Comité international de la Croix-Rouge

Dix ans après l'interdiction des armes à sous-munitions, le CICR salue les progrès accomplis et appelle davantage d'États à adhérer au traité

Communiqué de presse 03 septembre 2018

Genève – S'exprimant lors de l'ouverture de la 8ème Assemblée des États parties à la Convention de 2008 sur les armes à sous-munitions, le vice-président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Gilles Carbonnier, a exhorté la communauté internationale à continuer de renforcer la stigmatisation de ces armes inacceptables.

« Les opérations d'enlèvement des restes d'armes à sous-munitions ont progressé de manière importante au cours des 10 dernières années, ce qui at permis d'améliorer la vie des personnes et des communautés touchées par ce fléau », a déclaré Gilles Carbonnier. « Plus de 400 km2 de terres contenant des restes d'armes à sous-munitions ont été dépollués, et les États parties ont détruit la grande majorité de leurs stocks déclarés », a-t-il ajouté.


D'autres progrès ont été réalisés, dont notamment :
• La norme interdisant les armes à sous-munitions est de plus en plus largement acceptée : la Convention compte aujourd'hui 103 États parties et 17 signataires.
• Les États parties ont détruit la grande majorité de leurs stocks déclarés, soit au total plus de 175 millions de sous-munitions.
• Dix-huit pays (dont 17 sont des États parties) qui fabriquaient auparavant des armes à sous-munitions ont cessé de le faire.


Le vice-président du CICR a cependant noté qu'il restait encore beaucoup à faire, et qu'il ne fallait jamais tenir pour acquis les progrès accomplis :
« L'augmentation du nombre de victimes déclarées – principalement des civils – au cours des cinq dernières années est un sujet de vive préoccupation pour nous tous au sein de la communauté de la Convention », a déclaré M. Carbonnier. « La mort ou les blessures infligées à des centaines de civils viennent souligner l'urgence d'atteindre une mise en œuvre universelle des normes de la Convention. »


« La promesse de la Convention – donnant aux civils l'assurance d'être libérés de la menace que les armes à sous-munitions font peser sur leur vie, leur intégrité physique et leurs moyens de subsistance – ne sera réalisée que lorsque ces armes auront cessé d'être employées, lorsque les stocks auront été éliminés et les zones contaminées nettoyées, et lorsque les victimes auront reçu l'aide nécessaire pour rebâtir leur vie », a déclaré M. Carbonnier.


Le CICR exhorte tous les États qui ne l'ont pas encore fait à se joindre à la Convention sur les armes à sous-munitions et appelle tous les États parties à mettre en œuvre de manière scrupuleuse les dispositions humanitaires de la Convention.