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Iran-Irak : rapatriement des dépouilles de soldats tués pendant la guerre de 1980-1988

30-11-2008 Communiqué de presse 08/224

Bagdad/Téhéran (CICR) – Les restes humains de quelque 250 soldats, irakiens et iraniens, ont été rapatriés aujourd’hui par le poste frontière de Shalamjah, près de Basra, sous l’égide du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

 
    ©ICRC/F. Pula / iriq-e-00024      
   
Les trois parties : le CICR, l'Iran et l'Irak.      
               
    ©ICRC/B. Husquinet / iriq-e-00021      
   
Des membres de l'armée irakienne transfèrent des restes humains de soldats iraniens, d'Irak en Iran.      
           

Vingt ans après la fin de la guerre, on reste sans nouvelles de dizaines de milliers de soldats des armées irakienne et iranienne, dont certains étaient des prisonniers de guerre.

Les restes humains de 41 soldats iraniens, dont 10 sont identifiés, et de 200 soldats irakiens, dont 23 sont identifiés, ont été remis aux autorités de leur pays respectif en présence de délégués du CICR, qui servent d’intermédiaires neutres des deux côtés de la frontière.

Les dépouilles des soldats irakiens ont été amenées à Basra, au centre Al-Zubeir géré par le ministère irakien des Droits de l’homme, et seront remises à leurs familles après avoir été examinées par des médecins légistes. Les corps des soldats iraniens seront transférés à Téhéran, au Centre Mearaj rattaché au comité chargé de la recherche et du rapatriement des soldats portés disparus, afin d’être identifiés et rendus à leurs familles.

« Pour les familles, il est important de pouvoir récupérer leurs morts, et c’est un élément essentiel dans le processus de réflexion sur le passé », déclare Jamila Hammami, une déléguée du CICR qui s’occupe du dossier des personnes portées disparues pour l’Irak et qui était présente lors de la remise des corps. « Ces familles ont attendu le retour de leurs proches pendant très longtemps. Elles n’ont jamais perdu espoir, et aujourd’hui, certaines d’entre elles vont peut-être enfin retrouver la paix de l’esprit».

Cette opération est un geste de bonne volonté après que les gouvernements de l’Irak et de l’Iran eurent signé un protocole d’accord à Genève en octobre. Ce document, signé également par le CICR, visait à élucider le sort des personnes portées disparues dans le cadre de la guerre de 1980-1988. Il définissait un cadre clair pour la collecte d’informations et l’échange de ces dernières entre les deux pays, ainsi que pour la remise des dépouilles. Ces tâches sont effectuées conjointement par des spécialistes des deux pays, avec le soutien du CICR.

« Nous saluons cette démarche importante », déclare Jamila Hammami. « Le CICR continuera à aider l’Iran et l’Irak à donner des réponses aux nombreuses familles qui, des deux côtés de la frontière, attendent encore des nouvelles de leurs proches portés disparus ».

  Informations complémentaires :  

  Hicham Hassan, CICR Irak, tél. : +962 777 399 614  

  Katayoon Hossein Nejad, CICR Téhéran, tél. : +98 21 88 78 67 23 ou +98 912 146 00 34  

  Dorothea Krimitsas, CICR Genève, tél. : +41 22 730 25 90 ou +41 79 251 93 18