Irak : une formation au DIH incluant des groupes armés kurdes

DIH en action

28 novembre 2019

« DIH en action : respecter le droit sur le champ de bataille » rassemble des cas pratiques relatifs au respect du droit international humanitaire dans les guerres contemporaines. Ces cas pratiques, qui s'appuient sur des sources en accès libre, ont été considérés par des universitaires comme attestant du respect du DIH.
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Des soldats ainsi que des commandants de divers groupes armés kurdes ont été formés au Droit International Humanitaire (DIH), par différents acteurs. Par la suite, les autorités kurdes ont promulgué un nouveau décret et modifié le cadre normatif existant afin d'assurer le respect du DIH et la protection des civils.

Irak : une formation au DIH incluant des groupes armés kurdes

Ce cas pratique a été élaboré par Clara Delarue, Ana-Paule Ilg, Claudia Langianese et Eleanor Umeyor, étudiantes en Master de droit (LL.M.) à l'université de Rome III sous la supervision de Giuilo Bartolini (professeur en DIH), Tommaso Natoli et Alice Riccardu (assistants de recherche) de la Clinique de DIH de l'université de Rome III.

A. FORMATION DES FORCES ARMÉES DE LA RÉGION DU KURDISTAN AU RESPECT DU DROIT INTERNATIONAL HUMANITAIRE

[Source : Middle East Research Institute, « Training Kurdistan Region’s Armed Forces on Compliance with International Humanitarian Law », 3 mars 2016, [traduction CICR Paris], disponible sur :  http://www.meri-k.org/training-kurdistan-regions-armed-forces-on-compliance-with-international-humanitarian-law/]

L'Institut de Recherche sur le Moyen Orient (Middle East Research Institute, MERI) et l'Appel de Genève ont lancé un ambitieux programme de formation sur le respect du Droit International Humanitaire (DIH), destiné aux hauts dirigeants peshmergas participant actuellement à la guerre contre l'État Islamique. En collaboration avec le Ministère des Peshmergas, la première d'une série de sessions de formation s'est tenue dimanche 29 février 2016 avec la participation active de représentants de la Direction générale pour la protection civile et les opérations d'aide humanitaire européennes de la Commission européenne (ECHO), du Comité internationale de la Croix-Rouge, du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies, ainsi que des conseillers militaires des pays qui dirigent la coalition internationale et des diplomates.

Durant la réunion, il a été souligné que le Gouvernement régional du Kurdistan (GRK) n'avait en aucun cas adopté une politique structurelle visant à répondre aux violations des principes du DIH. De même, il a été rappelé que les violations, lorsqu'elles étaient attestées, n'étaient pas le résultat de politiques gouvernementales mais d'initiatives individuelles. Il a été proposé que le Ministère des Peshmergas signe un Mémorandum d'entente à la fois avec le MERI et l'Appel de Genève, et que les trois organisations dirigent cette initiative visant à sensibiliser sur les normes et les principes du DIH (à tous les échelons des forces peshmergas) ; à développer des dispositifs complets et des recommandations sur les politiques à adopter pour appuyer le respect du DIH ; et manifester l'engagement des Peshmergas à protéger les droits de l'homme fondamentaux en temps de guerre.

Actuellement, sept pays forment les forces peshmergas au combat en incluant des éléments de DIH dans leur formation. De ce fait, toute tentative pour améliorer le respect des principes du DIH doit faire l'objet d'une approche coordonnée avec d'autres acteurs importants. L'Appel de Genève prévoit d'intensifier la portée des actions en cours par le bais d'une campagne de sensibilisation destinée à un plus large public et intitulée « Fighter not Killer » (« combattants pas assassins »), diffusée à la télévision et à la radio, via une application mobile, une formation en ligne, et par la distribution de diverses publications comme des prospectus, des brochures ou encore des livrets. Ces publications ont été et continueront à d'être distribuées aux commandants et aux soldats des rangs moyens à inférieurs. En outre, il a été recommandé que le programme ne se concentre pas uniquement sur les Peshmergas, mais aussi sur d'autres forces armées et de sécurité, notamment l'Asayesh (force de sécurité intérieure).

