Les migrations en Europe du Sud Est sont un défi sans précédent

Les mouvements de population et les migrations sont une constante de l'histoire, mais l'afflux de migrants que connaît l'Europe du Sud Est est sans précédent. La route de la Méditerranée orientale est aujourd'hui la route migratoire la plus fréquentée d'Europe. D'après l'agence FRONTEX, le nombre de migrants dans les Balkans occidentaux est passé de 19 950 en 2013 à 43 360 en 2014, et la tendance s'est accélérée avec 46 000 migrants au cours des cinq premiers mois de 2015.

Les mouvements de population et les migrations sont une constante de l'histoire, mais l'afflux de migrants que connaît l'Europe du Sud Est est sans précédent. La route de la Méditerranée orientale est aujourd'hui la route migratoire la plus fréquentée d'Europe. D'après l'agence FRONTEX, le nombre de migrants dans les Balkans occidentaux est passé de 19 950 en 2013 à 43 360 en 2014, et la tendance s'est accélérée avec 46 000 migrants au cours des cinq premiers mois de 2015.

Parmi ces migrants, nombreux sont ceux qui proviennent de pays en proie aux conflits ou à la violence. Ils parcourent des centaines de kilomètres, parfois à pied, mettant leur vie et celle de leur famille en difficulté et en danger. Ils affrontent des conditions climatiques difficiles ou voyagent tassés dans les fourgonnettes des passeurs, et se heurtent parfois à l'incompréhension ou l'animosité de la population locale, tout en essayant de rester en petit groupe ou en famille pour aller de l'avant.

Les autorités des pays que ces migrants traversent sont dépassées par l'ampleur du problème. Certes, il existe des lois régissant la prise en charge des migrants et des demandeurs d'asile, mais elles sont parfois inadaptées et, dans bien des cas, les mécanismes permettant d'assurer leur mise en œuvre n'existent tout simplement pas. Les infrastructures d'hébergement pour les migrants sont souvent insuffisantes. Les pays de la région, déjà aux prises avec leurs propres problèmes économiques, doivent désormais porter ce fardeau humanitaire supplémentaire. Pourtant, les services de santé de certains pays, comme la Serbie et l'ex République yougoslave de Macédoine, n'ont pas hésité à fournir des traitements vitaux et parfois coûteux, et c'est tout à leur honneur.

Les Sociétés nationales de la Croix Rouge font ce qu'elles peuvent pour aider les migrants.

Le service de la Croix Rouge bulgare chargé des réfugiés et des migrants fournit une assistance matérielle aux migrants et les aide à s'intégrer dans la société bulgare, en luttant contre l'isolement et en promouvant la tolérance.

Des professionnels de la santé se sont portés volontaires auprès de la Croix Rouge de l'ex République yougoslave de Macédoine pour dispenser des soins de santé primaires dans le centre d'accueil pour les demandeurs d'asile. La Croix Rouge de l'ex République yougoslave de Macédoine envoie également des équipes mobiles sur les routes pour fournir de la nourriture et des médicaments aux migrants.

La plupart des Sociétés de la Croix Rouge proposent un soutien psychosocial et des activités éducatives dans les centres d'accueil pour migrants. De plus, toutes les Sociétés offrent à ces personnes loin de chez elles la possibilité de maintenir ou de rétablir le contact avec les membres de leur famille. Le Mouvement Croix Rouge / Croissant Rouge est le mieux placé pour offrir de tels services grâce à son réseau mondial des liens familiaux.

Serbian Red Cross posters telling migrants about the possibility of looking for their family members.

Krnjaca, Serbie. Des affiches de la Croix Rouge de Serbie informent les migrants des possibilités de recherche des membres de leur famille. © Croix Rouge de Serbie

Les Sociétés de la Croix Rouge de l'Albanie, de la Bosnie Herzégovine, de la Bulgarie, de la Croatie, de la Hongrie, de l'ex République yougoslave de Macédoine, du Monténégro, de la Pologne, de la Roumanie et de la Serbie, ainsi que les organisations locales de la Croix Rouge au Kosovo, ont toutes convenu de travailler avec le CICR pour établir un cadre d'échange d'informations, à savoir le centre régional d'information sur le rétablissement des liens familiaux (RLF).

L'objectif est de garder une vue d'ensemble des mouvements de migrants, de l'évolution des mécanismes administratifs et juridiques concernant les migrants, des mesures prises pour les aider et des incidents dont ils sont victimes.

Si le centre régional d'information sur le RLF a pour principale fonction de faciliter les contacts entre les personnes en déplacement et leur famille dans le pays d'origine ou de destination finale, il sert aussi à informer les Sociétés nationales de la Croix Rouge situées le long des routes migratoires des fluctuations observées dans les mouvements de population et à échanger des expériences sur l'aide aux migrants.

Le centre régional d'information sur le RLF informe également les migrants et toutes les personnes s'occupant de questions de migration à propos des services de Rétablissement des liens familiaux que le Mouvement international de la Croix Rouge et du Croissant Rouge propose.

Le centre régional d'information sur le rétablissement des liens familiaux peut être contacté par courriel à l'adresse suivante : rflric_bel@icrc.org