Dix questions à Philip Spoerri, directeur du Département du droit international et de la coopération du CICR

Avec la mondialisation des économies de marché, le secteur économique occupe une place de plus en plus importante dans les relations internationales. Il est aussi de plus en plus présent dans les situations de conflit armé. Les entreprises qui opèrent dans des environnements d'une grande instabilité sont d'un côté exposées à la violence et aux effets des conflits armés, et de l'autre, certains de leurs comportements dans une situation de conflit armé risquent de constituer des infractions au droit.

Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) a engagé un dialogue avec les entreprises privées sur des questions humanitaires, pour qu'elles comprennent et respectent les obligations que le droit international humanitaire (DIH) impose aux acteurs économiques, et pour les encourager à tenir les engagements auxquels elles ont souscrit dans le cadre de diverses initiatives internationales relatives au respect du DIH et des droits de l'homme.

En temps de conflit, le DIH impose certaines responsabilités et concède certains droits à toutes les parties concernées. Connaître les règles du DIH qui doivent s'appliquer est dès lors essentiel pour les entreprises internationales qui opèrent dans des contextes marqués par l'instabilité.

Dans cette section consacrée aux questions et réponses, Philip Spoerri, directeur du département du droit international et de la coopération au CICR, présente les règles applicables aux entreprises dans les situations de conflit, et donne des exemple du dialogue engagé par le CICR avec les acteurs économiques.

Au sujet de l'auteur

Philip Spoerri
Directeur du département du droit international et de la coopération au CICR

Philip Spoerri est entré au CICR en 1994. Il a effectué sa première mission en Israël et dans les territoires occupés et les territoires autonomes, avant d’être envoyé au Koweït, au Yémen, en Afghanistan et en République démocratique du Congo. Après avoir dirigé l’équipe des conseillers juridiques du Département des opérations à Genève, il est retourné en Afghanistan de 2004 à 2006 en tant que chef de délégation, avant d’occuper son poste actuel. Avant de rejoindre le CICR, Philip Spoerri était avocat dans une étude privée à Munich. Titulaire d’un doctorat en droit de l’Université de Bielefeld, il a également étudié dans les universités de Göttingen, Genève et Munich.