B. SUIVANT LA RECOMMANDATION DU MERI ET DE L'APPEL DE GENÈVE : FAIRE RESPECTER LE DROIT INTERNATIONAL HUMANITAIRE PAR LES PESHMERGAS

[Source : Middle-East Research Institute (MERI), « Upon MERI & Geneva Call’s recommendation: Peshmerga’s Compliance with International Humanitarian Law enforced », 9 juin 2016, [traduction CICR Paris], disponible sur : http://www.meri-k.org/upon-meris-recommendation-a-presidential-decree-to-enforce-peshmergas-compliance-with-international-humanitarian-law/]

Un nouveau décret émanant de la Présidence de la région du Kurdistan a été promulgué pour faire respecter le droit international humanitaire par les forces peshmergas et pour protéger les civils pendant le conflit. Ce décret fait suite à une recommandation sur les politiques à appliquer proposée par l'Institut de Recherche du Moyen-Orient (MERI) et l'Appel de Genève, qui ont tenu conjointement plusieurs sessions de formation pour les commandants des Peshmergas, en collaboration avec le Ministère des Peshmergas (MdP).

Ce nouveau décret, signé par le Commandant en chef des forces peshmergas, Massoud Barzani, a été rendu public par le Secrétaire Général du MdP, Jabar Yawar, le 30 mai, à l'occasion d'une session en présence du responsable du personnel des forces peshmergas et ses députés, des hauts dirigeants du MdP, des conseillers militaires des forces de la coalition, ainsi que des représentants de la Direction générale pour la protection civile et les opérations d'aide humanitaire européennes de la Commission européenne.

Mr Yawar a souligné que a.) le décret exhorte l'ensemble des commandants des Peshmergas luttant contre l'État Islamique, à respecter les normes et les principes du droit international humanitaire, et à adhérer aux règles d'engagement et de protection des civils ; et b.) les forces peshmergas devront recevoir une formation et un enseignement adéquats sur ces sujets, sur lesquels le MdP s'est engagé avec d'autres organisations internationales et sur les droits de l'homme.

Le Ministère des Peshmergas est conscient de l'importance de respecter ces lois et principes, et dispose de cadres dans chaque unité qui ont été formés par des organisations internationales- notamment le Croissant-Rouge. Le Ministère a aussi créé un comité pour modifier les lois existantes (19, 33 et 34) et a fait appel à une expertise interne et externe pour étudier ces lois avant de procéder aux amendements. Cependant, il était nécessaire de trouver un moyen suffisamment organisé et rigoureux de faire respecter le DIH, c'est pourquoi le MdP a cherché un appui auprès d'institutions telles que le MERI et l'Appel de Genève.

Les sessions de formations organisées par le MERI et l'Appel de Genève ont été élaborées pour identifier quelles étaient les lacunes et les difficultés dans la formation et le comportement des forces peshmergas sur la ligne de combat et dans les zones de conflit. Le fait que les forces armées soient impliquées dans un conflit ou les tensions sont nombreuses, ne les dispense pas de prendre des décisions morales. Les Peshmergas doivent adhérer aux lois et normes internationales en édictant des règles d'engagement exhaustives, en créant un climat de confiance au sein des populations locales dans les zones de conflits et par la mise en place d'un dispositif permettant de juger les individus coupables de violations.

En outre, les représentants du MdP ont demandé à ce que le MERI, en collaboration avec les autres organisations compétentes dont l'Appel de Genève, signent un mémorandum d'entente avec le MdP et aident à l'élaboration d'un programme de formation pour les Peshmergas ; rédigent des règles d'engagement conformes au DIH et créent la documentation appropriée en langue kurde pour la diffusion de ces règles aux Peshmergas.

