossein Nejad, CICR Téhéran, tél. : +98 21 88 78 67 23 ou +98 912 146 00 34