Le sens de la tragédie de Moscou : les armes « non létales » et le droit international au début du XXIe siècle

L'auteur de cet article analyse le rapport entre ces armes et le droit international au début du 21e siècle en se fondant sur l'incident le plus marquant de cette problématique récente – l'usage d'un agent chimique incapacitant pour mettre fin à l'attaque terroriste menée contre un théâtre moscovite en octobre 2002.

À la croisée des chemins entre les nouvelles technologies de l'armement et le droit international humanitaire, les armes dites « non létales » constituent un domaine particulièrement intéressant. L'auteur analyse le rapport entre ces armes et le droit international au début du 21e siècle en se fondant sur l'incident le plus marquant de cette problématique récente – l'usage d'un agent chimique incapacitant pour mettre fin à l'attaque terroriste menée contre un théâtre moscovite en octobre 2002. Ce tragique incident a montré qu'avec l'évolution rapide des technologies, le droit international relatif à la conception et à l'utilisation des armes aura plus que jamais affaire à forte partie : la question, en effet, est plus lourde d'implications politiques et de complexités juridiques et éthiques que ne l'était, dans le temps, l'application du droit international humanitaire à des techniques visant expressément à tuer et à détruire.

Au sujet de l'auteur

David P. Fidler
Professor of Law

Professor of Law and Harry T. Ice Faculty Fellow, Indiana University School of Law, Bloomington, USA.