Les sessions ont montré que, bien que le MdP dispose d'un comité spécial pour superviser la ligne de combat et assurer un suivi des plaintes et des accusations, composé de représentants du système judiciaire, un suivi externe est nécessaire. Le Ministère doit suivre et évaluer la mise en œuvre des politiques et prendre en compte toutes les plaintes qui peuvent être recensées, comme conséquence directe de la guerre.

C. IRAK : FORMER LES COMBATTANTS D'UN GROUPE ARMÉ NON ÉTATIQUE AU DROIT DE LA GUERRE

[Source : l’Appel de Genève, « Training Kurdish Armed Non State-Actors », 30 Mars 2016, [traduction CICR Paris], disponible sur : https://genevacall.org/iraq-training-kurdish-armed-non-state-actors-combatants/]

En Novembre 2015, durant deux jours, l'Appel de Genève a tenu sa première session de formation à destination des combattants depuis la réouverture de son programme en Irak. Vingt combattants du Parti de la liberté du Kurdistan (PAK) - un acteur armé non étatique (AANE) kurde iranien impliqué dans le conflit actuel - ont reçu une formation sur les Actes d'engagement et les normes humanitaires.

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La session de formation fait suite à un dialogue avec le PAK initié en 2014 et qui a conduit à à la signature des trois Actes d'engagement de l'Appel de Genève par le mouvement armé – le premier sur la protection des enfants dans les conflits armés, le second contre les violences sexuelles et autres discriminations basées sur le genre et le dernier sur l'interdiction des mines antipersonnel – en juin 2015.

Comme convenu avec les dirigeants du PAK dans le plan de mise en œuvre, l'objectif de cette session était de former un certain nombre de combattants subalternes afin d'accroître la diffusion des règles contenues dans les Actes. Notre équipe de formation est composée, entre autres, d'un conseiller juridique et d'un responsable de programme. La session du lendemain portera sur la diffusion du droit international humanitaire.

Bien que le PAK soit originaire d'Iran, il est à présent basé en Irak, et ses opérations sont centrées sur la lutte contre l'État Islamique (EI) aux côtés des forces du Gouvernement Régional du Kurdistan, les Peshmergas. Selon le PAK, près de 600 de ses combattants luttent dans la région de Kirkouk, et plus encore autour de Mossoul.

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Protéger les enfants dans les conflits armés

La formation débute avec l'Acte d'engagement sur la protection des enfants dans un les conflits armés, et nous débattons de toutes les obligations qu'il prévoit. En posant aux participants quelques questions, nous avons pu déterminer qu'ils avaient tous rejoint le PAK lorsqu'ils avaient plus de 18 ans. Ils ont actuellement entre 19 et 42 ans.

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Interdire les mines antipersonnel

Bien que nous soyons conscients du fait qu'à ce jour, le PAK n'a pas été signalé comme utilisant de mines antipersonnel, nous passons en revue toutes les obligations de l'Acte d'engagement, comprenant l'interdiction de l'emploi, du développement, de la production, de l'achat, du stockage, de la rétention et du transfert des mines et des engins explosifs improvisés déclenchés par les victimes (EEI).

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Interdire la violence sexuelle et mettre fin aux discriminations de genre

Nous leur rappelons que la violence sexuelle ne couvre pas seulement le viol, mais comprend également d'autres actes à caractère sexuel, comme la torture sexuelle, l'avortement forcé, le trafic à des fins sexuelles, la nudité contrainte, etc.

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Pour conclure les sessions du jour, nous distribuons plus de 100 brochures et affiches illustrées sur le droit de la guerre et les Actes d'engagement, qui seront ensuite distribuées dans leurs unités respectives. Nous discutons également des dispositifs d'application en place pour les trois Actes d'engagement et soulignons l'importance de poursuivre la diffusion des règles à tous les combattants.

