Les gangs territoriaux sont aujourd'hui l'un des acteurs importants dans la violence urbaine, affectant la vie de millions d'autres personnes. Ils cherchent à se rendre maîtres d'un territoi

Les gangs territoriaux sont aujourd'hui l'un des acteurs importants dans la violence urbaine, affectant la vie de millions d'autres personnes. Ils cherchent à se rendre maîtres d'un territoire pour y gérer l'ensemble des activités criminelles et/ou pour y "défendre" la population.

De tels gangs se retrouvent à des degrés divers sur tous les continents, même si les plus médiatisés sont actifs en Amérique Centrale. La violence qu'ils causent a un impact humanitaire important, tant sur la population en général que sur les familles de leurs membres et sur ces derniers eux-mêmes.

Des organisations humanitaires peuvent se trouver confrontés à des gangs territoriaux lorsque elles mènent leurs activités "normales" dans l'espace d'un gang, mais aussi lorsque les besoins humanitaires de personnes sous le contrôle d'un gang peuvent en elles-mêmes justifier une action.

L'article examine quelques pistes pour un engagement humanitaire dans un tel environnement : le dialogue avec les gangs – et la manière de créer une certaine confiance – l'éducation, les services, mais aussi le dialogue sur des questions de fond. Une telle action n'a de sens qu'à moyen ou long terme ; elle peut avoir un impact très positif mais ne permet de soigner que les symptômes d'un mal plus profond.

Au sujet de l'auteur

Olivier Bangerter
Chercheur senior au Small Arms Survey à Genève

Olivier Bangerter est chercheur senior au Small Arms Survey à Genève. Il a travaillé au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) de 2001 à 2011 et en a été le conseiller pour le dialogue avec les groupes armés depuis 2008. Dans le cadre de ses diverses fonctions, il a rencontré des membres et d'ex membres d'une soixantaine de groupes armés du monde entier. Il a étudié la théologie aux universités de Lausanne (masters) et de Genève (doctorat).