Faire progresser l’action humanitaire par le dialogue et la coopération avec les acteurs économiques : l’expérience du CICR

Les grandes entreprises peuvent avoir un impact à la fois très positif et très négatif sur la vie des populations, que ce soit de manière directe – à travers leurs activités – ou bien indirecte – par leur influence sur les décideurs. Cela est particulièrement vrai quand elles opèrent dans les zones de conflit ou à haut risque et de ce fait, les organisations humanitaires qui s'emploient à fournir protection et/ou assistance dans ces zones ne peuvent pas faire abstraction de ces acteurs influents. Mais le dialogue qu'elles doivent engager avec les acteurs économiques – de même qu'avec tout autre acteur de la société – devrait, pour être fructueux, s'inscrire dans un cadre logique clair. Le présent article expose la logique qui a guidé le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans son approche et fournit quelques exemples de cas où l'institution et des acteurs économiques ont déjà noué un dialogue et coopéré. Il explique que dans les années à venir, les occasions de dialoguer avec les acteurs économiques seront de plus en plus nombreuses et que si les organisations humanitaires parviennent à bien gérer cette opportunité, elles pourront mobiliser le dynamisme, le savoir-faire et les ressources du secteur économique au profit des personnes et des communautés auxquelles elles s'efforcent d'apporter protection et assistance.

Au sujet de l'auteur

Claude Voillat

Claude Voillat
Conseiller économique au CICR

Claude Voillat est conseiller économique au CICR. Sa fonction principale consiste à développer le dialogue entre l’institution et les acteurs économiques sur des thématiques humanitaires. Avant cela, Claude Voillat a été délégué et cadre sur le terrain pendant dix ans. Il est titulaire d’une Maîtrise universitaire en science politique de l’Université de Lausanne et d’un Master in Business Administration (MBA) de l’Université de Genève.