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D. PESHMERGA : « NOUS DEVONS DÉFENDRE NOS VALEURS ET PROTÉGER LES CIVILS POUR VAINCRE DAESH »

 

[Source : Centre pour les civils dans les conflits, « Peshmerga: “We must uphold our values and protect civilians in defeating Daesh” », 17 août 2016, [traduction CICR Paris], disponible sur : https://civiliansinconflict.org/blog/peshmerga-we-must-uphold-our-values-and-protect-civilians-in-defeating-daes/]

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Le gouvernement kurde reconnait certains des défis que pose la reprise de zones sous le contrôle de l'État Islamique (EI). En mai 2016, le Président Masoud Barzani a publié le Décret Présidentiel N°3 ordonnant à toutes les forces du Gouvernement Régional Kurde (GRK) de respecter le droit international humanitaire et les droits de l'Homme portant sur la protection des civils et leurs biens. Le CICR a débuté des formations en droit international humanitaire à l'intention des forces peshmergas.

En août 2016, le ministère des Peshmergas a approuvé la proposition du Center for Civilians in Conflict (CIVIC), de former les Peshmergas à la protection civile. Nous avons commencé ces formations avec les commandants peshmergas en charge des unités susceptibles d'être impliquées, peu après, dans la libération de Mossoul et des villages environnants. Notre module de formation, Protéger les personnes et les communautés durant les opérations, reflète les raisons juridiques, éthiques et stratégiques de protéger les civils et leurs biens. Nous discutons de l'engagement envers la société civile et des solutions possibles pour opérer à une la distinction entre civils et combattants. Nous discutons également des raisons pour lesquelles il est important d'évaluer l'impact des combats sur les civils et sur la manière de conduire ces évaluations post-combats. Enfin, nous insistons sur l'importance de reconnaitre les dommages causés aux civils lorsqu'ils se produisent. (Le CIVIC envisage, depuis, d'entamer un dialogue sur la protection civile de même nature avec les Forces de sécurité irakiennes).

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E. IRAQ : LES FORCES ARMÉES ITALIENNES FORMENT LES FORCES DE SÉCURITÉ KURDES AU DROIT HUMANITAIRE 

[Source : ONU Italia, « Iraq: Italians teaching international humanitarian law classes to Kurdish Security forces », 12 décembre 2016, [traduction CICR], disponible [uniquement en italien] sur : http://www.esercito.difesa.it/comunicazione/pagine/addestramento-ai-peshmerga-in-iraq-161212.aspx]

ERBIL, 12 décembre - Dans le cadre de la formation par l'Italie des forces de sécurité du Kurdistan, le conseiller juridique du contingent italien en Irak a donné une conférence sur le droit international humanitaire et le droit des conflits armés.
Ont été abordés différents sujets, allant des combattants licites et des criminels de guerre aux obligations et coutumes de guerre. Des Peshmergas ayant déjà combattu Daesh ont rejoint les sessions de formation.

Le droit international humanitaire a été établi en tant que tel au XIXème siècle, mais ses principes peuvent être retrouvés dans les textes de nombreuses croyances religieuses - en tant qu'ensemble de règles à respecter et dont la violation peut être assimilée à des crimes de guerre.

En réponse aux violations commises par Daesh, l'impératif de respecter les règles du droit humanitaire est pris très au sérieux par les forces de sécurité kurdes, notamment par les Peshmergas qui ont perdu des proches dans la lutte contre le terrorisme.
Avec 950 hommes et femmes, l'Italie est actuellement le deuxième plus gros contributeur à la coalition dirigée par les États-Unis, dans la lutte contre Daesh. Les soldats italiens et les carabiniers ont déjà formé plus de 13 000 hommes et femmes au DIH au Kurdistan irakien et à Bagdad.

ANALYSE

I. Qualification de la situation et droit applicable

1. Comment qualifieriez-vous le conflit en Irak impliquant l’EI en 2016 ?  De quelles informations supplémentaires auriez-vous besoin pour procéder à une telle qualification ?  Le statut de « région autonome » du Kurdistan irakien et l’auto-proclamation d’« État Islamique » sont-ils pertinents à cet égard ?  (CG I-IV, art. 3)

2. Le DIH était-il applicable à la situation en Irak en 2016 ?  L'existence d'un conflit armé est-elle nécessaire pour déterminer si l'obligation de diffuser le DIH a été respectée dans ce cas ? (CG I-IV, art. 3 ; CG I, art. 47 ; CG II, art. 48 ; CG III, art. 127 ; CG IV, art. 144 ; PA I, art. 83 ; PA II, art. 19 ; DIHC, règle 142).

II. Diffusion du DIH

3. Qu’implique l’obligation de diffuser le DIH ? Les Etats parties aux traités de DIH sont-ils les seuls contraints par cette obligation ? Les groupes armés organisés non-étatiques le sont-ils également ?  Les autorités kurdes ont-elles l’obligation de diffuser le DIH ?  (CG I, art. 47 ; CG II, art. 48 ; CG III, art. 127 ; CG IV, art. 144 ; PA I, art. 83 ; PA II, art. 19 ; DIHC, règle 142).

    a. (Documents A, B, C, D et E) Quels acteurs ont été impliqués dans la formation des soldats peshmergas ?  Quel est leur statut ?  Le CICR, comme d’autres organisations humanitaires, a-t-il un mandat pour mener des activités de diffusion du DIH ? Quelle pourrait être la valeur ajoutée de coordonner les efforts dans ce type de scénarios ?

    b. (Document E) L'Italie était-elle soumise à l’obligation de diffuser le DIH en Irak ?  Ces formations auraient-elles pu être considérées comme une ingérence dans les affaires internes de l'État si l’Irak n’avait pas donné son accord pour de telles activités ?  (CG I-IV, art. 1)

    c. Selon vous, l’approche méthodologique et le contenu des activités de diffusion doivent-ils varier suivant qu’ils sont destinés aux forces armées ou à la population civile ?   Selon vous, pourquoi les officiers de haut rang ont-ils été spécifiquement ciblés pour les activités de diffusion ?  Cette distinction pourrait-elle être bénéfique à la diffusion du DIH ?  Pourquoi ?  (CG I, art. 47 ; CG II, art. 48 ; CG III, art. 127 ; CG IV, art. 144 ; PA I, art. 83 ; PA II, art. 19 ; DIHC, règles 142 et 143).

4. (Document C) Quels aspects positifs peuvent-être identifiés dans la signature d’une déclaration unilatérale pour le respect du DIH par les parties à un conflit armé ?  Quel est le statut juridique de tels Actes d’engagement ?  Ces adhésions sont-elles importantes pour la diffusion du DIH ?

III. Éléments contribuant au respect du DIH  

5. (Document B) Pensez-vous que les parties au conflit ont un intérêt militaire à former leurs forces armées au DIH ?  Ces formations peuvent-elles contribuer au maintien de la discipline militaire au sein des forces armées ?

6. Les pressions nationales et internationales peuvent-elles jouer un rôle pour inciter les parties au conflit à se conformer au DIH ?  Selon vous, pourquoi l’Italie et d’autres membres de la coalition dirigée par les États-Unis ont-ils investi dans la formation de divers acteurs militaires en Irak ?  Pensez-vous que l’implication des alliés de la coalition peut avoir un impact positif sur le respect du DIH par une partie au conflit ?

7. (Documents B et F) Le décret de 2016 signé par le Président et le commandant en chef des forces peshmergas a-t-il eu un impact sur la diffusion et le respect du DIH ?  Pourquoi ? Quel est le statut juridique d’un tel document ?

8. (Documents A et B) Selon vous, pourquoi les autorités peshmergas ont-elles bien accueilli et soutenu ces activités de diffusion du DIH menées par des organisations externes ?  Quels avantages les dirigeants militaires et politiques peuvent tirer du respect du DIH par leurs subordonnés ?